Rupert du Rhin

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Prince Rupert du Rhin (1619-1682), Soldat de Bohême et inventeur

Le Prince Rupert du Rhin (allemand : Prinz Ruprecht von der Pfalz) (17 décembre 161919 novembre 1682), comte palatin du Rhin, duc de Bavière, duc de Cumberland, était un soldat et un inventeur.

Né à Prague, il est le plus jeune fils de Frédéric V du Palatinat et Élisabeth Stuart et le neveu de Charles Ier, qui l'a fait duc de Cumberland et comte de Holderness. Charles Ier l'a nommé commandant de la cavalerie royaliste, les Cavaliers, durant la Première Révolution anglaise. Il remporte au début de nombreuses victoires, grâce à un changement de tactique : il abandonne la charge lente dite caracole pour la charge au galop, qui déstabilise les troupes parlementaires. Finalement, celles-ci finissent par adopter la tactique royaliste[1].

Artiste amateur, il développa la technique de la manière noire qu'il aurait apprise de Ludwig von Siegen, et que son assistant Wallerant Vaillant développera commercialement.

Carrière post-Restauration[modifier | modifier le code]

Le prince Rupert aida à financer les expéditions nord-américaines de Pierre-Esprit Radisson et de Médard Chouart des Groseilliers. Les voyages de ces deux explorateurs sont à l'origine de la fondation, en 1670, de la Compagnie de la Baie d'Hudson dont le prince Rupert devient le premier gouverneur. La Compagnie obtient l'exclusivité des droits commerciaux sur un immense territoire, connu sous le nom de Terre de Rupert, qui entoure la baie d'Hudson et s'étend largement vers l'ouest. En 1869, les gouvernements britannique et canadien récupèrent le contrôle de ce territoire[2].

Mémoire[modifier | modifier le code]

Une ville de Colombie-Britannique au Canada a pris le nom de « Prince Rupert » en hommage à sa mémoire, elle est située sur la côte Pacifique le long du détroit d'Hecate (qui sépare les îles de la Reine-Charlotte du continent), à proximité de l'embouchure du fleuve Skeena.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chauviré, « Le problème de l’allure dans les charges de cavalerie du XVIe au XVIIIe siècle », Revue historique des armées, 249 | 2007, mis en ligne le 1er août 2008. Consulté le 16 août 2010.
  2. Chambre forte virtuelle, une exposition d'art canadien à Bibliothèque et Archives Canada

Lien externe[modifier | modifier le code]

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