Rohingya

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Les Rohingya sont une population vivant dans le nord de l'État d'Arakan, dans le sud-ouest de la Birmanie.

De langue indo-européenne et musulmans, originaire du Bengale, les Rohingya se distinguent des Arakanais, de langue lolo-birmane et bouddhistes, qui forment la majorité de la population de l'Arakan.

Sommaire

Langue [modifier]

Les Rohingya parlent une langue proche de ce qu'on nomme le « dialecte de Chittagong », une langue indo-européenne proche du bengali et essentiellement parlée dans la région de Chittagong au Bangladesh.

Histoire [modifier]

Article détaillé : Persécution des Rohingyas.

L'arrivée des Rohingyas en Birmanie à la fin du XIXe siècle est, en grande partie, liée à la politique d'immigration encouragé par l'administration coloniale durant la période du Raj britannique, ceci afin de les encourager à travailler comme main d'œuvre dans les exploitations agricoles. Au fil des générations, les Rohingyas ont perdus leur caractères bengali, leur langue se différenciant nettement du bengali parlé au Bangladesh[1].

  • Mercredi 7 janvier 2009 : près d'un millier de réfugiés birmans de l'ethnie Rohingya sont arrivés en quatre bateaux sur l'île de Weh en Indonésie ; ils sont parqués sur la base navale près de Sabang.
  • En 2010, plusieurs dizaines de milliers de Rohingyas sont réfugiés au Bangladesh.
  • En 2012, des affrontements éclatent dans la province de l'Arakan entre les Rohingyas et la majorité bouddhiste, suscitant des actes de racisme islamophobe. De juin à octobre 200 personnes sont tuées, plus de 75000 doivent fuir leurs habitations, incendiées en très grand nombre. Le président birman Thein Sein ordonne alors l'envoi de renforts militaires, mais des observateurs ont signalé le peu d'empressement des troupes gouvernementales à protéger les Rohingyas. Par ailleurs, en dehors même de la province, des milliers de moines bouddhistes ont organisé en septembre et octobre des défilés dans les rues de Rangoun/ Yangon et de Mandalay pour protester contre le projet d'installation à Rangoun d'un bureau de Organisation de la coopération islamique (O.I.C.), dont une délégation s'était rendue en Arakan avec l'accord de Thein Sein[2].

Selon le quotidien Le Monde, les 800 000 Rohingyas se trouvant dans l'Etat Rakhine, « sont vus par la plupart des Birmans comme des immigrés illégaux du Bangladesh, un ostracisme qui alimente un racisme quasi unanime à leur encontre »[3].

Notes et références [modifier]

"Nous les innommables, un tabou birman", Ed. Steinkis de Habiburahman & S.Ansel

Bibliographie [modifier]


Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]