Réserve faunique des Laurentides

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Réserve faunique des Laurentides
Image illustrative de l'article Réserve faunique des Laurentides
Paysage de la réserve faunique des Laurentides
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalités régionales de comté et agglomération Charlevoix
La Côte-de-Beaupré
La Jacques-Cartier
La Tuque
Le Fjord-du-Saguenay
Lac-Saint-Jean-Est
Ville proche Saguenay et ville de Québec
Coordonnées 47° 45′ 00″ N 71° 15′ 00″ O / 47.75, -71.25 ()47° 45′ 00″ Nord 71° 15′ 00″ Ouest / 47.75, -71.25 ()  
Superficie 7 934 km2[1]
Administration Ministère des ressources naturelles et de la faune
Sépaq
Site web Site officiel

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Réserve faunique des Laurentides

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Réserve faunique des Laurentides

La réserve faunique des Laurentides, aussi connue sous son ancien nom de parc des Laurentides, fait partie du réseau des réserves fauniques du Québec gérées par le ministère des ressources naturelles et de la faune et la société des établissements de plein air du Québec. Elle se situe entre la région du Saguenay-Lac-St-Jean et la ville de Québec.

C'est un territoire essentiellement montagneux, dont le sommet le plus haut, le mont Belle Fontaine, culmine à 1151 m[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Inauguration de la route du Parc des Laurentides 1951. L'honorable Maurice Duplessis, l'honorable Antonio Talbot, Mgr J. Edmond Duchesne, l'honorable Antoine Rivard

Le sentier des Jésuites, premier chemin à traverser le secteur est défriché en 1676 et relie Québec au lac Saint-Jean en trois jours en passant par le lac Saint-Charles, la vallée de la rivière Jacques-Cartier jusqu'au lac Jacques-Cartier, la rivière Pikauba, la rivière aux Écorces et la rivière Métabetchouane.

Le premier chemin plus ou moins carrossable, la "route de Québec" permet dès 1881 de relier Hébertville au lac Saint-Jean à Québec en 40 heures. Un embranchement vers Chicoutimi est construit en 1882. La réserve a été créée en 1895 sous l'appellation de «Parc des Laurentides».

En 1944 et 1945, des travaux d'arpentage permettent de mettre en place la route actuelle, la route 175, inaugurée en 1948. Le parc étant d'accès limité, il y avait des barrières aux trois entrées de la route pour vérifier les aller-venues. Ces barrières seront éliminées en 1977. On retrouve au centre du trajet une halte routière nommée L'Étape, situé sur les berges du Lac Jacques-Cartier, et le poste de la Police provinciale. Après un incendie, ceux-ci seront démolis en 2005. En 2009, on y retrouve une vieille chapelle, plusieurs chalets, un restaurant franchisé reconstruit, le poste de la Patrouille Secours (une unité spéciale du Ministère des Transports du Québec spécialisée dans la désincarcération des véhicules accidentés dans la réserve Faunique), un véhicule ambulancier et une caserne de la CTAQ[3] .

En juillet 1952, une station radar de la ligne Pinetree a été établie au mont Apica, au centre de la réserve, dans le cadre de l'établissement d'une ligne de défense de l'Amérique du Nord contre les bombardiers provenant d'Union soviétique. La station radar a été officiellement fermée en 1993.

En 1981, la réserve a été amputée de deux portions de son territoire à sa bordure sud et à sa bordure est pour permettre la création, respectivement, du Parc national de la Jacques-Cartier et du Parc national des Grands-Jardins.

La pratique traditionnelle de la chasse à l'orignal chez les communautés autochtones, cause des différends entre les Hurons-Wendat et les Montagnais de Mashteuiatsh[4].

Territoire[modifier | modifier le code]

La réserve faunique de 7 861 km2 est située dans les régions de la Capitale-Nationale, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Mauricie. Elle partage ses limites avec la zec Mars-Moulin au nord-est, la zec des Martres et le parc national des Grands-Jardins à l'est, le parc national de la Jacques-Cartier au sud, la zec Batiscan-Neilson à l'ouest, la zec de la Rivière-Blanche à l'ouest et la zec Kiskissink au nord-ouest. La réserve enclave aussi les réserves écologiques Thomas-Fortin et Victor-A.-Huard. Une partie à l'est de la réserve fait partie de la réserve de la biosphère de Charlevoix.

Comme son nom l'indique, la réserve est comprise dans le massif des Laurentides.

Les principaux sommets sont :

Cette liste est incomplète et en plusieurs secteurs du territoire l'altitude dépasse les 1000 m sans avoir une physionomie de mont. De plus, ce ne sont pas tous les sommets élevés qui ont été officiellement nommés comme étant un mont.

Le Mont Raoul-Blanchard qui culmine à 1181 mètres n'est pas situé sur le territoire de la Réserve Faunique des Laurentides, mais plutôt sur les terres privées du Séminaire de Québec situées plus au sud.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Végétation[modifier | modifier le code]

Le parc des Laurentides fait partie de la forêt boréale. On y retrouve principalement des sapins, des épinettes et des bouleaux blancs. Le domaine bioclimatique varie selon l'altitude, soit de la sapinière à bouleau jaune plus au sud, allant jusqu'à certains endroits à la pessière noire à cladonie sur certains sommets secs.

Faune[modifier | modifier le code]

Insectes, mammifères, oiseaux et poissons cohabitent dans la réserve faunique des Laurentides.

Insectes[modifier | modifier le code]

Mammifères[modifier | modifier le code]

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Poissons[modifier | modifier le code]

Activités et installations[modifier | modifier le code]

Au milieu de la réserve faunique des Laurentides, aux abords du lac Jacques-Cartier, on trouve l'Étape, halte routière très fréquentée où l'on peut manger et faire le plein d'essence. Cette halte est la seule entre Stoneham et Hébertville (Lac-Saint-Jean) ou Saguenay.

Tout près, on trouve un poste de patrouille secours (pinces de désincarcération) ainsi qu'un poste ambulancier. On y trouve aussi le poste d'accueil la Loutre avec ses chalets et plusieurs emplacements de camping avec ou sans services.

Plus au sud, exactement au km 94, on trouve le poste d'accueil du Camp Mercier avec 19 chalets. On peut pratiquer la pêche, la chasse au petit et gros gibier, le ski de fond, la raquette ainsi que la motoneige selon les saisons sur le sentier provincial de motoneige seulement.

Accès[modifier | modifier le code]

La route 175, nommée boulevard Talbot en l'honneur d'Antonio Talbot, député de Chicoutimi et ministre de la voirie sous Maurice Duplessis, traverse la réserve faunique entre la ville de Québec, d'une part, et les villes de Saguenay et d'Hébertville, d'autre part. C'est une route qui comptait, selon les secteurs, une ou deux voies dans chaque direction.

D'importants travaux ont été entrepris en 2006 et ont été terminés en 2012, la route compte maintenant deux voies dans chaque direction.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Réserves fauniques, Ministère des ressources naturelle et de la faune, consulté le 6 janvier 2008
  2. statcan.gc.ca
  3. [1]
  4. Julien Cabana, « Chasse dans la réserve faunique des Laurentides, Appel au calme », Le Journal de Québec,‎ 29 septembre 2011, p. 98
  5. http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/2006-2007/20070212/R_8.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]