Nicolas Perrot

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Nicolas Perrot

Nicolas Perrot (1644 - 1717), explorateur, diplomate et commerçant en fourrures, fut l’un des premiers européens dans la haute vallée du Mississippi. Né en France, fils de François Perrot, lieutenant de justice de la baronnie de Darcey en Bourgogne, et de Marie Sivot. Marié à Madeleine Raclot (Idebon & Marie Viennot) le 11 novembre 1671 à Trois-Rivières.

Arrivée en Nouvelle-France[modifier | modifier le code]

Il arrive en Nouvelle-France aux environs de 1660 en compagnie de Jésuites avec qui il aura l’occasion de visiter des tribus indiennes et d’apprendre leurs langues. Il crée une compagnie de traite des fourrures vers 1667 et entreprend des expéditions vers ce qui est aujourd’hui le Wisconsin. Il fut souvent le premier européen que rencontraient les indigènes et sera en général bien accueilli.

Signature de Nicolas Perrot.

Il est à la base de l'édification de plusieurs forts dans le Pays-d'en-Haut à l'ouest des Grands Lacs ; le fort Saint-Antoine, le fort Perrot, le Fort Trempealeau et le fort Saint-Nicolas (Nouvelle-France), tous situés dans l'État actuel du Wisconsin près de la rivière Wisconsin et près du lac Pépin.

Il est l’auteur de l’ouvrage Mémoires sur les mœurs, coutumes et religion des sauvages de l'Amérique septentrionale.

On le rappelle en 1701 pour servir d’interprète lors de la conclusion du traité de paix à Montréal (la « Grande paix de Montréal »).

Malgré son commerce de fourrure, il perd presque tous ses acquis suite à des dettes accumulées et meurt pauvre.

Plaque commémorant Nicolas Perrot à Clergue Park, Sault-Sainte-Marie

Interprète[modifier | modifier le code]

En 1670 il est interprète de Daumont de Saint-Lusson, un commissaire français responsable du pays des Outaouais (nation), Amikwas, Illinois, et d’autres tribus qui seront découvertes en direction du Lac Supérieur. Il continue ses voyages et fait du commerce de fourrures avec les indigènes, amenant à ces derniers indigènes des ustensiles tels que des bouilloires ou des hachettes (pour remplacer leurs outils de pierre). En 1671 il épouse Madeleine Raclot. Il reçoit une parcelle de terre située le long de la rivière Saint-Michel, aujourd’hui à Québec. Un recensement de 1681 nous apprend qu’il a six enfants.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Claude Le Roy de La Potherie, Adventures of Nicolas Perrot, 1665 -1670
  • La Forest, Thomas J., Our French-Canadian Ancestors
  • Perreault, Robert, Les familles PERREAULT du Québec, vol. 1; Le Groupe de Nicolas Perrot et de Madeleine Raclos

Source[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]