Rue du Temple

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3e, 4e arrt
Rue du Temple
Le tramway pour l'Opéra dans la rue du Temple, au début du XXe siècle
Le tramway pour l'Opéra dans la rue du Temple, au début du XXe siècle
Situation
Arrondissement 3e, 4e arrondissement
Quartier(s) Enfants-Rouges - Archives - Sainte-Avoye - Saint-Merri - Temple
Début 64 rue de Rivoli
Fin 13 place de la République
Morphologie
Longueur 1 335 m
Largeur 15 m
Géocodification
Ville de Paris 0397
DGI 0420

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Temple
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48° 51′ 42″ N 2° 21′ 24″ E / 48.86161, 2.35657

La rue du Temple est une des plus vieilles rues de Paris, située dans le quartier du Marais. Longue de 1 335 mètres, elle fait partie des IIIe et IVe arrondissements et date du XIVe siècle. Elle tient son nom de la tour du Temple de l'ordre du Temple.

La rue du Temple commence rue de Rivoli au numéro 64 et se termine place de la République au numéro 13.

Sommaire

Histoire [modifier]

La rue du Temple comprend plusieurs parties qui ont changé de nom au cours des siècles avant d'être réunies en une seule voie.

La partie de la rue du Temple située entre la rue de Rivoli et la rue de la Verrerie porta tout d'abord le nom de rue des Coquilles, puis elle devint au XIVe siècle la ruelle Jean-Gentien (trésorier du roi), puis rue Jacques-Gentien.

La partie comprise entre la rue de la Verrerie et la rue Saint-Merri sera nommée rue Barre du Bec, puis rue de l'Abbaye du Bec-Hellouin vers le début du XIVe siècle.

La partie entre la rue Saint-Merri et la rue des Haudriettes s'est appelée rue Sainte-Avoye entre 1515 et 1851, Madame de Sévigné y demeura avant de s'installer rue de Thorigny. À l'angle de ces rues était la marque de la juridiction des grands prieurs de l'ordre du Temple à savoir : L'Échelle du Temple qui avait près de 16 mètres de haut[1]. Le passage Sainte-Avoye, entre la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie et la rue Michel-le-Comte, faisait partie de la Grande rue du Temple puis de la rue du Temple.

La partie qui était autrefois entre la rue Michel-le-Comte et le boulevard du Temple, et qui va de nos jours de la rue Michel-le-Comte à la place de la République était au XIIIe siècle la rue de la Milice du Temple avant de devenir peu après la rue de la Chevalerie du Temple.

La rue du Temple doit son nom à l'ordre des Templiers, installé au milieu du XIIIe siècle dans ce quartier dit quartier du Temple encore de nos jours. Des vestiges de fortifications datant de Philippe-Auguste sont préservés aux numéros 69 et 71 de la rue[2].

La rue, maison par maison [modifier]

Philippe le Bel qui ordonna la dissolution de l'ordre du Temple et la mise à mort des Templiers.
Maison, 84 rue du Temple, à l'angle de la rue des Haudriettes
Hôtel de Testars, 14, rue de Braque en 1739
  • no 43 : très ancien hôtel particulier du XVIe siècle aux façades classées. Mitoyen à l'ancienne auberge de l'Aige d'Or. Possédant 3 étages (ce qui en fait le plus bas de la rue Temple) donnant sur rue et 4 sur cour intérieure, il possède un majestueux escalier avec ferronnerie Henri IV & sol pavé noir et blanc d’époque. On y trouve l'Association des Jeunes Chinois de France (école de langues)
  • no 62 : passage Sainte-Avoie. À l'emplacement de l'hôtel Neuf-de-Montmorency, le passage Sainte-Avoye fut ouvert en 1828[4] et en 1838 lors du percement de la rue Rambuteau, cet hôtel disparu complètement. Le connétable Anne de Montmorency y mourut en 1567. L'hôtel deviendra la propriété de Mesmes. En mai 1716, le banquier Law y installe sa première banque.
  • no 66 : ancienne maison
  • no 69 : très ancienne maison
  • no 70 : à l'angle de la rue de Braque, se trouve l’hôtel de Testars, situé à l’emplacement des anciennes Boucheries des Templiers.
  • no 72 : c'était ici une ancienne hostellerie dite de Sainte-Avoye et dont on peut encore voir l'enseigne au-dessus de la porte.
  • no 73 & 75 : très anciennes maisons.
  • no 77 : maison du XVIIe siècle, fenêtre, fronton demi-circulaire, écussons au second étage.
  • no 81 : hôtel ancien
  • no 84 : maison à mascarons
  • no 86 : maison à pignons ou se trouvait au Grand Siècle un cabaret à l'enseigne de La Croix Blanche
  • no 88 et 90 : anciennes maisons.
  • no 122 (anciennement 40 rue du Temple) : la famille d'Honoré de Balzac s'y installa en 1814 et y vécut jusqu'en 1819.

Après avoir croisé perpendiculairement la rue Réaumur et la rue de Bretagne, la rue du Temple longe, du côté des numéros pairs, le square du Temple, bordé de l'autre côté par la mairie du 3e arrondissement.

Situation dans Paris [modifier]

En littérature [modifier]

  • Honoré de Balzac met en scène les messageries de cette rue dans Un début dans la vie : « Le propriétaire de cet établissement destiné, depuis un temps immémorial, à loger des messagers, exploitait lui-même une entreprise de voitures pour Dammartin si solidement établie que les Touchard, ses voisins, dont les Petites-Messageries sont en face, ne songeaient point à lancer de voiture sur cette ligne[7] ».

Notes et références [modifier]

  1. Jacques Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, éd. Princesse, Paris, 1978, p.153.
  2. L'ensemble du paragraphe est extrait de Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, Paris, 1963, p. 1231-1239 (ISBN 2707310549)
  3. Guide bleu, Hachette livre, 1988, p. 333 (ISBN 201011485X)
  4. Guide Bleu Hachette livre, p. 333
  5. Michel le Moël, Sources d'archives pour une restauration de l'Hôtel de Saint-Aignan dans les Cahiers de la Rotonde, N°6, Paris, 1983, pp. 35-69, 29 fig.
  6. Base Mérimée
  7. Honoré de Balzac, Un début dans la vie, édition Charles Furne 1845, vol. IV p. 417

Bibliographie [modifier]

Article connexe [modifier]

Lien externe [modifier]

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