Perspective Nevski

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59° 55′ 54″ N 30° 21′ 10″ E / 59.931791, 30.352697

L'avenue dans les années 1890, près de la gare Nicolas, aujourd'hui gare de Moscou.
L'église arménienne.
La Maison des Frères Elisseeff, le magasin en 1907. Noter les pancartes en français,la France étant le premier partenaire commercial à l'époque.

La perspective Nevski (en russe : Невский проспект, Nevski prospekt, littéralement « avenue de la Neva ») est l’avenue principale de la ville de Saint-Pétersbourg, longue de 4,5 km. Elle est baptisée ainsi en l'honneur d'Alexandre Nevski.

Histoire[modifier | modifier le code]

Planifiée par Pierre le Grand pour être un point de passage de la route NovgorodMoscou, l'avenue fut percée au cours de l’année 1760 dans une forêt. Elle va de l’Amirauté à la gare de Moscou (achevée en 1851), en passant par la place Vosstaniïa (place de l'Insurrection) jusqu’au monastère Alexandre-Nevski.

Au début de la période soviétiques (1918-1944) le nom de la perspective Nevski a été changé, d'abord en « rue Proletkult » (Oulitsa Proletkul'ta) en l'honneur de cette organisation artistique soviétique. À la suite de la disparition de Proletkult, le nom a été changé à nouveau cette fois pour « avenue du 25 Octobre »,faisant allusion à la révolution d'Octobre. C'est Staline qui lui redonne son nom initial en 1944[1].

Aujourd'hui Nevsky est l'artère principale de Saint-Pétersbourg. La majorité des boutiques et des bars de la ville sont situés sur ou à droite de la perspective Nevski. La voie compte de nombreux bâtiments historiques, ce qui cause parfois des polémiques lorsque des oligarques les font détruire pour permettre certaines opérations immobilières (par exemple le n°68 où se trouvait les demeures de Dostoïevski et Gorki en 2011 ou le n°116, vendu au groupe finlandais Stockmann pour en faire un centre commercial)[1].

Principaux édifices[modifier | modifier le code]

Les principaux points remarquables sont :

La perspective Nevski et la littérature[modifier | modifier le code]

Vu son importance urbanistique, la perspective Nevski apparaît très fréquemment dans la littérature russe. Parmi de nombreux autres écrivains, l'activité fébrile de la perspective est décrite avec beaucoup d'ironie par Nicolas Gogol — qui détestait Saint-Pétersbourg — dans son récit La Perspective Nevski. Dostoïewski y a également consacré des lignes[1].

La perspective Nevski autrefois[modifier | modifier le code]

Perspective Nevski en peinture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Pierre Avril, « Perspective Nevski - Saint-Pétersbourg, gardienne de l'âme russe », Le Figaro, 9 août 2013, page 10.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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