Otto Pérez Molina

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Otto Pérez Molina
Otto Pérez Molina, en 2013.
Otto Pérez Molina, en 2013.
Fonctions
48e président de la République du Guatemala
En fonction depuis le 14 janvier 2012
(&&&&&&&&&&&&09262 ans, 6 mois et 14 jours)
Élection 6 novembre 2011
Vice-président Roxana Baldetti
Prédécesseur Álvaro Colom
Biographie
Nom de naissance Otto Pérez Molina
Date de naissance 1er décembre 1950 (63 ans)
Lieu de naissance Guatemala (Guatemala)
Nationalité guatémaltèque
Parti politique Parti patriote
Diplômé de École militaire des Amériques
Profession Militaire

Otto Pérez Molina
Présidents de la République du Guatemala

Otto Pérez Molina (né le 1er décembre 1950 à Guatemala, au Guatemala) est un général retraité et homme politique guatémaltèque. Il est président de la République depuis le 14 janvier 2012 pour un mandat de quatre ans[1].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Otto Pérez Molina est né dans la capitale Guatemala le 1er décembre 1950. Il a suivi l'enseignement militaire de l'École polytechnique guatémaltèque, de l'École militaire des Amériques[2] et du Collège interaméricain de défense[3].

Sa formation comprend le cursus d'études de défense continentale du Collège interaméricain de défense de Fort McNair à Washington, D.C., le programme de haute gestion de l'INCAE Business School de Costa Rica et une maîtrise de sciences politiques de l'université Francisco-Marroquin du Guatemala. Pendant son service militaire, il a été le directeur du G-2, le service guatémaltèque de Renseignement militaire. En 1983, il était membre du groupe d'officiers qui a soutenu le coup d'État d'Óscar Mejía, le ministre de la Défense, contre le dictateur Efraín Ríos Montt. En 1993, il a joué un rôle dans la sortie forcée du président Jorge Serrano Elías après la tentative d'auto-coup d'État de ce dernier.

Le général Pérez Molina prend sa retraite militaire en janvier 2000.

Entrée en politique[modifier | modifier le code]

Le 24 février 2001, Otto Pérez Molina a fondé le Parti patriote. Lors des élections de 2003, son parti a participé en tant que constituant de la Grande Alliance nationale et il a été élu député au Congrès.

Plainte pour violations des droits de l'Homme[modifier | modifier le code]

Le 5 juillet 2011, trois militants des États-Unis et l'organisation indigène Waqib Kej présentent à Juan Méndez, le rapporteur spécial des Nations unies contre la torture, une « lettre d'allégation ». Dans celle-ci, ils affirment que Pérez a été impliqué dans la pratique systématique de la torture et les actes de génocide pendant le conflit interne du Guatemala entre 1960 et 1996[4],[5],[6].

Les militants ont indiqué que les crimes présumés auraient été commis en 1982, alors que Pérez était responsable de casernes militaires dans le triangle Ixil, dans la province Quiché, une des plus affectée pendant la guerre civile. De plus, ils ont signalé que Pérez pourrait avoir été responsable de la torture et de la disparition du guérillero Efraín Bamaca, le mari de Harbury, une des militantes.

Élections à la présidence de la République[modifier | modifier le code]

Candidat en 2007[modifier | modifier le code]

En septembre 2007, Otto Pérez Molina participe aux élections comme candidat à la présidence de la République avec le Parti patriote. Il obtient 23,51 % des suffrages, à la seconde position tandis qu'à la première place, Álvaro Colom Caballeros atteint 28,23 %. Il participe au second tour où Álvaro Colom l'emporte avec 52 % des votes[7].

Élu en 2011[modifier | modifier le code]

Otto Pérez Molina est candidat à l'élection présidentielle de 2011, soutenu à nouveau par le Parti patriote. Sa colistière est Roxana Baldetti[8][réf. insuffisante].

Il arrive en tête du premier tour qui s'est tenu le 11 septembre 2011 avec 36,01 % des voix, devançant Manuel Baldizon, également issu de la droite, avec 23,20 % des voix[9]. Un second tour est organisé le 6 novembre. Il remporte le second tour avec 53,76 % des suffrages exprimés contre 46,24 % pour son rival Manuel Baldizon[10].

Otto Pérez Molina entre en fonction le 14 janvier 2012.

Le 7 avril 2012, dans le quotidien britannique The Guardian, il lance un appel à la dépénalisation et à la régulation du marché des drogues actuellement illicites, à l'image de ce qui se fait déjà pour l'alcool et le tabac. La réflexion internationale qu'il appelle de ses vœux serait motivée par l'échec des politiques actuelles de répression, qui ont pour conséquence en particulier la violence observée en Amérique centrale[11],[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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