Jorge Ubico Castañeda

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Jorge Ubico

Jorge Ubico Castañeda, né le à Guatemala, Guatemala, et mort le à La Nouvelle-Orléans, États-Unis, fut président du Guatemala du au , et général. Il est élu lors de l'élection présidentielle de 1931. Issu de l'élite agro-exportatrice nationale, il admirait Benito Mussolini et le général Franco.

Il instaura en 1934 une loi contre le vagabondage, chacun devant avoir un carnet de travail dans lequel il était indiqué les jours et le nombre d'heures par jour pendant lesquelles il travaillait, en l'absence de celui-ci les gens étaient réquisitionnés pour effectuer des travaux publics d'intérêt général.

Selon Mikaël Faujour sur le blog Le Comptoir : « Centraliste, autocratique, répressif, il militarise l’appareil étatique, se fait bâtir un palais où, sur les poignées de porte, se trouve son empreinte digitale, établit une censure politique et médiatique totale, se refuse à moderniser le pays au nom de ce que l’industrialisation signifie ouvriers, donc syndicats, donc communisme. Sa présidence profite beaucoup à l’élite agro-exportatrice et, surtout, à la United Fruit, qui se voit offrir un appui infaillible. Son soutien aveugle, absolu et servile aux intérêts étasuniens le conduit à déclarer, le premier en Amérique latine, la guerre au Japon, puis à l’Italie et à l’Allemagne. Soutien paradoxal pour celui qui admirait ouvertement Franco et Mussolini (Hitler n’était, pour lui, qu’un « paysan », sic). Il en profite pour renflouer les comptes du pays en confisquant les fincas de café des Allemands[1] ». Dans cette citation de 2014 le néologisme « étasunien » est utilisé à la place du terme « américain » officiel et utilisé en 1934, de façon à dénoncer un hégémonisme des États-Unis.

Ceci est parfois considéré comme une des premières étapes de la nationalisation du pays. Durant sa présidence des routes furent ouvertes et de très nombreux bâtiments publics édifiés.

Le régime dictatorial de Jorge Ubico fut renversé par la révolution guatémaltèque de 1944.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il y a 70 ans, une autre Révolution d’octobre… sous les tropiques - Mikaël Faujour, Le Comptoir.org, 20 octobre 2014

Sources[modifier | modifier le code]