Álvaro Colom

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Álvaro Colom
Image illustrative de l'article Álvaro Colom
Fonctions
47e président de la République du Guatemala
14 janvier 200814 janvier 2012
(4 ans, 0 mois et 0 jour)
Élection 4 novembre 2007
Vice-président Rafael Espada
Prédécesseur Óscar Berger
Successeur Otto Pérez Molina
Biographie
Nom de naissance Álvaro Colom Caballeros
Date de naissance 15 juin 1951 (63 ans)
Lieu de naissance Guatemala (Guatemala)
Nationalité guatémaltèque
Parti politique UNE
Conjoint Sandra Torres (2003-2011)
Profession Ingénieur, entrepreneur et économiste
Religion Catholique romaine

Álvaro Colom
Présidents de la République du Guatemala

Álvaro Colom Caballeros est un homme politique guatémaltèque, né le 15 juin 1951 à Guatemala, président de la République du Guatemala du 14 janvier 2008 au 14 janvier 2012.

Il est membre de l'Union nationale de l'espérance – en espagnol : Unidad Nacional de la Esperanza –, parti politique social-démocrate, généralement classé au centre gauche.

Diplômé de l'université San Carlos de Guatemala comme ingénieur industriel, chef d'entreprise, il a occupé différents postes à la fonction publique. Il a été vice-ministre de l'économie et de 1991 à 1997, le premier directeur du fonds national pour la paix.

Son oncle, Manuel Colom Argueta, ancien maire de la ville de Guatemala, a été assassiné par les militaires en 1979.

Candidatures à l'élection présidentielle[modifier | modifier le code]

Álvaro Colom a été candidat à plusieurs reprises à l'élection présidentielle.

En 1999, il obtient la troisième place après Óscar Berger et Alfonso Portillo, élu au second tour.

Lors de l'élection présidentielle de 2003, il accède aux deux tours. Lors du premier tour, organisé le 9 novembre 2003, il recueille 707 578 voix, soit 26,4 % des suffrages exprimés, face à Óscar Berger (soutenu par la Grande alliance nationale), qui recueille 921 233 voix, soit 34,3 % des suffrages exprimés.

Au second tour, organisé le 28 décembre suivant, Óscar Berger l'emporte avec 1 235 303 voix, soit 54,1 % des suffrages exprimés, face à Álvaro Colom qui recueille 1 046 868 voix, soit 45,9 % des suffrages exprimés.

Pour l'élection présidentielle de 2007, à laquelle le président sortant ne peut se représenter, comme le veut la constitution guatémaltèque, les chances d'Álvaro Colom paraissent plus solides. Selon un sondage publié le 31 août par le journal El Periódico et réalisé par l'institut Vox Latina, en vue du premier tour organisé le 9 septembre, Álvaro Colom est crédité de 30,7 % des intentions de vote, face à Otto Pérez Molina, général retraité soutenu par le Parti patriote, crédité de 27,7 % des intentions de vote[1], tandis qu'une douzaine d'autres candidats se partagent les intentions de vote restantes.

Au second tour, le 4 novembre 2007, Álvaro Colom est élu président de la République, avec 52,8 % des suffrages, devançant de plus de cinq points le général Otto Pérez Molina.

En 2011, il divorce de Sandra Torres, avec qui il est marié depuis 2003, afin qu'elle puisse se présenter à l’élection présidentielle de 2011 (la loi l'interdit pour les conjoints), mais la Cour suprême invalide finalement sa candidature.

Accusation d'assassinat politique[modifier | modifier le code]

Le 11 mai 2009, une vidéo posthume de l'avocat Rodrigo Rosenberg assassiné en début de mois met en cause directement le président Colom comme commanditaire de son assassinat dans le but d'empêcher la divulgation d'informations concernant un blanchiment d'argent doublé d'un trafic de drogue étatique[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : dépêche « Poll shows Guatemalan presidential candidates in close race » (Associated Press), publiée le 31 août 2007 sur IHT.com.
  2. Le Monde.fr, Guatemala : "Si vous entendez ce message, c'est que j'ai été assassiné"

Article connexe[modifier | modifier le code]