On the Beach (album de Neil Young)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis On the Beach (Neil Young))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir On the Beach.

On the Beach

Album par Neil Young
Sortie 16 juillet 1974
Enregistré du 30 novembre 1973 au 7 avril 1974
Broken Arrow Ranch, Woodside et Sunset Sound Recorders, Hollywood, CA
Durée 39:40
Genre Rock
Producteur Neil Young, David Briggs, Mark Harman et Al Schmitt
Label Reprise Records
Critique

Albums par Neil Young

On the Beach est le 5e album studio et solo de Neil Young sorti le 16 juillet 1974 sur le label Reprise.

Historique[modifier | modifier le code]

Enregistrement et production[modifier | modifier le code]

On the Beach fut enregistré entre fin novembre 1973 et début avril 1974 en Californie dans les studios Sunset Sound à Hollywood et à Woodside dans le ranch de Neil Young. Il fut produit par Neil Young avec David Briggs (titres 1 & 4), Mark Harman (titres 2, 3 & 5) et Al Schmitt (titres 6, 7 & 8).

Outre les membres de Crazy Horse, Neil Young est accompagné sur certains titres par des membres du Band (Rick Danko & Levon Helm) et ses anciens compagnons de C.S.N &Y, Graham Nash et David Crosby.

Contenu[modifier | modifier le code]

En 1973, après les succès de Harvest et de After the Gold Rush, Neil Young vient de finir un tournée épuisante qui verra la publication de son premier album en public, Time Fades Away, et d'enregistrer un album très noir Tonight's the Night que la maison de disques refuse de publier pour ne pas casser son image.

On the Beach, sorti avant, mais enregistré après, n'est pourtant guère plus gai : dévasté, brisant les rêves hippies et les béatitudes de Young. L'album ouvre la porte à la seconde période qui s'achèvera avec Rust Never Sleeps en 1979. Enregistré en grande partie sous l'influence de "Honey slides" (un mélange de marijuana et de miel)[1], ce disque, peut être considéré comme l'un des plus "torturé" des albums de Neil Young.

Le premier titre " Walk On" est certainement le moins noir de l'album. Sur un rythme assez entrainant, Neil Young y clôt la mésentente qu'il y eut entre le groupe Lynyrd Skynyrd et lui. Ce titre fera l'objet de l'unique single de l'album et se classa à la 69e place du Billboard Hot 100 le 17 août 1974[2].

"See the Sky about to Rain" date des sessions faites pour préparer l'album Harvest en 1972. Le ton y et plus sombre et la chanson est dominée par l'orgue Wurlitzer joué par Neil et la Pedal steel guitar de Ben Keith. Ce titre fut enregistré par les Byrds en 1973 sur leur album éponyme.

"Revolution Blues", le premier des trois titres à comporter le mot blues, est inspiré par Charles Manson que Neil rencontra à Topanga Canyon lorsqu'il y vivait. Les paroles sont très noires et violentes, la musique est plus rock que blues, emmené par la rythmique du Band. David Crosby y joue de la guitare rythmique.

"For the Turnstiles" est une chanson plus calme que Neil Young interprète au banjo. Il y partage le chant avec Ben Keith.

"Vampire Blues" est le seul vrai blues de l'album. Neil y règle ses compte avec le lobby pétrolier.

"On the Beach" ouvre initialement la face B du vinyle. C'est un morceau au rythme lent où Neil exprime toute sa solitude et son désespoir. Ce titre éponyme mêle des accords à la guitare, la basse est particulièrement gonflée, présence de violon, harmonica et du piano Wurlitzer joué par Graham Nash.

Sur " Motion Pictures", Neil panse les plaies de sa séparation avec Carrie Snodgress, mère de son premier fils Zeke et pose une image lucide sur la célébrité. Sur les crédits de l'album "Motion Pictures" est suivi de "(For Carrie)".

"Ambulance Blues" qui clôt l'album est une ballade folk mélancolique traversée par le violon aérien de Rusty Kershaw. Neil Young y parle entre autres de son passé à Toronto, du kidnapping de Patty Hearst et de Richard Nixon. La partie de guitare acoustique est directement inspiré d'une chanson parue sur le premier album de Bert Jansch, "Needle Of Death".

La pochette[modifier | modifier le code]

La pochette est surprenante : couleurs chaudes, plage déserte, parasol et fauteuils, Cadillac Eldorado enfoncée dans le sable, et le Loner[3] qui regarde, seul, vers le large... On y voit aussi la une d'un journal avec le titre "Senator Buckley calls for Nixon to resign" (le sénateur Buckley demande à Nixon de démissionner).

Réception de l'album[modifier | modifier le code]

À sa sortie, On the Beach dérouta quelque peu les critiques et les fans du "Loner". Cet album se classa néanmoins à la 16e place du Billboard 200 aux États-Unis[4] où il sera certifié disque d'or, à la 13e place des charts canadiens[5] et à la 42e place des charts britanniques[6]

Titres[modifier | modifier le code]

  1. Walk On - 2:40
  2. See the Sky about to Rain - 5:03
  3. Revolution Blues - 4:02
  4. For the Turnstiles - 3:13
  5. Vampire Blues - 4:11
  6. On the Beach - 6:59
  7. Motion Pictures (For Carrie) - 4:20
  8. Ambulance Blues - 8:57

Compositions de Neil Young.

Musiciens[modifier | modifier le code]

Certifications[modifier | modifier le code]

Pays Ventes Certification Date
Drapeau des États-Unis États-Unis [7] 500 000 + Disque d'or Or 23/09/1974
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[8] 60 000 + Disque d'argent Argent 01/08/1976

Citation[modifier | modifier le code]

« C'était un disque plutôt sombre. Et obscur, dur à comprendre. J'ai écrit et enregistré ces morceaux alors que je me séparais de Carrie... J'aime vraiment bien la pochette de ce disque. Revolution blues est consacré à Charles Manson. En 76, les punks anglais en ont fait un de leur morceaux fétiches. Sacrée chanson. Je me rappelle l'avoir jouée avec Crosby, Stills et Nash en 74. Figure toi qu'ils étaient terriblement gênés par le texte... Charlie ? Il était génial, c'était un type incroyable. Il était vraiment bon, artistiquement. C'en était effrayant. S'il s'était trouvé un groupe aussi « libre » que lui ... Enfin, c'était ça, son problème : personne ne voulait se coller avec lui. D'ailleurs, beaucoup de musiciens connus fréquentaient Manson, même s'ils jurent le contraire aujourd'hui. Merde, pourquoi mentir à ce sujet ? Il avait l'étoffe d'un poète, ce mec. »

— Neil Young. Pleine Lune. Inrockuptibles décembre 1992. Interview de Nick Kent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. trasherswheat.org
  2. Billboard.com/neil young/walk on consulté le 21 septembre 2012
  3. Surnom souvent donné à Neil Young par les journalistes.
  4. allmusic.com/album/awards consulté le 21 septembre 2012
  5. Collectionscanada.gc.ca/RPM consulté le 21 septembre 2012
  6. Chartstats.com/Neil Young consulté le 21 septembre 2012
  7. RIAA Database consulté le 21 septembre 2012
  8. BPI website consulté le 21 septembre 2012