Olmiccia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Olmiccia
Ulmiccia (co)
Vue d'Olmiccia dominé par Ste-Lucie-de-Tallano
Vue d'Olmiccia dominé par Ste-Lucie-de-Tallano
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Sartène
Canton Tallano-Scopamène
Intercommunalité Communauté de communes de l'Alta Rocca
Maire
Mandat
Roméo Adorni
2014-2020
Code postal 20112
Code commune 2A191
Démographie
Gentilé Olmicciens
Ulmicciani (co)
Population
municipale
109 hab. (2011)
Densité 9,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 41′ 39″ N 9° 03′ 38″ E / 41.6941666667, 9.0605555555641° 41′ 39″ Nord 9° 03′ 38″ Est / 41.6941666667, 9.06055555556  
Altitude 400 m (min. : 38 m) (max. : 560 m)
Superficie 11,22 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corse

Voir sur la carte administrative de Corse
City locator 14.svg
Olmiccia
Ulmiccia (co)

Géolocalisation sur la carte : Corse

Voir sur la carte topographique de Corse
City locator 14.svg
Olmiccia
Ulmiccia (co)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Olmiccia
Ulmiccia (co)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Olmiccia
Ulmiccia (co)

Olmiccia (en corse Ulmiccia, prononcé [ul.ˈmi.t͡ʃa]) est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Le village appartient à la microrégion du Tallano, dans l'ouest de l'Alta Rocca.

Géographie[modifier | modifier le code]

Olmiccia. À l'arrière-plan, le village de Sant'Andréa-di-Tallano

Localisation[modifier | modifier le code]

Olmiccia se situe dans la microrégion du Tallano qui occupe la moyenne vallée du Rizzanese, dans le sud-ouest de la Corse. La commune est adhérente au parc naturel régional de Corse et se trouve dans son territoire de vie appelé Alta Rocca.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Olmiccia fait partie de la « Corse cristalline » ou granitique, à roches magmatiques, qui comprend les deux tiers de l'île à l'ouest d'une ligne Calvi-Solenzara. Elle est une commune de moyenne montagne, sans façade maritime.

Son territoire occupe une partie du bassin versant de la rive gauche du Rizzanese, en amont de la basse vallée de ce fleuve côtier qui le sépare à l'ouest des communes de Sainte-Lucie-de-Tallano, Loreto-di-Tallano et Arbellara.

Au nord et à l'est, elle est séparée de Sainte-Lucie-de-Tallano par une ligne partant du point de confluence du Rizzanese avec le ruisseau de Pieve[1], qui ensuite suit les flancs d'une ligne de crête qui sépare les deux villages de Sainte-Lucie-de-Tallano et d'Olmiccia, et qui se prolonge jusqu'à une altitude de 550 m sur les flancs de la Punta di Piano Maio (692 m) pour gagner la ligne de crête à Tiratoli (540 m). La démarcation se poursuit par Punta di Suarella (482 m), Punta di San Cassianu (323 m) avant de rejoindre le lit du Fiumicicoli, affluent du Rizzanese, en amont du pont de Caldane.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Rizzanese est le principal cours d'eau de la commune. Il traverse son territoire sans grand apport d'eau des petits cours d'eau naissant sur la commune. Le plus important est le ruisseau de Furciolu[2] qui a sa source au nord de la Punta di Suarella.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La route D 268 traverse toute la commune dans un axe SO-NE, reliant le Sartenais à la Côte des Nacres, depuis la route nationale 196 à Sartène à la route nationale 198 à Solenzara, via Sainte-Lucie-de-Tallano, Levie, San-Gavino-di-Carbini, Zonza, le col de Bavella (1 218 m),

De Finaju, hameau d'Olmiccia, démarre la route D 320 qui rejoint la D 20 au nord de Sainte-Lucie-de-Tallano. La D 20 permet de gagner Sorbollano.

Transports[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de ligne de chemin de fer sur cette partie de l'île. Le port le plus proche est celui de Propriano. Les aéroports les plus proches sont ceux de Figari et d'Ajaccio. Il n'y a pas de transporteurs de marchandises et de voyageurs sur la commune ; les plus proches se trouvent à Sainte-Lucie-de-Tallano, village voisin de moins d'un kilomètre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Lucie-de-Tallano Sainte-Lucie-de-Tallano Sainte-Lucie-de-Tallano Rose des vents
Loreto-di-Tallano
Arbellara
N Sainte-Lucie-de-Tallano
O    Olmiccia    E
S
Sartène Granace Sainte-Lucie-de-Tallano

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Olmiccia village[modifier | modifier le code]

Olmiccia autrefois nommée l'Olmigia, est un village médiéval situé au nord-est de la commune. Construit à une altitude moyenne de 380 m, il est dominé par son voisin, Sainte-Lucie-de-Tallano bâti à 450 mètres et plus. La plupart des gens vivent au village, dans des maisons pour la plupart en granit, pierre locale.

Les hameaux sont petits ; ils se situent le long des routes. On peut citer :

Finaju[modifier | modifier le code]

Finaju (ou Fenaggio) au sud du village, est traversé par la D 320. Tout proche de sa jonction avec la D 268, se situe la Gendarmerie nationale. Les locaux de la mairie s'y trouvent aussi.

Finocchiaja[modifier | modifier le code]

Le hameau de Finocchiaja s'est développé le long de la route D 148, proche du pont de Caldane sur le Fiumicicoli au sud de la commune.

Erta[modifier | modifier le code]

Erta est un hameau situé à l'ouest de la commune. Il se présente avec des habitations isolées, au lieu-dit Erta auquel il doit son nom.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il existe un lieu-dit Frassetu, à environ 800 m au sud-est du village d'Olmiccia. C'est une colline de 470 m d'altitude, au sommet de laquelle se dressait le village de Frassetu, détruit au XVIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, L'Olmigia était une communauté de la pieve de Talla'. Vers 1520, Talla' avait pour lieux habités : Quenza, la Serra, Auguliena, Cherubia, Chargiagu, Loreto, lo Fraxeto, l’Olmigia, lo Poggio, Santa Lucia, Santandeia, Lasano. Altagene, Ortovecchio, Santantonio, Soza[3].

Au début du XVIIIe siècle, l'abbé Accinelli décrit sommairement la piève d'Attalà : « Frà due bracci del fiume Valinco è situata la Pieve di Attalà, abitata da 1000.circa abitanti in terreni assai fertili. Le sue ville sono S.Andrea, Altagene, Soza, S.Lucia, Olmiccia, Cargiacca, Loreto, Mela, e Poggio »[4].
Poursuivant, Accinelli rapporte : « Pieve di Attalà : S.Andrea, et Altagene 153. Lozza, ò Cozzà 106. S.Lucia 184. Olmiccia 191. Cargiacca, e Loreto 153. Mela 53. Poggio 130. »[Note 1]. Attalà se trouve dans le ressort de la juridiction civile de Sartène.

  • 1768 - L'île passe sous administration militaire française. Attalà prend le nom de piève de Tallano.
  • 1789 - La Corse appartient au royaume de France. Survient la Révolution française qui supprime les juridictions royales. La Constituante divise la France en 83 départements.
  • 1790 - Le département de Corse est créé avec Bastia pour préfecture.
  • 1791 - Corte devient chef-lieu du département ; le siège de l’évêché est fixé à Ajaccio.
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La commune qui porte le nom de Olmiccia, est dans le canton de Tallano, dans le district de Sartène et dans le département du Liamone.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 2], au Bulletin des Lois, la commune d'Olmiccia est dans le canton de Tallano, l'arrondissement de Sartène et le département du Liamone.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
  • 1828 - Olmiccia passe du canton de Tallano à celui de Sainte-Lucie-de-Tallano[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Désiré Susini[6]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Olmiccia a compté jusqu'à 415 habitants en 1881[5].


En 2011, la commune comptait 109 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
265 246 304 335 331 361 382 343 322
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
300 340 336 326 415 412 278 403 339
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
330 342 316 345 376 373 219 143 104
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
71 73 94 84 82 99 109 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parc Naturel Régional[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc naturel régional de Corse.

Olmiccia est une commune adhérente au parc naturel régional de Corse, dans son « territoire de vie » appelé Alta Rocca[8].

Église Sant'Ippolito e San Cassianu[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Hippolyte et Saint-Cassien date du Moyen Âge. Dans des rapports de visite apostolique de Mgr Mascardi et de Mgr Spinola, respectivement de 1587 et de 1686, l'église est mentionnée en mauvais état.

L'édifice construit en pierre de granit taillée, plusieurs fois remanié, est de plan allongé avec nef à vaisseau central, a des chapelles latérales et un chœur vouté en cul-de-four. Il est flanqué d'une tour-clocher.

L'église Saint-Hippolyte et Saint-Cassien est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[9].

L'église renferme huit œuvres reprises à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • mobilier (autels, tabernacle, fonts baptismaux, etc.)[10] ;
  • orfèvrerie (calice et patène)[11] ;
  • tissus (chasuble, étole, manipules)[12] ;
  • bannière de procession de la confrérie de pénitents Saint-Roch(N° 1)[13] ;
  • bannière de procession de la confrérie de pénitents Saint-Roch (N° 2)[14] ;
  • bannière de procession des défunts[15] ;
  • bannière de procession de l'Immaculée Conception[16] ;
  • statue de saint Cassien en bois taillé, peint, polychrome[17].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Un monument aux morts se trouve sur la place de l'église d'Olmiccia, pour sauvegarder la mémoire des Olmicciais morts durant la Première et la Seconde Guerre mondiale.
  • 4 moulins étaient en fonctions autrefois. L'un d'entre eux, le "Rise", fermé vers 1950 et aujourd'hui ruiné, utilisait les eaux du Rizzanese. Le lieu-dit Supranu, dit encore de Mantua, conserve le seul moulin à huile en activité de la région. Ses meules en pierres, actionnées de nos jours par l'électricité, l'étaient autrefois par des mulets.
  • Maisons d'Olmiccia. Sur un bâti de 73 maisons, 24 ont été repérées dont 6 étudiées[18],[19],[20],[21],[22],[23].

Ces maisons datant du XVIIe siècle au XXe siècle, sont toutes en granite, moellon, pierre de taille et enduit. Elles ont des couvertures de tuiles creuses et mécaniques. Elles sont reprises à l'Inventaire général du patrimoine culturel[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine-Lucien Ortoli, natif d'Olmiccia, poète des Scherzi (Paris, 1891), ouvrage dans lequel ironie et satire le disputent au charme et à la grâce du vers[25].
  • Jean-Baptiste Frédéric Ortoli, fils d'Antoine-Lucien Ortoli, né le 9 décembre 1861 à Olmiccia, folkloriste et homme de lettres

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

  • 13 août, San Politu (Saint-Hippolyte) fête patronale.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les nombres suivant les lieux cités, sont ceux de leurs habitants
  2. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Pieve (Y8811440) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Furciolu (Y8811500) »
  3. Antoine-Dominique Monti in Corse : Éléments pour un dictionnaire des noms propres ADECEC Cervioni
  4. Francesco Maria Accinelli L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  5. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale Olmiccia », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 22 août 2012)
  6. Site de la préfecture corse- identité du maire de la commune
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. Le Parc naturel régional de corse sur le site de l'INPN
  9. « Notice no IA2A000458 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no IA2A000458 », base Palissy, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IM2A000355 », base Palissy, ministère français de la Culture
  12. « Notice no IM2A000354 », base Palissy, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IM2A000353 », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IM2A000349 », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Notice no IM2A000352 », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « Notice no IM2A000351 », base Palissy, ministère français de la Culture
  17. « Notice no IM2A000350 », base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « Notice no IA2A000461 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no IA2A000459 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no IA2A000502 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no IA2A000295 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Notice no IA2A000462 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Notice no IA2A000460 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Notice no IA2A000465 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Henry Carnoy in Dictionnaire Biographique International Des Ecrivains