Poule soie

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Poule soie
Silky bantam.jpg
Poule soie blanche

Espèce Poule (Gallus gallus domesticus)
Taxon(s) concerné(s)
Nom scientifique Gallus gallus domesticus
Région d’origine
Région Drapeau de Chine Chine
Caractéristiques
Poids coq : min. 1,4 kg ; poule : min. 1,1 kg
Robe Noir, fauve, bleu, perdrix argenté, rouge, coucou, gris perle, perdrix doré, blanc et splash
Plumage Très duveteux, avec du volume
Caractère Amical, facilement manipulable
Autre
Utilisation Couveuse, meneuse de poussins
Ponte
Poids des œufs 30 à 50 g

La Poule-Soie, anciennement Nègre-soie est une race de poule domestique.

Le nom de Poule soie a été voté en 2009 par la commission des Standards (section de la SCAF des juges volailles). Il existe cependant d'autres races avec un plumage "soyeux", comme la Chabo "soie". Le Nom de Soyeuse ou poule soyeuse aurait été possible, car elle est appelée ainsi dans certains pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis où elle est appelée "Silkie", c'est-à-dire soyeuse.

Son nom fait référence à son plumage très duveteux, ressemblant à de la soie. Son ancienne appellation "nègre" fait référence à sa peau et sa chair noire, mais également son ossature.

Existant en plusieurs couleurs, la Poule-soie a également la particularité d’avoir cinq doigts à chaque patte. La race est très présente lors d’expositions de volailles et est relativement commune.

La Poule-soie est également connue pour son tempérament calme et amical. Très docile, elle est parfois considérée comme un animal de compagnie. Par contre, certains coqs peuvent se montrer très agressifs, au point d'attaquer, ergots en avant, les personnes qui entrentdans le poulailler. La Poule soie est une très bonne couveuse et bonne mère et elle est communément utilisée comme couveuses d’œufs d’autres races ou espèces de volailles. Elle ne pond généralement que 100 à 150 œufs par an.

  • Note: cet article traite de la Poule soie grande race mais également de la naine

Sommaire

Origine [modifier]

La Poule-soie est l’une des races de poules les plus anciennes. Bien que l’endroit exact du développement de la race soit discutable, l’endroit le plus documenté reste la Chine, puis plus tard le Japon. D’autres hypothèses placent l’origine de la race en Indonésie[1], où il existe des races à peau noire (Sumatra et Java).

Portrait de jeune coq

Au XIIIe siècle, Marco Polo dans ses écrits sur la Chine, parle déjà d'une « poule à peau noire et aux plumes ressemblant à de la soie »[2]. En 1599, Ulisse Aldrovandi, écrivain et naturaliste de l’université de Bologne en Italie, publie un traité sur les poules où il parle de poules au plumage « similaire à de la laine » et d’autres « vêtues de cheveux comme ceux d’un chat noir »[3].

La Poule-soie est probablement arrivée en Europe par l’intermédiaire de la route de la soie et par le commerce maritime. La race est officiellement reconnue en Amérique du Nord en entrant dans le Standard of Perfection en 1874, dès la première année de publication[1]. Dès que la nègre-soie devint commune, de nombreuses légendes furent colportées à leur propos : les éleveurs malhonnêtes déclaraient à leurs acheteurs qu’elles étaient le résultat d’un croisement avec le lapin[4], tandis que les cirques promouvaient leur « poule à fourrure »[5].

Description [modifier]

Il existe deux types de Poule soie, la grande (l'origine) et la naine créée en Europe.

Le plumage de la Poule-soie est rare dans le monde des poules : abondant, soyeux et mou. La Chabo est également reconnue en variété "soyeuse". Le gêne "soyeux" provient d'une mutation récessive, donc disparaît en première génération lors de croisement avec des sujets au plumage normal. Le plumage a été comparé a de la soie[6] et à de la fourrure. Ces plumes ne sont pas équipées de barbules et de hampe rigides et sont similaires au duvet des autres oiseaux. Le résultat est une apparence soyeuse et toute en volume. La Poule-soie, du fait de ce plumage, n’est pas adaptée pour résister aux temps exécrables[1]. Elle possède également une légère huppe.

Il existe une variété de Poule soie barbue qui possède un manchon de plumes supplémentaire recouvrant les oreillons et les barbillons. La variété la plus fréquente est la blanche, mais en compétition, de nombreuses couleurs sont reconnues : noir, fauve, bleu, gris argenté, perdrix-doré et blanc. Des teintes alternatives comme le roux, le lavande, blanc sale "splash" et le coucou existent, mais ne sont pas "encore" homologuées. La Poule-soie possède une petite crête, une caroncule en forme de noix couleur mûre, et des oreillons bleu turquoise. De plus, elle possède cinq doigts à chaque patte. Les dorking, Faverolles française, Faverolles allemande, sultane, Javanaise et la poule de Houdan possèdent cette caractéristique

C’est une race au mélanisme total : la peau, la viande et les os sont noirs. En chinois, son nom est 烏骨鷂[7], ce qui signifie la poule aux os noirs[6].

Cette poule très sociable et calme est facilement manipulable et ne peut pas voler. Elles se comportent bien dans des situations de confinement et interagissent bien avec les enfants. Leur caractère doux peut cependant les exposer à des blessures lorsqu’elles sont en contact avec des races plus agressives[8].

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Utilisations [modifier]

Poule ornementale et couveuse [modifier]

Une poule nègre-soie noire et son poussin. La race est renommée pour ses dons de couveuse et d’éleveuse.

Au XXIe siècle, la Poule soie est une des poules ornementales les plus populaires et communes. Elle est souvent gardée comme animal de compagnie ou d’ornementation par les zoos. Elle est aussi fréquemment utilisée comme couveuse et éleveuse d’autres volailles (y compris les canards et les oies) et les oiseaux de chasse comme les faisans, les perdrix et les cailles[1].

La Poule soie pond un nombre moyen d’œufs de couleur crème, mais sa production est souvent arrêtée en raison de sa grande tendance à couver. Elle pond environ 5 fois son poids par an d'où l'importance d'une bonne alimentation. Une poule produit 100 à 150 œufs, 150 à 200 pour une bonne année ou une bonne souche, jamais plus. Leur capacité à couver a été sélectionnée et la Poule soie est surtout recommandée et utilisée pour couver les œufs délicats. Elle peut vivre de 10 à 12 ans et pondre jusqu'à 8 ans.

Cuisine [modifier]

Soupe chinoise traditionnelle faite à base de nègre-soie

La chair noire de la Poule-soie est généralement considérée comme inhabituelle et peu ragoutante dans les cuisines européennes et américaines[6]. Quelques restaurants de cuisine fusion de l’ère métropolitaine ouest des États-Unis utilisent la Poule-soie dans des plats traditionnels américains ou français, par exemple en confit[6].

Au contraire, de nombreuses cuisines traditionnelles asiatiques considèrent la Poule soie comme un mets raffiné. Très utilisée dans la cuisine chinoise, elle est aussi un ingrédient commun des tables japonaises, cambodgiennes et coréennes. Les pays fortement influencés par la culture chinoise peuvent aussi cuisiner la Poule soie comme en Malaisie. Dès le VIIe siècle, la médecine traditionnelle chinoise soutenait que la soupe de poulet à la viande de Poule-soie était une nourriture curative[6]. Les méthodes habituelles de cuisine incluent les bouillons, les braisés et les currys[9].

Notes et références [modifier]

  1. a, b, c et d Ekarius 2007, p. 158
  2. Graham 2006, p. 130
  3. Smith et Daniel 1975, p. 49
  4. Graham 2006, p. 130
  5. Percy 2002, p. 37
  6. a, b, c, d et e Louie 2007
  7. Dunlop 2003, p. 236, 372
  8. Graham 2006, p. 131
  9. (en) « Recipe: Black-Skinned Chicken Soup », The New York Times, January 17, 2007 [texte intégral (page consultée le 2008-06-23)] 

Sources [modifier]

Annexes [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • (en) Fuchsia Dunlop, Land of Plenty : a treasury of authentic Sichuan cooking, New York, W. W. Norton & Company, 2003, 1re éd., 395 p. (ISBN 978-0-393-05177-3) 
  • (en) Carol Ekarius, Storey's Illustrated Guide to Poultry Breeds : chickens, ducks,geese, turkeys, emus..., North Adams, MA, Storey Publishing, 2007, 278 p. (ISBN 978-1-58017-667-5) 
  • (en) Cloris D. Faraco, « Hyperpigmentation in the Silkie fowl correlates with abnormal migration of fate-restricted melanoblasts and loss of environmental barrier molecules », Developmental Dynamics, vol. 220, no 3, 2001, p. 212–225 [texte intégral, lien DOI] 
  • (en) Chris Graham, Choosing and Keeping Chickens, Neptune City, NJ, TFH Publications, 2006, 208 p. (ISBN 978-0-7938-0601-0) (OCLC 70778282) 
  • (en) Christine Heinrichs, How To Raise Chickens : everything you need to know, Saint Paul, MN, Voyageur Press, coll. « Agricultural FFA Education », 2007, 192 p. (ISBN 978-0-7603-2828-6) 
  • Matthieu Leuridan, La nègre soie : son histoire, ses variétés, son élevage, sa sélection, Neuville-en-Ferrain, M. Leuridan, 2008, 144 p. (ISBN 97829525800113) 
  • (en) Elaine Louie, « Now, a Chicken in Black », The New York Times, 17 janvier 2007 [texte intégral (page consultée le 23 juin 2008)] 
  • (en) Pam Percy, The complete chicken, Stillwater, MN, Voyageur Press, 2002, 144 p. (ISBN 0-8965-8557-3) (OCLC 49231856) 
  • (en) Page Smith et Charles Daniel, The Chicken Book, Boston, Little, Brown & Company, 1975 (ISBN 0-3168-0151-8) 
  • (en) Tamara Staples et Christa Velbel, The Fairest Fowl : portraits of championship chickens, San Francisco, Chronicle Books, 2001, 106 p. (ISBN 978-0-8118-3137-6) (OCLC 45080110)