Muscardinus avellanarius

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Muscardin, Loir muscardin, Muscardin des noisetiers

Page d'aide sur les redirections Pour l'espèce Glirulus japonicus, voir Muscardin du Japon.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Muscardin.

Le Muscardin (Muscardinus avellanarius) est une espèce de micromammifères rongeurs de la famille des Gliridae ou des Myoxidae, selon les classifications. C'est un animal nocturne qui hiberne pendant près de 6 mois durant la mauvaise saison. Son aire de répartition comprend pratiquement toute l'Europe, à l'exception des régions nordiques et de la péninsule Ibérique.

Description[modifier | modifier le code]

Muscardin et son petit
Muscardin adulte saisissant un petit dans sa bouche pour le transporter au nid.

Le muscardin est l'un des plus gracieux rongeurs européens[réf. nécessaire]. De la taille d'une souris il possède un pelage roux, une queue touffue et de grands yeux noirs. Il présente à peu près les mêmes dimensions que celles de la petite souris commune : une longueur totale de 14 à 16 cm, dont 7 cm pour la queue.

Comportement[modifier | modifier le code]

Gîte estival de muscardin
Gîte estival de muscardin.

Son mode de vie est arboricole, vivant plutôt dans les zones de végétation buissonnante, les ronciers. Il vit dans les arbres et circule avec agilité sur les branches les plus minces. Il se nourrit de bourgeons, de fleurs, de baies, de graines et d'insectes. En cas d'alerte, il est capable de rester immobile pendant plusieurs dizaines de minutes, accroché à une branche comme une feuille morte. En automne, il consomme noisettes et faînes. À l'approche de l'hiver, ayant constitué d'appréciables réserves de graisses, il construit un nid au niveau du sol sous les feuilles mortes, dans lequel il passera l'hiver en hibernation à une température corporelle très basse. Cette léthargie est entrecoupée de courtes périodes de réveil.

Il construit des nids globuleux dans les broussailles. Le nid que construit le muscardin est différent de forme et de proportion selon la saison. Le nid d'été, individuel, sert à la reproduction de la femelle. L'hiver, le nid est le refuge d'une dizaine de muscardins qui hibernent en communauté.

Le muscardin est capable de laisser la fourrure de sa queue, par une sorte d'autotomie un peu comme les lézards, quand il est attaqué par un prédateur[1].

Classification scientifique[modifier | modifier le code]

Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1758 par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778).

C'est le seul représentant actuel du genre Muscardinus[2].

Synonymes[2] :

  • abanticus Kivanc, 1983
  • anglicus Barrett-Hamilton, 1900
  • corilinum (Fatio, 1869)
  • kroecki Niethammer and Bohmann, 1950
  • muscardinus (Schreber, 1782)
  • niveus Altobello, 1920
  • pulcher Barrett-Hamilton, 1898
  • speciosus (Dehne, 1855)
  • trapezius Miller, 1908
  • zeus Chaworth-Musters, 1932

Dénominations[modifier | modifier le code]

Cet animal a porté localement de nombreux noms vernaculaires, Georges-Louis Leclerc de Buffon le qualifiait de rat[9], ainsi il a été appelé Ratdort[9], ou rat d'or plus poétiquement[10], en Bourgogne par exemple. Les termes de taupe muscardine, ou, des corruptions comme muscadin[11] se trouvent également. Mathurin Jacques Brisson l'appelle le Croque-noix[12] et il semble avoir été aussi nommé croque-noisette. Le terme de muscardin provient de l'italien moscardino[13],[9] et pourrait évoquer la légère odeur de musc qui émane de sa fourrure.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L. Cuénot, L'Autotomie caudale chez quelques rongeurs- ARCH. DE ZOOL. EXP. ET (JÉN. — 4' SÉRIE. — T. VI. D- Lire le texte
  2. a et b Mammal Species of the World, consulté le 6 déc. 2013
  3. UICN, consulté le 6 déc. 2013
  4. Nom vernaculaire français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at
  5. a et b Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  6. Nom vernaculaire en français d’après Termium plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
  7. a, b et c (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. ISBN 0444518770, 9780444518774. 857 pageRechercher dans le document numérisé
  8. Voir cette espèce sur le site Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)
  9. a, b et c Buffon, Quadrupède, vol. II (lire en ligne)
  10. Frédéric Georges Cuvier, Dictionnaire des sciences naturelles,... suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes..., F.G. Levrault,‎ 1826 (lire en ligne)
    Notes sur l'article: v.44
  11. Jacques Eustache de Sève, Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, appliquée aux arts, à l'agriculture, à l'économie rurale et domestique, à la médecine, etc: Cal-Cez, vol. Notes sur l'article: v.22 MU-NIL, Deterville,‎ 1818 (lire en ligne)
  12. Brisson, Regn. anim. pag. 162.
  13. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Muscardin » du TLFi, sur le site du CNRTL.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bases de référence :

Autres liens externes :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Rat d'or, La Hulotte, n° 59.