Maurice de Guérin

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Maurice de Guérin.

Georges Maurice de Guérin, né à Andillac au château du Cayla, le , et mort le , est un poète et écrivain français.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Contemporain de Lamartine, de Victor Hugo, et de Jules Barbey d'Aurevilly, dont il fut l'ami, Maurice de Guérin est l'auteur du Centaure, de la Bacchante et de nombreux poèmes qui se situent dans l'histoire littéraire à la charnière du romantisme religieux de Chateaubriand et de la « modernité poétique » de Baudelaire et Mallarmé. Son journal, Le Cahier Vert[1] traduit notamment ses interrogations sur sa destinée d'homme et d'écrivain.

On sait très peu de choses sur la courte vie de Maurice de Guérin. Le Centaure révèle de lui sa jeunesse inquiète et ardente, sans refuge contre une errance perpétuelle de l'esprit, sans abri contre « le souffle de la nuit ».

En novembre 1838, quelques mois avant sa mort, il épouse Caroline de Gervain, une jeune créole de Batavia.

Fort dévote, sa sœur Eugénie (1805-1848) dont il était très proche, écrivit à son intention un Journal qui constitue, avec sa correspondance, un document témoignant de la mentalité et de la vie tarnaises au XIXe siècle.

Vie posthume[modifier | modifier le code]

L'hommage posthume qui lui fut rendu par des auteurs tels que George Sand et Sainte-Beuve atteste la qualité d'une œuvre méconnue, mais qui n'en fut pas moins célébrée pour son romantisme exalté.

Un de ses poèmes est cité par François Mauriac en exergue de son roman Le Mystère Frontenac.

L'abbé Arthur Mugnier confie à son journal son admiration pour ce poète.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Centaure[2] (1840)
  • La Bacchante, poème en prose[3] (1861)
  • Glaucus[4] (1840)
  • Reliquiae, publié par Guillaume-Stanislas Trébutien, avec une étude biographique et littéraire par M. Sainte-Beuve (2 volumes, 1861)
  • Journal, lettres et poèmes publiés avec l'assentiment de sa famille par G.-S. Trébutien et précédés d'une notice biographique et littéraire par M. Sainte-Beuve[5] (1862)
  • Le Crucifix (1866)
  • Lettres à J. Barbey-d'Aurévilly précédées d'une notice par Jules Barbey d'Aurevilly (1908)
  • Maurice de Guérin, Collection des plus belles pages, Mercure de France avec un portrait et une notice de Remy de Gourmont (1909)
  • Œuvres choisies de Maurice et Eugénie de Guérin, avec une introduction biographique et critique, des notes bibliographiques, par Ernest Gaubert (1910)
  • Le Cahier vert, journal intime, 1832-1835, édition revue sur les manuscrits de G.-S. Trébutien et publiée avec des notes et des éclaircissements par Adolphe Van Bever (1921)
  • Lettres d'adolescence, introduction de Gilbert Chinard (1929)
  • Méditation sur la mort de Marie (1945)
  • Œuvres complètes, texte établi et présenté par Bernard d'Harcourt (1947)

Généalogie[modifier | modifier le code]

La famille Guerin en Albigeois est originaire d'Auvergne[6].

  • Noble Pierre de Guerin, seigneur de Senthies et de Rhinodes, s'établit en Albigeois vers 1540. Il fit son testament en faveur de Jean, son fils, le 29 mars 1578 et mourut dans son château de Laval la même année. Il avait épousé le 4 mars 1553 Isabeau de Lisle, fille de Raimond de Lisle, seigneur de la Valette, dont il eut entre autres :
  • Jean de Guerin, seigneur de Senties, capitaine d'une compagnie de gens à pied qu'il commanda avec succès contre les ennemis du roi, défendit aussi le bourg de Loubers suivant une attestation des jurats de cette ville du 10 avril 1590. Il commanda à Andillac qui étaient ordonnées dès le 25 août 1588, fit son testament le 31 octobre 1603 et mourut dans son château du Cayla. Il avait épousé par contrat le 17 avril 1583 Jeanne de la Peyre, fille d'Antoine de la Peyre, gouverneur du Puy Cely, dont il eut :
  • Georges de Guerin, seigneur de Senties et de Cayla. Il fit son testament le 11 novembre 1642, après avoir été marié par son père le 25 août 1613 à Fleurette de Verdun. Il eut au moins trois enfants :
  1. Guillaume de Guerin, seigneur de Cayla et de Senties, maintenu dans la noblesse, avec ses frères, par M. de Bezons, intendant du Languedoc, le 26 novembre 1668.
  2. Jean de Guerin
  3. Georges de Guerin

Maurice de Guérin est descendant de cette famille dont la généalogie reste à compléter.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche consacrée à l'ouvrage sur le site de l'association des conservateurs des musées de Midi-Pyrénées.
  2. Texte en ligne
  3. Texte en ligne
  4. Texte en ligne
  5. Texte en ligne
  6. Tableau généalogique historique de la noblesse - Tome 4 par le comte de Waroquier de Combles (1787)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Zyromski, Maurice de Guérin, Armand Colin, 1921
  • Jean-Louis Dega, « À propos du prénom Eugénie chez les Guérin du Cayla, les Lacombe de Saint-Michel et Honoré de Balzac » , dans L'Amitié guérinienne, n° 167, été 1995, pp. 7-12
  • Yves Charnet, Petite Chambre, La Table Ronde, 2005
  • Revue du Tarn n° 121, printemps 2011, Maurice de Guérin revisité, colloque organisé par l'association Les amis des Guérin les 16-17-18 juillet 2010 au château-musée du Cayla à Andillac

Liens externes[modifier | modifier le code]