Mariam Baouardy

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Marie de Jésus Crucifié
Image illustrative de l'article Mariam Baouardy
Représentation de Mariam Baouardy
Bienheureuse
Naissance 5 janvier 1846
Abellin,Galilée
Décès 26 août 1878  (33 ans)
Bethléem
Nationalité libanaise
Béatification 13 novembre 1983 Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par l'Église catholique
Fête 26 août

Mariam Baouardy (en religion sœur Marie de Jésus Crucifié), née le 5 janvier 1846 à Abellin, en Galilée et décédée le 26 août 1878 à Bethléem était une religieuse carmélite libanaise. De santé fragile et favorisée de dons mystiques elle suscite beaucoup d'imcompréhension qu'elle accepte avec sérénité et sens spirituel.

Béatifiée en 1983 elle est liturgiquement commémorée le 26 août.[1].

Sommaire

[modifier] Vie

[modifier] Naissance

La famille Baouardy, de rite melkite et d'origine libanaise, commence par vivre une grande souffrance : la mort de douze garçons en bas âge. Les parents décident de faire un pèlerinage de 170 km jusqu'à Bethléem pour prier Dieu de leur accorder une fille par l'intercession de la Vierge Marie. Cette fille nait neuf mois plus tard le 5 janvier 1846. On lui donne le nom de Marie, Mariam. Elle est baptisée et confirmée suivant le rite grec-melkite catholique. L'année d'après, un garçon, Boulos, vient agrandir la famille.

[modifier] Enfance

Ses parents meurent à quelques jours d'intervalle quand elle a trois ans. Leurs deux enfants sont séparés et ne se reverront plus. Mariam est recueillie par un oncle paternel, tandis que son frère Boulos est recueilli chez une tante maternelle. Voyant la mort approcher, son père a confié Mariam à Saint Joseph.

À l'âge de 13 ans, elle habite Alexandrie et son oncle veut la marier. Elle refuse car elle se sent appelée à consacrer sa vie à Dieu. Elle s'enfuit. Un homme la recueille, mais comme elle refuse de renier sa foi catholique, cet homme lui tranche la gorge. Il la croit morte. Mariam se réveille dans une grotte où une Sœur vêtue en bleu la soigne pendant plusieurs mois. Mariam racontera plus tard que cette femme était la Vierge Marie.

De cette époque-là, Mariam étant seule au monde, travaille comme servante là où le destin la conduit: Alexandrie, Jérusalem, Beyrouth. Elle aboutit à Marseille.

[modifier] Vie religieuse

[modifier] Sœurs de Saint-Joseph de l'Appartion

À 19 ans, elle entre comme novice chez les Sœurs de Saint-Joseph-de-l'Apparition à Marseille. Elle ne sait ni lire ni écrire, et ne parle pas bien le français. Elle aurait reçu les stigmates. Au bout de deux ans, elle n'est pas admise à prononcer ses premiers vœux. Sa maitresse des novices, Mère Véronique de la Passion l'oriente vers un ordre religieux plus contemplatif à cause des « grâces mystiques » qui lui seraient accordées.

[modifier] Carmel

Elle entre alors au Carmel de Pau et y reçoit le nom de sœur Marie de Jésus Crucifié.

Trois ans plus tard, en 1870, Mariam fait partie d'un petit groupe qui part fonder le premier Carmel en Inde, à Mangalore. Elle prononce ses vœux perpétuels à Mangalore le 21 novembre 1871. En 1872, elle est renvoyée au Carmel de Pau en France par l'évêque de Mangalore, car ses prophéties et autres grâces mystiques qui lui seraient accordées créent des tensions dans sa communauté religieuse et avec les autorités ecclésiastiques locales.

En 1875, elle fait partie du groupe de 10 carmélites dirigées par Mère Véronique de la Passion, qui quittent Pau pour fonder un nouveau Carmel à Bethléem en Terre Sainte. Elle s'occupe particulièrement des travaux de construction du nouveau couvent, étant la seule à parler l'arabe. Elle meurt le 26 août 1878 dans sa 33e année des suites d'une chute.

[modifier] Grâces mystiques et charismes

Mariam aurait bénéficié de nombreux dons mystiques : extases, visions, stigmates de la Passion, et surtout le don de prophétie.

[modifier] Notes et références

  1. Jean-Paul II, « Homélie pour la béatification de la carmélite Mariam Baouardy (13 novembre) », La Documentation catholique, 1983, vol. 80, no1864, pp. 1145-1148. Discours du pape pour la béatification.

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • Amédée Brunot: Mariam, la petite arabe, Paris, Salvator, 1981 (1re édition), 2000 (8e édition)
  • Sister M. Carol AC: A Strange destiny, Bangalore, 1989.
  • Recueil de pensées de la Bienheureuse Marie de Jésus crucifié, Editions du Serviteur, Ourscamp, 1993.
  • Père Estrate: Mariam sainte palestinienne, ou la vie de Marie de Jésus crucifié, Téqui, 1999, 2005.

[modifier] Liens externes

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