Mégrine

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Mégrine
Vue de l'avenue Habib-Bourguiba
Vue de l'avenue Habib-Bourguiba
Administration
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Gouvernorat Ben Arous
Délégation(s) Mégrine
Maire Safouen Fessi[1]
Démographie
Population 24 031 hab. (2004[2])
Densité 2 670 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 46′ 07″ N 10° 14′ 00″ E / 36.768695, 10.2332536° 46′ 07″ Nord 10° 14′ 00″ Est / 36.768695, 10.23325  
Superficie 900 ha = 9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tunisie (administrative)

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Mégrine

Géolocalisation sur la carte : Tunisie (relief)

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Mégrine
Liens
Site web www.commune-megrine.gov.tn/

Mégrine (مقرين) est une ville de la banlieue sud de Tunis, rattachée administrativement au gouvernorat de Ben Arous. Elle constitue une municipalité comptant 24 031 habitants en 2004[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à cinq kilomètres de la capitale, elle s'ouvre sur le lac de Tunis. Elle est limitrophe des villes de Tunis à l'ouest, de Ben Arous au sud et de Radès à l'est.

Le territoire de la ville comprend des zones marécageuses aux abords du lac, des plaines et des collines sous formes de mamelons.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, Mégrine est l'une des cinq propriétés qui s'étalent sur une vaste plaine et des coteaux au sud de Tunis. Elles relèvent de la fondation des habous au profit de la mosquée Zitouna et des zaouïas des saints Sidi Bou Saïd, Sidi Matraf et Sidi Bou Yahia Erradsi. Dans les premières années du protectorat français, plus exactement à partir de 1886, une compagnie française acquiert progressivement toutes ces propriétés et constitue un domaine d'un seul tenant s'étendant de Radès à Djebel Jelloud.

Au début du XXe siècle, le comte Foy, l'un des mandataires de la dite compagnie assure la continuité de l'exploitation jusqu'en 1924, date à laquelle, ruiné, le domaine est mis en vente. Un groupe d'Italiens fait des offres que le comte accepte mais l'État tunisien, par l'entremise de la direction de l'agriculture et dans le souci d'évincer les ressortissants d'un pays devenant de plus en plus envahissant, préfère les débouter et en fait l'acquisition en 1924 en faveur de la colonisation.

Le domaine est vendu sous forme de lots, d'abord des lots suburbains destinés à l'activité agricole dès 1925, puis, sur une autre partie du domaine, un lot urbain et un lot de jardins. Ces derniers constituent le centre de Mégrine et portent plus tard le nom de Mégrine-Coteaux. Les ouvriers du domaine habitent aux abords du lac. Cette zone se développe progressivement avec l'arrivée des colons et l'évolution démographique de Tunis. Elle forme ainsi l'une des plus anciennes parties habitées de Mégrine et constitue plus tard la quartier numéro 1, rebaptisé Cité Chaker après l'indépendance.

L'évolution urbaine se poursuit avec la construction de la cité Lescure, ensemble destiné aux ouvriers avec des loyers modérés. La fusion du Mégrine historique et de la cité Lescure permet la création de la municipalité de Mégrine le 1er juillet 1948 par décret beylical (fonctionnement à partir du 1er janvier 1949).

À l’extrémité orientale de la ville, un autre lotissement est créé en 1953 et porte le nom de Sidi Rezig. De nouveaux quartiers sont construits après l'indépendance, des années 1960 aux années 1980, par la Société nationale immobilière de Tunisie.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le périmètre de Mégrine renferme plusieurs curiosités architecturales :

  • le Château de Mégrine : bâtiment le plus ancien de la ville, déjà habité au milieu du XIXe siècle, de style arabo-andalou et qui a subi plusieurs modifications jusqu'au milieu du XXe siècle, grâce aux interventions du comte Foy ;
  • les Caves de Mégrine : vestiges de l'activité viticole du domaine de Mégrine abritant des caves souterraines ;
  • l'ancienne église : construction de style Art déco transformée en centre culturel ;
  • l'ancienne chapelle de Mégrine Lescure : édifice de style moderne ;
  • Sidi El Hendali : petite construction carrée surplombée d'une coupole ;
  • l'architecture industrielle du XXe siècle : notamment les silos de Mégrine ;
  • le château d'eau.

Les quartiers résidentiels historiques constituent aussi un héritage architectural considérable mais en voie de disparition en raison de multiples destructions :

  • Mégrine-Coteaux : villas de styles différents, surtout des pavillons aux toits en pente (tuilles rouges de Marseille), des maisons de style italien, quelques villas Art déco, néo-mauresque et de style moderniste ;
  • Mégrine Lescure (actuellement Riadh) : quartier pavillonnaire (toits en pente) ;
  • Sidi Rezig : entièrement construit dans le style moderne des années 1950 ;

Certains édifices ont disparu :

  • la Koubba : véranda construite sur le point culminant de Mégrine surplombant ainsi tout le domaine, détruite dans les années 1980 ;
  • le parc Monceau : constituait le parc du Château de Mégrine, loti dans les années 1930 (lots de jardins) ;
  • la gare de Mégrine : bâtiment de style mauresque, remplacée par une gare moderne ;
  • plusieurs villas emblématiques de l'époque coloniale (fin des années 1930-début des années 1950).

Transports[modifier | modifier le code]

Train[modifier | modifier le code]

La ville abrite trois gares appartenant à la ligne de la banlieue sud de Tunis :

  • Mégrine Riadh ;
  • Mégrine ;
  • Sidi Rézig.

Bus[modifier | modifier le code]

Mégrine est desservie par cinq lignes de bus de la Société des transports de Tunis :

  • 19 : Place de Barcelone - Terminus de Mégrine Coteaux (avenue de la République) ;
  • 19A : Place de Barcelone - Terminus de Mégrine Chaker (place de l'UMA) via la RN1 ;
  • 19E : Place de Barcelone - Terminus de Mégrine Chaker (place de l'UMA) via Saint-Gobain ;
  • 54 : El Mourouj V - Terminus de Mégrine Chaker (place de l'UMA) ;
  • 54A : Mohamedia - Terminus de Mégrine Chaker (place de l'UMA).

Économie[modifier | modifier le code]

Mégrine a conservé son caractère résidentiel bien que la ville soit cernée de plus en plus par des zones industrielles.

Constituée en 1908, la Société métallurgique de Mégrine y installe une fonderie de plomb d'une capacité de 40 000 tonnes.

Monoprix Tunisie a son dépôt central à Mégrine[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 2 juin 2011 portant nomination de délégations spéciales dans certaines communes du territoire tunisien, Journal officiel de la République tunisienne, n°41, 7 juin 2011, pp. 847-851
  2. a et b (fr) Recensement de 2004 (Institut national de la statistique)
  3. (fr) Mentions légales (Monoprix Tunisie)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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