Radès

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36° 46′ N 10° 17′ E / 36.76, 10.28

Radès
Vue aérienne du port de Radès prise le 10 août 2007
Administration
Pays Drapeau de Tunisie Tunisie
Gouvernorat Ben Arous
Délégation(s) Radès
Site web officiel Municipalité de Radès
Démographie
Population 44 857 hab. (2004[1])
Gentilé Radésien
Géographie
Tunisian Republic location map.svg
Radès
Radès

Radès (رادس) est une ville de la banlieue sud de Tunis située à une dizaine de kilomètres de la capitale.

Rattachée administrativement au gouvernorat de Ben Arous, elle constitue une municipalité de 44 857 habitants en 2004[1].

Sommaire

[modifier] Géographie

La ville se constitue à l'origine sur une colline comportant également une forêt de 350 hectares. Par la suite, elle s'étend sur la plaine environnante en direction de l'oued Miliane et de la mer Méditerranée.

Radès, notamment au niveau de son noyau ancien, se caractérisent par ses rues sinueuses. C'est autour de ce noyau, véritable tissu médinal occupant la colline, que toute la ville s'est structurée. Dans son prolongement, on trouve les quartiers de Bir Tarraz et Mongil, ce dernier ayant été aménagé par un Français pour servir à l'origine de résidence aux étrangers[réf. nécessaire]. Les autres quartiers, plus récents, se sont étendus par la suite : Radès Forêt, Radès Plage, Radès Méliane, Maxula, Mohamed-Ali, Taïeb-Mehiri, Noubou, etc.

C'est à Radès que se trouve la première centrale électrique du pays qui couvre les besoins de l'agglomération tunisoise et c'est à proximité immédiate de la ville et au-delà de l'oued Miliane que se trouve le plus grand complexe sportif de Tunisie, comprenant notamment le stade olympique de Radès (ex 7-Novembre) équipé de 60 000 places, construit à l'occasion de l'organisation des Jeux méditerranéens de 2001.

[modifier] Économie

Radès abrite le premier port de commerce du pays dont l'essor remonte à 1987 et qui a connu un développement fulgurant, captant à son profit l'activité du port de Tunis puis celle du port de La Goulette. Il se spécialise dans le trafic de conteneurs (700 000 EVP par an) et le transroulage alors que se développe dans sa proximité immédiate une importante zone industrialo-portuaire.

La ville est appelée à connaître de profonds changements avec :

  • l'extension de son port en phase de saturation ;
  • la construction d'un axe routier de 1,9 kilomètre (dont un pont à haubans de 260 mètres) au-dessus du canal menant au port de Tunis et reliant la ville à celle de La Goulette ;
  • l'aménagement des berges sud du lac de Tunis impliquant le rapatriement des installations portuaires du port de Tunis et surtout l'aménagement d'une ville nouvelle d'une capacité de 130 000 habitants sur environ 1 000 hectares.

[modifier] Histoire

[modifier] Antiquité et Moyen Âge

Radès tire son nom de l'expression latine Maxula per rates (Maxula par les bacs), Maxula étant le nom d'origine libyco-berbère du village à proximité duquel se trouve, dans l'Antiquité, une station de bateaux ayant pour fonction de raccorder, par voie de mer, le terminus de la route littorale avec Carthage. Les Arabes n'ont gardé de cette désignation toponymique que rates qu'ils ont transformé en Radès.

Dès le début de la conquête musulmane du Maghreb, la colline de Radès est pourvue d'un ribat en hauteur. C'est autour de ce ribat, depuis longtemps disparu, que s'est constitué le village dont il est parlé au XIe siècle et qui semble avoir été pourvu d'un port dès cette époque.

Sous les Hafsides, les vignes s'étalaient sur les coteaux

[modifier] Règne husseinite

Gare de Maxula-Radès

Sous le règne des beys husseinites, Radès est habitée par des agriculteurs et recherchée par les notables citadins tunisois[2]. La localité connaît alors un essor rapide et s'étend vers la plage et sur les collines environnantes durant le XIXe siècle. Des hauts dignitaires s'y font construire des résidences, telles que des maisons de style hispano-arabe agrémentées de jardins comme celles du caïd-gouverneur Mokhtar Ben Zid et du général de brigade Allala Ben Frija, qui s'y fait construire une maison très vaste en 1862[3].

Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, des membres de la famille Djellouli se font construire de belles demeures de style hispano-arabe, notamment les ministres M'hammed Djellouli[3] et Taïeb Djellouli, ainsi que le caïd-gouverneur Sadok Djellouli[4]. Des résidents français s'y font aussi construire des villas bourgeoises à l'européenne ; on peut citer la villa Vacherot, devenue la résidence du grand vizir M'hamed Chenik au milieu du XXe siècle, avant l'indépendance du pays.

[modifier] Références

  1. a et b (fr) Recensement de 2004 (Institut national de la statistique)
  2. Jacques Revault, Palais et résidences d'été de la région de Tunis. XVIe-XIXe siècles, éd. CNRS, Paris, 1974, p. 432
  3. a et b Jacques Revault, op. cit., p. 433
  4. L'habitat traditionnel dans les pays musulmans autour de la Méditerranée : rencontre d'Aix-en-Provence, 6-8 juin 1984. L'Histoire et le milieu, éd. Institut français d'archéologie orientale, Le Caire, 1990, p. 597

[modifier] Liens externes

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