Louis Marie Charles Hurault de Sorbée

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Louis Marie Charles Hurault de Sorbée , né le 17 avril 1786 à Reims (Marne), militaire français.

Il était fils de Henri Charles Hurault de Sorbée, ingénieur du roi et inspecteur des Ponts et chaussée et de Marie Anne Rousseles. Il fut destiné au génie, subit un examen pour l'École polytechnique et entra à l'école de Fontainebleau le 23 janvier 1806. Il en sortit lieutenant au 13e d'infanterie de ligne à Palmanova dans le Frioul vénitien ; il fit dans ce corps les campagnes de la Quatrième Coalition en Prusse et en Pologne sous le commandement de Louis Baraguey d'Hilliers . Puis lors de la Cinquième coalition en Italie et d'Allemagne sous le commandement du vice-roi d'Italie . Ensuite, sous les ordre de Sa Majesté l'Empereur, la Campagne de Russie jusqu'en 1812 qui le mena à la campagne d'Allemagne qu'il fit sous les ordres du prince d'Eckmühl qu'il fit dans le 11e R.I avec le grade de capitaine qu'il avait mérité à la bataille de Wagram où il avait été blessé à la cuisse gauche.

En 1813, M. Hurault de Sorbée obtint la croix de la Légion d'honneur et passa chef de bataillon au 2e régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale, avec lesquels il fit campagne de France.

Quoique faisant partie du bataillon qui avait accompagné l'Empereur à l'île d'Elbe, M. Hurault de Sorbée ne se trouvait pas au débarquement à Cannes, en 1815, il était alors à Schœnbrunn, près de sa femme, ancienne élève d'Écouen, qui avait suivi, en qualité de lectrice, l'impératrice Marie-Louise. On doit croire à l'empressement de M. Hurault à rejoindre l'Empereur, lorsqu'il eut appris son débarquement. Il n'arriva en France qu'après avoir vaincu mille difficultés. Enfin le 4 avril il arrive en mauvaise calèche de poste dans la cour de Tuileries, se fait annoncer à l'Empereur qui le reçoit à l'instant et l'interroge sur l'Impératrice, sur son fils, sur le prince Eugène de Beauharnais, sur l'empereur de Russie, sur l'archiduc Charles, enfin sur les troupes que dans sa route le capitaine Hurault aurait pu rencontrer en Allemagne.

M. Hurault fut traité par l'Empereur comme tous ses collègues de l'île d'Elbe. Il fut fait officier de la Légion d'honneur, chef de bataillon (rang de lieutenant-colonel) au 3e régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale et reçut une dotation de 500 francs. Il se trouva à Waterloo, où il fut atteint au milieu de son carré, d'un coup de feu qui lui fracassa la mâchoire inférieure. Cette blessure très grave l'empêcha de suivre l'armée vers la Loire.

Le duc de Feltre le fit rayer des contrôles le 20 novembre 1815, comme ayant débarqué à main armée sur le sol français.

Madame Hurault de Sorbée par Alexandre-François Caminade.

En 1819, M. Hurault reprit du service comme chef de bataillon à la 2e légion d'Ille-et-Vilaine, d'où il passa l'année suivante au 42e de ligne. Mis en réforme en 1822, il fut rappelé en 1824 avec le grade de major au 42e, et passa en 1828 au 34e en qualité de lieutenant-colonel. Il se distingua à la prise d'Alger et fut nommé, à la suite de la révolution de Juillet 1830, colonel de son régiment, officier de la Légion d'honneur, puis commandeur[1] du même ordre en 1838 ; il était en outre chevalier de Saint-Louis depuis le 20 août 1824. Le 12 août 1839, M. Hurault de Sorbée fut fait général de brigade.

Source[modifier | modifier le code]

« Louis Marie Charles Hurault de Sorbée », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]