Les Filles de Caleb (série télévisée)

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Les Filles de Caleb

Titre original Les Filles de Caleb
Autres titres
francophones
Émilie, la passion d'une vie
Genre Feuilleton dramatique
Acteurs principaux Marina Orsini
Roy Dupuis
Vincent Bolduc
Germain Houde
Véronique Le Flaguais
Pays d'origine Drapeau du Canada Canada
Chaîne d'origine Radio-Canada
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 20
Durée 45 minutes
Diff. originale 18 octobre 19901991

Les Filles de Caleb (Québec) ou Émilie, la passion d'une vie (France) est un téléroman québécois en 20 épisodes[1] de 45 minutes réalisé par Jean Beaudin d'après le roman d'Arlette Cousture Les Filles de Caleb, diffusé entre 18 octobre 1990 et 1991 à la Télévision de Radio-Canada.

En France, le feuilleton a été diffusé entre le 1er décembre 1992 et le 13 avril 1993 sur France 3, en prime time[2].

Dans le feuilleton, nous pouvons entendre une chanson qu'interprète Isabelle Boulay Blanche comme la neige.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L’action se déroule en Mauricie, dans la Province de Québec, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. La fille de Caleb Bordeleau, Émilie, poursuit ses études et devient maîtresse d’école. Amoureuse de l’aventurier Ovila Pronovost, elle est déchirée entre sa vocation d’institutrice et son amour pour Ovila. Les clans des Bordeleau et des Pronovost sont inquiets de l’alliance de ces deux amoureux, aux passions si difficiles à concilier. Après leur mariage, Émilie choisit d’élever seule sa famille. Ovila, toujours attiré par les grands espaces, quitte sa famille pour aller vivre en Abitibi, récemment ouverte à la colonisation, avec les opportunités de chasse et de trappe qu’elle représente.

Distribution[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Épisodes des Filles de Caleb.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Succès[modifier | modifier le code]

  • Ce téléroman est l'un des plus grands succès de l’histoire de la télévision québécoise. Le 31 janvier 1991, le téléroman a attiré 3 664 000 téléspectateurs, ce qui constituait un record qui n'a été surpassé que par La Petite Vie en 1995[3]. Il y a eu des rediffusions dans les années qui ont suivi. De nos jours, ce feuilleton est resté l'un des plus marquants et populaires de l'histoire de la télévision québécoise.
  • En France, 4 millions de téléspectateurs ont suivi la série en moyenne[2].

Références historiques[modifier | modifier le code]

Même si le téléroman est une fiction romanesque, il s’appuie sur une période historique importante du Québec. Dans les petites communautés rurales de l’époque, la lutte pour la survie des familles québécoises était particulièrement difficile. L’instruction était rare. Pour toute une génération de Québécoises, c’était un exploit de devenir maîtresse d’école laïque, après avoir fréquenté les pensionnats ou les écoles religieuses. Ces femmes ont permis aux enfants des villes et des villages du Québec de compléter leurs études primaires, d'apprendre à lire et à compter.

Dans une culture catholique très croyante, les religieuses demeuraient nombreuses à assumer cette fonction, mais le téléroman relate l’époque où les premières femmes laïques sont devenues institutrices. Leur vocation se conciliait difficilement avec un projet familial. En même temps, le récit évoque bien les positions mythiques des parents dans la famille québécoise, avec la mère seule au foyer et le père coureur des bois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Première présentation de la série télévisée «Les filles de Caleb»
  2. a et b « Emilie, la passion d'une vie », sur Toutelatele.com (consulté le 24 janvier 2013)
  3. Jean-Pierre Desaulniers, De La famille Plouffe à La petite vie, Musée de la civilisation du Québec / Fides,‎ 1996 (ISBN 2-7621-1937-5), p. 18

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]