Passe-Partout (émission de télévision)

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Passe-Partout

Titre original Passe-Partout
Genre Série jeunesse
Création Laurent Lachance
Production Ministère de l'Éducation du Québec JPL Production
Pays d'origine Drapeau du Canada Canada
Chaîne d'origine Télé-Québec (Radio-Québec)
Nb. d'épisodes 289
Durée 30 minutes
Diff. originale 19771991

Passe-Partout est une série de télévision québécoise conçue pour l'éducation préscolaire, financée par le ministère de l'Éducation du Québec et diffusée sur les ondes de Télé-Québec (Radio-Québec), de la Société Radio-Canada et de TV Ontario de 1977 à 1998.

Historique[modifier | modifier le code]

Dès son lancement aux États-Unis en 1969, la série 1, rue Sésame, mettant en vedette les marionnettes créées par Jim Henson, connaît beaucoup de succès auprès des jeunes d'âge préscolaire et des éducateurs professionnels.

Laurent Lachance en 2010, le « père de Passe-Partout »

En 1970, le gouvernement du Québec, motivé par la philosophie du programme Head Start aux États-Unis, lance l'Opération renouveau[1] avec pour objectif de donner aux enfants issus de milieux défavorisés l'accès à des maternelles à mi-temps. L'instauration de tels établissements à l'échelle du Québec s'avérant une solution très coûteuse, on opte pour une démarche moins onéreuse et inspirée de 1, rue Sésame, soit la production d'une série télévisée.

À l'automne 1971, le ministère de l'Éducation demande à son Service général des moyens d'enseignement (SGME)[2] de concevoir et de produire une série télévision originale et québécoise destinée à l'éducation des enfants d'âge préscolaire. C'était le mandat initial et le commencement d'une très longue et tumultueuse période de gestation, presque sept ans en fait, avant que ne débute le tournage des épisodes[3],[4],[5].

Le « père de Passe-Partout »[modifier | modifier le code]

Le projet chemine au sein du ministère et, en 1972, son exécution est finalement confiée à Laurent Lachance, alors chargé de projets pédagogiques au SGME et considéré aujourd'hui comme « le père de Passe-Partout »[5],[3],[6].

Le SGME entreprend des échanges sur le concept avec Radio-Québec, société d'État créée en 1968 et mandatée pour concevoir et produire des émissions de télévision éducative et culturelle. Laurent Lachance et ses collaboratrices, Louise Poliquin et Carmen Bourassa, développent le concept sans relâche mais « les tensions sont constantes entre le SGME et Radio-Québec »[3]. Après trois années de discussions, c'est l'impasse et en 1975, Laurent Lachance recommande au patron du SGME d'«aller voir ailleurs». Le patron lui répond: «D'accord, Laurent. Tu as fait la preuve que Radio-Québec est incapable de produire cette série. On va aller voir ailleurs. On va aller au privé.»[5] Après un appel d'offres, le SGME et le ministère de l'Éducation choisissent la proposition faite par JPL Production, une filiale de Télé-Métropole et, le , confient à cette société la production d'une série de télévision de 125 épisodes pour enfants « s'adressant à la population globale, avec une attention particulière au milieu défavorisé ».

Depuis ses origines le projet avait été baptisé Saperlipopette, et ce même au printemps de 1977, quand le ministre de l'Éducation, Jacques-Yvan Morin, donne le feu vert. Mais à la veille du tournage des épisodes par JPL Production, en juin 1977, un sous-ministre exige un changement de nom. Saperlipopette est un juron, anodin peut-être, mais un juron quand même et on ne peut donner ce nom à une émission pour enfants. Laurent Lachance doit trouver un autre nom sur-le-champ. Ce sera Passe-Partout [5].

Passe-Partout est non seulement le nom du personnage fort de la série, mais il a une autre qualité. Laurent Lachance estime, en effet, que ce nom est symboliquement très proche de celui de Sesame Street. «Ces deux titres sous-tendent des valeurs analogues: la clé du savoir, de l'ouverture au monde»[7].

La première diffusion de la série Passe-Partout a lieu deux ans plus tard, le 15 novembre 1977[3],[4]. L'émission est diffusée à Radio-Canada, à Radio-Québec et TV Ontario.

Succès et pétition à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

La première édition de la série de Passe-Partout, celle de 1977 à 1979, est un grand succès à travers le Québec. Ainsi, en 1980, le premier album des chansons originales tirées de la série se vend à 175 000 exemplaires et obtient le Félix du disque le plus vendu toutes catégories confondues. « Lorsque le public se rend compte qu'il n'y aura pas d'autres épisodes que les 125 premiers, les protestations fusent et une pétition de 85 000 noms est déposée à l'Assemblée nationale pour exiger une suite! »[3]. En bout de piste, en 1991, on aura réalisé 289 épisodes d'une durée de 30 minutes chacun[4]. Un net dépassement du mandat initial.

La série Passe-Partout est diffusée et rediffusée à la télévision de Radio-Canada, de Télé-Québec et de TV Ontario jusqu'en 1998. Pendant plusieurs années, les principaux personnages de la série-culte font des tournées théâtrales au Québec et au Canada francophone. Les enfants du Québec qui ont grandi avec cette série font partie de ce qu'on appelle la « génération Passe-Partout ». En 2006, on annonce le lancement d'un premier coffret DVD de la série.

La ministre de la Culture souligne le 30e anniversaire de création[modifier | modifier le code]

En 2007, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, et le député de Borduas, Pierre Curzi, font adopter par l'Assemblée nationale du Québec une motion pour rendre hommage à Passe-Partout, à ses interprètes et à Laurent Lachance, à l'occasion du 30e anniversaire de création de la série.

« (…) il faut féliciter les créateurs de Passe-Partout. (…) Et il faut également saluer ces artistes: Jacques L'Heureux, Marie Eykel, Claire Pimparé, Pierre Dufresne, Kim Yaroshevskaya. Et merci également, évidemment, à Laurent Lachance. Et je veux leur dire que nous sommes très, très fiers d'eux[8]. »

— Christine St-Pierre

Puis en décembre 2009, l'histoire se répète. L'album musical Génération Passe-Partout est certifié disque d'or, une compilation de 17 morceaux tirés de la célèbre série et reprises par des artistes contemporains[9],[10]

« Ce pur enchantement pour une génération d'enfants »[modifier | modifier le code]

La série Passe-Partout, « ce pur enchantement pour une génération d'enfants », s'appuyait sur des valeurs éternelles: « la confiance et le respect de soi, la capacité d'exprimer des sentiments, la découverte de sa vie intérieure et l'ouverture sur le monde ». Steve Proulx, auteur de L'Opération Passe-Partout[5], sorti en 2007, s'intéresse ainsi aux auteurs de la série culte et il souligne particulièrement le témoignage de Laurent Lachance, « grand magicien rêveur devant l'Éternel ». Proulx révèle aussi que « Passe-Partout a été créée par une équipe des plus éclectiques »... Que cette « rencontre entre fonctionnaires, comédiens, pédagogues, musiciens, psychologue, réalisateurs, marionnettistes a provoqué une étonnante réaction. Et que c'est cette alchimie qui a fait naître la série pour tout-petits la plus marquante de l'histoire canadienne »[11].

Structure de l'épisode[modifier | modifier le code]

Chaque épisode de la série est divisé en trois volets: les marionnettes, les fantaisistes et l'entrevue avec les enfants[5].

Les marionnettes

L'objectif premier de Passe-Partout est d'inculquer aux enfants la confiance en soi et, pour y parvenir, on recrée un milieu de vie qui leur est familier. Or les marionnettes permettent de réaliser des mises en situation avec les parents, les amis, les voisins, d'établir une distanciation entre les enfants et les personnages, et donnent à ceux-ci la possibilité d'aller plus loin dans l'expression des émotions.

Les fantaisistes

Les fantaisistes complètent l'imaginaire des marionnette en interprétant des exercices de motricité et des situations physiques. La présence humaine apporte une chaleur, qui est essentielle au module de confiance qui survient généralement en fin d'émission. Les principaux fantaisistes sont Passe-Carreau, Passe-Partout et Passe-Montagne.

L’entrevue avec les enfants

L'entrevue avec les enfants est la « marque » de la série. Ce volet livre un message clair aux enfants en les invitant à passer à l'action, à sortir de l'émission, à s'intéresser à quelque chose de réel, bref à se dire: « Moi aussi, j'suis capable! ».

L'Équipe de Passe-Partout[modifier | modifier le code]

Comédiens[modifier | modifier le code]

1re Génération[modifier | modifier le code]

Après la 1re Génération[modifier | modifier le code]

Marionnettes[modifier | modifier le code]

1re Génération[modifier | modifier le code]

Après la 1re Génération[modifier | modifier le code]

Musique originale[modifier | modifier le code]

Producteur délégué[modifier | modifier le code]

Réalisateurs[modifier | modifier le code]

Description des personnages[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Passe-Partout

Bien que l’émission porte son nom, Passe-Partout n’est pas le personnage principal de l’émission. En réalité, ils sont plusieurs et chacun a son rôle à jouer. Celui de Passe-Partout était au niveau des émotions. Elle aidait les enfants à sortir de leur coquille et à communiquer ce qu’ils ressentaient lors de diverses occasions. Pour ce faire, elle leur racontait elle-même ses petites histoires et disait ce qu’elle avait ressentit lorsque c’est arrivé. Que ce soit de la joie, de la tristesse, de l’inquiétude, de l’égoïsme, de la fureur, elle trouvait les bons mots pour l’expliquer. Par contre, elle ne trouvait pas toujours les bons mots en plein de feu de l’action, mais bien ensuite, avec un peu de recul. Elle disait à l’enfant que la prochaine fois elle pourrait faire ou dire cela à la place et ça démontrait à l’enfant que lorsqu’un problème survient, ce n’est pas grave, qu’il est possible de le résoudre et que même si nous ne trouvons pas une solution immédiatement, nous pourrons en trouver une plus tard. Bref, son but était de démontrer qu’il est très important de faire part de nos sentiments aux autres personnes, ainsi ils peuvent nous comprendre et ça peut régler des conflits.

  • Passe-Carreau

Passe-Carreau est un des personnages principaux que l’on appelle les fantaisistes. Son rôle était de faire bouger l’enfant pour qu’il exécute des exercices et de lui montrer ce qu’il pouvait faire comme sauter, se bercer, s’étirer, etc. Elle voulait que l’enfant prenne conscience de son corps et qu’il arrive à faire bouger les différentes parties de celui-ci, bref, d’avoir une bonne coordination. Elle faisait également développer le sens de l’observation et le sens de la déduction chez l’enfant. Nous n’avons qu’à penser à la boîte dans laquelle il y avait des objets cachés. Comme par exemple : « Ça ne se boit pas, ça se mange, c’est jaune et on doit enlever la pelure. C’est une banane! ». Sans oublier les carrés logiques qu’elle faisait avec Passe-Montagne. « La fourmi le dit, la souris le crie, c’est ici que c’est écrit » et « Trouvera, trouvera pas, ce qui va, ce qui n’va pas ». L’enfant développait son côté logique ainsi en se questionnant sur des idées bizarres tel que : « est-ce possible de peigner une orange » ou encore « je bois du pain ». Donc, Passe-Carreau avait définitivement une place bien à elle dans la série, comme tous les autres personnages d’ailleurs.

  • Passe-Montagne

Passe-Montagne était le personnage qui faisait parler l’enfant et lui faisait faire des exercices vocaux et de phonétique. Il tentait de prononcer des phrases qui pouvaient être difficiles à prononcer en demandant à l’enfant de faire comme lui. Il se trompait de façon invariable. Cela démontrait à l’enfant qu'il était normal de ne pas réussir du premier coup, que ça prenait de la pratique avant d’y arriver. Par exemple, le mot électricité. «Moi, je connais ça, l’estricité!» Mais l'ampoule demeurait éteinte tant qu’il ne réussirait pas à prononcer le mot correctement. Passe-Montagne était également l’homme de service. Étant le seul mâle de l’appartement, il lui arrivait souvent d’être le bouc émissaire des filles, sans que cela soit méchant. Elles se plaisaient à l’appeler « le grand », mais il n’aimait pas toujours cela. Malgré tout, les trois fantaisistes vivaient en harmonie et ils s’entendaient très bien ensemble.

  • Grand-Mère

Grand-Mère vivait près des trois Passe. Elle participait à des scènes les impliquant et faisait office de raconteuse. Grand-mère était la grand-maman de tout un chacun sans pour autant avoir de lien de parenté avec eux à proprement parler. Elle les aimait comme s’ils étaient tous ses petits-fils et petites-filles et tout le monde l’aimait. Elle leur montrait à faire à manger, comment faire un journal de quartier, comment se désennuyer. Elle nous racontait souvent des histoires toutes plus abracadabrantes les unes que les autres, nées d'une imagination sans borne.

  • Fardoche

Fardoche était l’homme de la ferme. Apprécié de tous comme le serait un oncle dont la visite est appréciée, il connaissait un tas d'informations sur les animaux de la ferme, la campagne, le potager, etc. En somme, il présentait aux enfants diverses choses qui ne se voient pas en habitant en ville. Fardoche était rigolo et toujours prêt à faire rire, par exemple lorsqu'il est arrivé chez les fantaisistes avec une tuque qu'il refusait d'enlever car il n'avait plus de cheveux dessous ou encore lorsqu'il a caché les moustaches parfumées de Passe-Montagne pour lui jouer un tour. Fardoche était un véritable boute-en-train.

  • Julie

Julie, qui faisait de brèves apparitions selon la thématique de l'épisode, occupait toujours un emploi différent: enseignante à la maternelle, bibliothécaire, caissière d'épicerie ou employée d'animalerie. Tout comme André, elle faisait partie de l'émission de façon sporadique.

  • André

André était un personnage coloré, un peu bouffon, pas trop sage mais toutefois très débrouillard. Il appréciait les travaux manuels et aimait bricoler. Il était un bon ami des fantaisistes, au même titre que Julie.

Marionnettes[modifier | modifier le code]

  • Cannelle

Cannelle était la sœur jumelle de Pruneau et la fille de Perlin et Perline. Elle avait l’âge moyen visé par l’émission, c’est-à-dire 4 ans. Elle représentait une petite fille dans laquelle les jeunes auditeurs pouvaient se reconnaître. Elle vivait toutes sortes d’aventures qu'elle partageait avec le public. Son jouet préféré était un petit phoque et elle s’entendait généralement très bien avec son frère, avec qui elle partageait son cercle d’amis. D’ailleurs, alors qu'ils avaient une chicane pour déterminer si Doualé était l’amie de Cannelle ou de Pruneau, il fut déterminé qu'elle était l’amie des deux, lesquels entretenaient une belle complicité.

  • Pruneau

Pruneau était le jumeau de Cannelle. Tout comme sa sœur, il vivait toutes sortes d’aventures que les garçons de son âge vivent habituellement. Il était parfois un peu fanfaron, mais ce n’était qu’une façade; s'il aimait bien braver et faire comme s’il n’avait peur de rien, ce n’était pas vraiment le cas. Son jouet préféré était un dragon. Comme plusieurs garçons de son âge, il voulait marier sa mère à l'âge adulte. Mine de rien, il était très attaché à sa sœur et acceptait difficilement qu’elle fasse des choses sans lui. Par exemple, il n'avait pas aimé lorsque Cannelle était allée à un spectacle de danse avec Mélodie sans l'inviter. Sa mère, Perline, lui avait alors expliqué que ce serait son tour une autre fois.

  • Perlin

Père des jumeaux et mari de Perline, il était l’image paternelle. Il était très doux, chantait des berceuses pour endormir les enfants, mais savait faire preuve d'autorité. Ses enfants savaient qu'ils devaient lui obéir pour ne pas encourir de punition. L'impatience occasionnelle de Perlin démontrait au public que les parents peuvent parfois vivre des moments difficiles qui leur font perdre patience. Perlin faisait malgré tout figure de bon père, lequel travaille dur (dans la construction) afin de s'assurer que sa famille ne manque de rien. Lui et sa famille représentaient une famille ordinaire qui vivait en ville et qui ne roulait pas sur l’or, sans être pauvre toutefois.

  • Perline

Maman des jumeaux, Perline était une mère de son époque. Elle devait travailler à temps partiel au petit dépanneur du coin pour subvenir aux besoins de la famille, même si son mari avait un emploi à temps plein. Elle éduquait ses enfants de son mieux. Elle semblait être la mère parfaite, compréhensive à souhait, mais ne s’en laissait pas imposer et pouvait très bien chicaner les enfants et les punir. Elle était toutefois généralement très douce et rieuse. Elle démontrait également que le rôle d’une mère était très exigeant et qu’elle pouvait être épuisée. Elle avait de bonnes valeurs qu’elle tentait d’inculquer à ses enfants.

  • Grand-Papa Bi

Il était le père de Perline, le grand-père de Pruneau, de Cannelle et de leur cousin Rigodon. Grand-papa Bi était veuf. Il était un grand-père tout ce qu’il y a de plus conventionnel. Il aimait bien gâter ses petits-enfants et jouer avec eux. Il les emmenait faire du camping et les instruisait sur la nature. Il était propriétaire d'une animalerie, où il avait acheté sa souris « Tout p’tite » et les poissons rouges qu’il avait offerts en cadeau aux jumeaux. Malgré son âge, il demeurait très vigoureux.

  • Ti-Brin

Ce garçon un peu plus vieux que les jumeaux était un leader, qui aimait jouer des tours. Il représentait l’ami un peu rebelle des jumeaux, pouvant parfois les influencer négativement. Cependant, il n’avait pas que des mauvaises idées et savait divertir son entourage. C'était un garçon débrouillard et attachant avec son manteau de cuir et sa casquette.

  • Mélodie

Meilleure amie de Cannelle, elle était un petit peu ronde, ce dont Pruneau avait dit que ça ne le dérangeait pas car elle était gentille. Elle avait une petite sœur du nom de Sosie qui voulait toujours la suivre et l'imiter, ce qui ne faisait pas son affaire. Mélodie était du genre naïve et un peu plaignarde. Malgré tout, tous les enfants l’aimaient bien. Ses parents étaient séparés et elle vivait avec sa mère, voyant son père à l’occasion. C’était le début des familles éclatées dans la société et elle montrait au public qu’elle pouvait bien fonctionner quand même. Dans la deuxième génération, on a vu apparaître son frère Giboulé et son père Tamarin.

  • Rigodon

Rigodon était le cousin de Cannelle et Pruneau et il vivait sur une ferme à la campagne. C’est pour cette raison qu’il ne connaissait pas toujours les jeux des autres enfants puisqu’il ne jouait pas nécessairement aux mêmes choses. Cependant, étant plus vieux, il leur apprenait toutes sortes de choses. Il leur expliquait entre autres ce que c’était de vivre à la campagne, un peu comme Fardoche faisait avec les fantaisistes. Il leur apprenait ce qu’il faisait dans sa grande école, la maternelle. Il était un peu plus mature que ses cousins, mais aimait bien jouer des tours également. Il venait régulièrement rendre visite à ses deux cousins et parfois c'était ces derniers qui lui rendaient visite à la campagne. Il avait un chien qui s'appelait Bijou.

  • Doualé

Doualé était le modèle immigrant de l'émission. Elle était originaire d'une île dans les Antilles, la Cantaloupe, où l'on parlait le créole. Elle était l'amie de Cannelle et Pruneau et allait à la même garderie. Son rôle dans la série était fort simple, soit de démontrer qu’elle était comme n’importe quel enfant, même si elle n’avait pas la peau de la même couleur et qu’elle ne venait pas du même pays. D’ailleurs, elle enseignait au public sur sa culture, ne serait-ce qu’en chantant une chanson créole. Elle avait un rôle de prévention du racisme et malgré ses différences, elle était très acceptée auprès des autres enfants.

  • Mme Coucou

Elle était la voisine sympathique, amie de Perline. Elle aimait faire plaisir aux autres et leur venir en aide. Elle avait plus d’un tour dans son sac et les enfants l’aimaient bien, même si elle donnait des becs en pincette et qu’ils détestaient cela. Elle était également l’image de la mère célibataire puisqu’elle avait eu un bébé nommé Cachou et qu'aucune mention concernant le père de l'enfant n'avait été faite dans l'émission. La naissance de Cachou avait d’ailleurs été tout un événement qui avait permis d'informer le public sur les bébés et sur le fait que ces derniers grandissent pour devenir des enfants puis des adultes.

  • Virgule

Virgule était un étudiant et également le gardien de Pruneau et Cannelle. Arborant des cheveux noirs et frisés, il était un peu le prolongement des parents auprès des jumeaux, auxquels il expliquait des choses essentielles comme ce qu’il faut faire en cas d’incendie. Il leur faisait faire des jeux et du bricolage tout en étant un gardien agréable et amusant.

  • Guillemet

Il était le frère de Virgule, le gardien habituel de Cannelle et Pruneau et le remplaçait lorsque celui-ci ne pouvait pas y aller. Il montrait que malgré l'absence des parents, les règlements habituels s'appliquaient toujours.

  • Carmine

Elle était l’éducatrice à la garderie que fréquentaient les enfants. Douce et gentille, tous les enfants l’aimaient et elle trouvait toujours de quoi les occuper. Elle réglait les conflits, réconfortait les petits cœurs blessés et donnait de l’affection. Elle possédait un petit canari du nom de Cui-Cui et les enfants l’aimaient bien lui aussi.

  • Alakazou

Il s'agit d'un zèbre parlant, qui était le héros d'une série télévisée appréciée par Cannelle et Pruneau. Il leur apprenait des choses et il les divertissait. Il représentait un peu auprès de Pruneau et Cannelle ce que les fantaisistes représentaient auprès du public.

Liste des épisodes[modifier | modifier le code]

Contenu de chacun des épisodes http://passe-partout-episodes.blogspot.ca

1re Génération[modifier | modifier le code]

  • 1- Bonjour
  • 2- Les deux côtés
  • 3- Chacun son tour
  • 4- Qui est là?
  • 5- Poils et plumes
  • 6- Pousse tire
  • 7- Coq ou poule
  • 8- Partage
  • 9- Plein et vide
  • 10- La flûte
  • 11- Le petit zèbre
  • 12- Virgule
  • 13- Le jardin
  • 14- L’éléphant
  • 15- Les aimants
  • 16- Vive le maïs
  • 17- Anniversaire
  • 18- Voir, entendre, sentir
  • 19- Et patati et patata
  • 20- Feu de camp
  • 21- La panne d’électricité
  • 22- Les feuilles mortes
  • 23- Les labours
  • 24- Les messages
  • 25- La grenouille
  • 26- Le cheval
  • 27- On se déguise
  • 28- L’orignal
  • 29- Ressemblances et différences
  • 30- La maison
  • 31- Où est le chat de grand-mère?
  • 32- Les déchets
  • 33- On se prépare à hiberner
  • 34- Les pompiers
  • 35- On joue
  • 36- Histoire de chaise
  • 37- Matériaux et outils
  • 38- Le temps des Fêtes
  • 39- Joyeux Noël!
  • 40- Fleurs séchées
  • 41- Le papier
  • 42- Le vent
  • 43- Nom et identité
  • 44- La bibliothèque
  • 45- Arrêtez de pousser
  • 46- Je me brosse les dents
  • 47- La réprimande
  • 48- Les vêtements
  • 49- Le hockey
  • 50- Cheveux et poils
  • 51- Ça va mal aujourd’hui
  • 52- Les sculptures
  • 53- Le petit matin
  • 54- Les muscles
  • 55- Goûts et aptitudes
  • 56- Les glaçons
  • 57- La laine
  • 58- Les poissons
  • 59- Les chinois
  • 60- Lourd et léger
  • 61- Une vitre cassée
  • 62- Le petit sapin
  • 63- Pas de géant
  • 64- Du lait pour les bébés
  • 65- Raquettes et mocassins
  • 66- Dans la neige
  • 67- Une journée d’hiver
  • 68- L’école maternelle
  • 69- On ne parle pas, on chante
  • 70- Les voix, c’est pas pareil
  • 71- Miroir… miroir…
  • 72- Naissance et renaissance
  • 73- Jeux dramatiques
  • 74- Le travail
  • 75- Trop et assez
  • 76- Le village
  • 77- Promenade dans les bois
  • 78- La glace
  • 79- Le pipi au lit
  • 80- Le nez
  • 81- La patience
  • 82- La plus grosse menterie
  • 83- La traîne sauvage
  • 84- Goéland, pic-bois ou fauvette
  • 85- « Au printemps la perdriole »
  • 86- Le distrait
  • 87- Qui est où
  • 88- L’été s’en vient
  • 89- Le chocolat
  • 90- La fête de l’eau
  • 91- J’écoute et je regarde
  • 92- Une île
  • 93- L’épicerie
  • 94- Bon coup, mauvais coup
  • 95- Cause et effet
  • 96- Le sable c’est fait pour…
  • 97- Laissez-moi parler
  • 98- On joue à la cachette
  • 99- La corde à danser
  • 100- Le cirque
  • 101- La cabane à sucre
  • 102- Les oiseaux
  • 103- Les œufs
  • 104- Les métiers
  • 105- Le printemps
  • 106- Tic tac toc
  • 107- Le potager
  • 108- Les trois petits singes
  • 109- Le loup et la chèvre
  • 110- Les Antilles
  • 111- Le vétérinaire
  • 112- Les odeurs
  • 113- La fête du pain
  • 114- Le pique-nique
  • 115- Ti-Jean et le géant
  • 116- Une surprise
  • 117- L’arbre mort
  • 118- La permission
  • 119- Le plombier
  • 120- Un gardien
  • 121- Les faits
  • 122- C’est le temps des fraises
  • 123- En avant la musique
  • 124- Le zoo
  • 125- Au revoir!

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait d'une étude sur l'Opération renouveau au Québec et Head Start aux États-Unis dans les années 1960-1970. « Dans la foulée de l’Economic Opportunity Act (PL88-452) (U.S. Congress, 1964) et des projets «Head Start» (Bissel, 1971) pour la petite enfance initiés aux États-Unis, la plus importante commission scolaire montréalaise, la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM), a expérimenté, à la fin des années soixante, le Projet d’action scolaire et sociale (CÉCM, 1967) qui a servi d’assise pour la conception d’un plan d’action devant permettre à l’école de lutter contre la pauvreté et d’assurer l’égalité des chances en éducation: l’Opération Renouveau, OR (CÉCM, 1994). Dès son premier plan quinquennal, en 1970, l’OR s’inspirera largement des expériences américaines en instaurant des services en milieu scolaire pour les élèves de cinq ans. » Bernard Terrisse, Marie-Louise Lefebvre, François Larose et Nathalie Martinet, « Les facteurs familiaux associés à la réussite des enfants de milieu socio-économiquement faible dans les programmes d'intervention éducative précoce », Université du Québec à Montréal, Université de Sherbrooke
  2. Ce service a pour mission de produire le matériel didactique du ministère, d'élaborer des méthodes d’enseignement par correspondance et de réaliser des émissions de télévision éducative.
  3. a, b, c, d et e Paul Cauchon, « Essai - Passe-Partout: les dessous de l'enchantement », Le Devoir,‎ 10 novembre 2007 (lire en ligne).
  4. a, b et c Caroline Morneau, « Où sont mes amis? Ils sont ici, ils sont ici. », LaRotonde.ca, le journal indépendant de l'Université d'Ottawa,‎ 17 novembre 2008 (consulté le 7 avril 2010)
  5. a, b, c, d, e et f Proulx 2007.
  6. Marie-Joëlle Parent, « Passe-Partout, Une carrière dérangeante », Le Journal de Montréal,‎ 2 novembre 2007 (lire en ligne).
  7. Note de service de Laurent Lachance, citée par Steve Proulx, L'Opération Passe-Partout, Trécarré, Montréal, 2007, page 60
  8. Assemblée nationale, «Que l'Assemblée nationale souligne les 30 ans de la création de la populaire émission de télévision Passe-Partout.», Journal des débats,‎ 14 novembre 2007 (consulté le 11 avril 2010)
  9. La Presse Canadienne, « Disque d'or pour Génération Passe-Partout », La Presse,‎ 16 décembre 2009 (consulté le 17 avril 2010)
  10. « Les chansons de l'album ont été réinventées par plusieurs artistes, soit Cœur de Pirate, Alfa Rococo, Les Denis Drolet, Marie-Elaine Thibert, Madame Moustache, The Lost Fingers, Pat Groulx et les Bas Blancs, Florence K., Tricot Machine, Fred Pellerin, Lynda Thalie, Stéphanie Lapointe, Kaïn et Martin Deschamps. Ces artistes se sont joints pour l'opus à Pierre F. Brault, le compositeur à l'origine des chansons. » La Presse Canadienne, op. cit.
  11. « Description sommaire par l'éditeur de L'Opération Passe-Partout »,‎ 2007 (consulté le 16 avril 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Steve Proulx, L'Opération Passe-Partout, Montréal, Édition Trécarré,‎ novembre 2007 (ISBN 978-2895683346).

Liens externes[modifier | modifier le code]