Les Filles de Caleb (série télévisée)

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Les Filles de Caleb
Titre original Les Filles de Caleb
Autres titres
francophones
Émilie, la passion d'une vie
Genre Feuilleton dramatique
Acteurs principaux Marina Orsini
Roy Dupuis
Vincent Bolduc
Germain Houde
Véronique Le Flaguais
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Chaîne d’origine Radio-Canada
Nombre de saisons 1
Nombre d’épisodes 20
Durée 45 minutes
Diffusion d’origine 18 octobre 1990 – 1991

Les Filles de Caleb (Québec) ou Émilie, la passion d'une vie (France) est un téléroman québécois en 20 épisodes de 45 minutes réalisé par Jean Beaudin d'après le roman d'Arlette Cousture Les Filles de Caleb, diffusé en 1990 sur Radio-Canada.

En France, le feuilleton a été diffusé depuis le 1er décembre 1992 sur France 3.

Dans le feuilleton, nous pouvons entendre une chanson qu'interprète Isabelle Boulay Blanche comme la neige.

Sommaire

[modifier] Synopsis

L’action se déroule en Mauricie, dans la Province de Québec, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. La fille de Caleb Bordeleau, Émilie, poursuit ses études et devient maîtresse d’école. Amoureuse de l’aventurier Ovila Pronovost, elle est déchirée entre sa vocation d’institutrice et son amour pour Ovila. Les clans des Bordeleau et des Pronovost sont inquiets de l’alliance de ces deux amoureux, aux passions si difficiles à concilier. Après leur mariage, Émilie choisit d’élever seule sa famille. Ovila, toujours attiré par les grands espaces, quitte sa famille pour aller vivre en Abitibi, récemment ouverte à la colonisation, avec les opportunités de chasse et de trappe qu’elle représente.

[modifier] Distribution

[modifier] Fiche technique

[modifier] Récompenses

[modifier] Épisodes

Article détaillé : Épisodes des Filles de Caleb.

[modifier] Commentaires

[modifier] Succès

Ce téléroman est l'un des plus grands succès de l’histoire de la télévision québécoise. Le 31 janvier 1991, le téléroman a attiré 3 664 000 téléspectateurs, ce qui constituait un record qui n'a été surpassé que par La Petite Vie en 1995[1]. Il y a eu des rediffusions dans les années qui ont suivi. De nos jours, ce feuilleton est resté l'un des plus marquants et populaires de l'histoire de la télévision québécoise.

[modifier] Références historiques

Même si le téléroman est une fiction romanesque, il s’appuie sur une période historique importante du Québec. Dans les petites communautés rurales de l’époque, la lutte pour la survie des familles québécoises était particulièrement difficile. L’instruction était rare. Pour toute une génération de Québécoises, c’était un exploit de devenir maîtresse d’école laïque, après avoir fréquenté les pensionnats ou les écoles religieuses. Ces femmes ont permis aux enfants des villes et des villages du Québec de compléter leurs études primaires, d'apprendre à lire et à compter.

Dans une culture catholique très croyante, les religieuses demeuraient nombreuses à assumer cette fonction, mais le téléroman relate l’époque où les premières femmes laïques sont devenues institutrices. Leur vocation se conciliait difficilement avec un projet familial. En même temps, le récit évoque bien les positions mythiques des parents dans la famille québécoise, avec la mère seule au foyer et le père coureur des bois.

[modifier] Notes et références

  1. Jean-Pierre Desaulniers, De La famille Plouffe à La petite vie, Musée de la civilisation du Québec / Fides, 1996 (ISBN 2-7621-1937-5), p. 18 

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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