Le Landeron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Landeron
Blason de Le Landeron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Neuchâtel
District Neuchâtel[1]
Président(e) Roland Spring
NPA 2525
N° OFS 6455
Démographie
Gentilé Landeronnais
Ranoilles
Croque-morts
Population 4 441 hab. (31 décembre 2010)
Densité 431 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 20″ N 7° 04′ 00″ E / 47.05556, 7.066674 ()47° 03′ 20″ Nord 7° 04′ 00″ Est / 47.05556, 7.066674 ()  
Altitude 629 m (min. : 428 m) (max. : 1 050 m)
Superficie 1 031 ha = 10,31 km2
Divers
Langue Français
Localisation

Géolocalisation sur la carte : canton de Neuchâtel

Voir sur la carte administrative du Canton de Neuchâtel
City locator 14.svg
Le Landeron

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Le Landeron

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Le Landeron
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Le Landeron est une commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans le district de Neuchâtel.

Elle est la seule commune neuchâteloise riveraine du lac de Bienne.

Bourgade médiévale fortifiée proche de la Thielle et du lac de Bienne, qui, aujourd'hui encore, se présente sous le même aspect qu'il y a plusieurs siècles. La ville du Landeron, fondée en 1325 par Rodolphe IV de Neuchâtel, centre d'une châtellenie, possédait sa propre organisation militaire. En 1449, elle conclut avec Soleure un traité de combourgeoisie qui l'oblige à fournir des soldats à cette ville. Elle doit en mettre aussi au service du comte de Neuchâtel. Hallebardiers, piquiers, couleuvriniers, arbalétriers sont fréquemment mobilisés.

Géographie[modifier | modifier le code]

La vieille ville

Selon l'Office fédéral de la statistique, Le Landeron mesure 10,31 km2[3]. 15,2 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 39,7 % à des surfaces agricoles, 43,5 % à des surfaces boisées et 1,7 % à des surfaces improductives.

La commune est limitrophe de Cressier et Lignières dans le canton de Neuchâtel, et de La Neuveville, Gals et Erlach (Cerlier) dans le canton de Berne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Réforme[modifier | modifier le code]

Seules de tout le canton de Neuchâtel, les communes du Landeron, de Cressier, du Cerneux-Péquignot et de Ligniéres ne passèrent pas à la Réforme, créant ainsi deux îlots catholique en terre protestante. De 1530 à 1562, le cas du Landeron et de sa région divise le comté de Neuchâtel et trouble les relations entre cantons suisses. Dans leur combat pour le maintien de leur foi, les habitants des deux communes peuvent compter sur le soutien de leurs combourgeois soleurois. L’identité landeronnaise, si particulière - châtellenie catholique dans un État protestant - remonte à ces années-là et à la protection de Soleure.

Dans le cadre complexe d’une confédération où règne une paix précaire entre réformés et catholiques, le cas de la châtellenie du Landeron prend une importance sans commune mesure avec la réalité démographique et économique: cette enclave confessionnelle retient l’attention non seulement des réformateurs, Guillaume Farel en tête, mais aussi de personnages influents tels que François Ier ou le duc de Guise. Menaces et prétentions juridiques du côté protestant, mesures de protection et argumentation contraire du côté catholique s’entrecroisent pendant une trentaine d’années[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Le Landeron possède 4 441 habitants fin 2010[2]. Sa densité de population atteint 430,7 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population du Landeron entre 1850 et 2008[5] :

Monuments[modifier | modifier le code]

Cortège de la confrérie de St-Sébastien
  • La porte et le faubourg de la ville (la portette vers St-Jean étant détruit pour élargir la route)
  • Les imposantes fontaines
  • L’Hôtel de Ville
    • La chapelle des Dix-Mille Martyres, datant de 1450
    • Le musée
  • La place plantée d'ormeaux
  • Les façades datant de 1600
  • Le carrousel de 1890 devant le château vers le faubourg
    • Tous les samedis, ce carrousel invite à effectuer quelques tours de manège
  • Le château du Landeron[6]
  • La Chapelle de Combe

Musées[modifier | modifier le code]

Musée de l'Hôtel-de-Ville[modifier | modifier le code]

Ce petit musée offre aux visiteurs passionnés d'histoire, un regard sur le passé de cette ville et montre quelques armes, des canons de la bataille de Morat, des bannières, des armures, des gravures et pendules, des meubles, une maquette du bourg du Landeron en 1680 et des documents anciens. Un diaporama convie le visiteur à une balade au cœur du Landeron d'hier et d'aujourd'hui.

Collection de dessins[modifier | modifier le code]

La collection de dessins d’artistes internationaux au Centre scolaire des Deux Thielles réunit 134 dessins d’artistes européens et de Martin Disler, artiste suisse.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Fête Dieu en vieille ville

Transports[modifier | modifier le code]

La ville vue depuis le jura

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Armorial du Landeron. St-Blaise: Imprimerie Zwahlen SA, 1991. Une très intéressante référence pour ceux qui s'intéressent aux armoiries des familles. Français.
  • Le Landeron. Histoires d'une ville. Hauterive: Gilles Attinger. L'histoire du bourg. Français.
  • Le Landeron. Le Landeron: Agence Schneider, 1998. Description succincte des origines du Landeron appuyée d'anciennes photographies. Textes français/allemand.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  2. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté en 15 décembre 2011).
  3. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. Bartolini Lionel: Une résistance à la réforme dans le pays de Neuchâtel : Le Landeron et sa région (1530-1562). Neuchâtel, 2006: Alphil. ISBN 2-940235-18-X
  5. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  6. Le château du Landeron