Lignières (Neuchâtel)

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Lignières
Blason de Lignières
Héraldique
Village de Lignères vu depuis le nord-est
Village de Lignères vu depuis le nord-est
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Neuchâtel
District Neuchâtel[1]
NPA 2523
N° OFS 6456
Démographie
Gentilé Lignièrois
Population 946 hab. (31 décembre 2013)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 00″ N 7° 04′ 00″ E / 47.083337, 7.06667947° 05′ 00″ Nord 7° 04′ 00″ Est / 47.083337, 7.066679  
Altitude 906 m (min. : 746 m) (max. : 1 440 m)
Superficie 1 251 ha = 12,51 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Lignières
Liens
Site web www.lignieres.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Lignières est une commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans le district de Neuchâtel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama annoté depuis Lignères sur les Alpes

Selon l'Office fédéral de la statistique, Lignières mesure 12,51 km2[3]. 7,3 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 60,9 % à des surfaces agricoles, 31,8 % à des surfaces boisées et 0,0 % à des surfaces improductives.

La commune est limitrophe de Nods, Prêles et La Neuveville dans le canton de Berne, ainsi que du Landeron, d'Enges et de Val-de-Ruz dans celui de Neuchâtel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières occupations du territoire ligniérois nous ont laissé peu de choses: des pierres à cupules ainsi qu'une hache de l'âge du bronze. Le premier vestige imposant d'une installation humaine sur ce plateau jurassien situé à 800 m d'altitude, est sans conteste la villa romaine, occupée dès le IIe siècle. L'interprétation des fouilles qui y ont été faites en 1907 souligne l'importance de ce bâtiment situé à proximité de la Vy d'Etraz.

L'histoire documentée commence avec un privilège du pape Alexandre III daté de 1179. On sait que c'est un faux, mais peut-on retenir ce document comme étant la première attestation de Lignières? C'est en tout cas le début des conflits qui opposeront les comtes de Neuchâtel et les évêques de Bâle et qui ne trouveront une solution stable qu'au milieu du XIVe siècle. On aboutit à la mise en place d'un partage des pouvoirs et donc de l'exercice de la justice sur la juridiction de Lignières, où Berne trouvera également sa part. Cet enchevêtrement institutionnel durable ne prendra fin qu'avec le congrès de Vienne qui attribue tous les droits sur le village à la principauté de Neuchâtel en 1815. Une dernière trace: le franc-alleu, soit une bande de territoire exemptée des droits de mutations, ne sera abolie que dans les dernières années du XXe siècle.

L'influence de Berne a déterminé la vie de la paroisse pendant longtemps – la liturgie de Lignières n'est purement neuchâteloise que depuis 1844 –, notamment dans ses relations avec Le Landeron dont dépendait le village. La Réforme, après une visite de Guillaume Farel, en 1543, sera adoptée tardivement, en 1563, mais il faudra attendre encore une cinquantaine d'années pour que le village devienne une paroisse. C'est aussi au Landeron que se dérouleront les procès de sorcellerie dans la première moitié du XVIIe siècle.

Le développement démographique caractérise le XIXe siècle. La composition et la structure de la population changent: la structure communautaire a tendance à s'effacer au profit d'une gestion des terres plus individualisée et le paysage se modifie. La modernisation commencée au XIXe siècle se termine au siècle suivant: on s'efforce de maîtriser les problèmes d'eau et la construction de la route de contournement, tout en desservant le plateau de Diesse, permettra de conserver au village son caractère. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Polonais des camps de travail sont occupés à des améliorations foncières ainsi qu'au terrassement de chemins de desserte. Mais c'est la chute d'un bombardier allemand, le 1er juin 1940, qui crée l'évènement.

La seconde moitié du XXe siècle est marquée par la construction d'un nouveau collège ainsi que par la modification de la structure sociale: il y a de moins en moins de paysans à Lignières, alors que le tourisme lié aux loisirs s'y développe. Les chômeurs creusent une piscine olympique dès 1938; plus tard, on y ajoutera un circuit automobile, un camping, un manège. Parallèlement, des évènements réguliers comme le concours hippique et la désalpe permettent de faire connaître le village.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Lignières compte 946 habitants fin 2013[2]. Sa densité de population atteint 75,6 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Lignières entre 1850 et 2008[4] :

Transports[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Lignières, un village aux confins de trois Etats, Hauterive, Éditions Gilles Attinger,‎ 200

Paru sous la direction de l'Institut d'histoire de l'Université de Neuchâtel, de l'Office de la protection des monuments et des sites du canton de Neuchâtel et des Archives de l'Etat de Neuchâtel
  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  2. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)

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