Le Journal d'Anne Frank (film, 1959)

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Le Journal d'Anne Frank

Description de cette image, également commentée ci-après

L'immeuble Opekta d'Amsterdam (au centre)
Anne Frank y vécut cachée et y écrivit son journal
de juillet 1942 à août 1944

Titre original The Diary of Anne Frank
Réalisation George Stevens
Scénario Frances Goodrich
Albert Hackett
Acteurs principaux

Millie Perkins (Anne)
Joseph Schildkraut (Otto Frank)
Shelley Winters (Mme Van Daan)
Richard Beymer (Peter)
Diane Baker (Margot)

Sociétés de production Twentieth Century Fox
George Stevens Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film biographique
Drame
Sortie 1959
Durée 175 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Journal d'Anne Frank (titre original : The Diary of Anne Frank) est un film américain réalisé par George Stevens et sorti en 1959.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Dans Amsterdam libérée après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Otto Frank, survivant du camp d'extermination d'Auschwitz, revient dans la cachette où il vécut durant 2 ans avec sa femme, ses deux filles, la famille Van Daan et le dentiste Dussel. Miep, une femme qui contribua à soustraire ses amis juifs aux nazis, a trouvé sur les lieux le journal intime de la plus jeune des filles d'Otto. De juillet 1942 jusqu'à l'arrestation et la déportation du groupe en août 1944, Anne Frank a minutieusement consigné dans son journal sa vie quotidienne de recluse auprès de ses compagnons d'infortune, ses craintes, ses espoirs et ses rêves d'adolescente…

Thèmes et contexte [modifier]

Le Journal d'Anne Frank est l'adaptation d'une pièce à succès de Broadway et de l'œuvre d'Anna Frank. Le livre s'est alors déjà vendu à des millions d'exemplaires dans le monde. Dans le film, Anne Frank est décrite comme la victime universelle des nazis[1]. Le film ne s'interroge pas sur les conditions de sa mort. Stevens a expliqué qu'il ne voulait pas s'aventurer dans des zones trop pénibles. Il ne montre qu'allusivement un camp de concentration dans la séquence du rêve. Le final off « Je continue à penser malgré tout que les hommes sont foncièrement bons », typiquement américain, ne peut être une conclusion acceptable.

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Distinctions [modifier]

Autour du film [modifier]

  • À l'origine, George Stevens ne voulait pas filmer en CinemaScope parce qu'il craignait que sa largeur sape l'effet de claustrophobie qu'il souhaitait restituer. Quand Spyros Skouras, le responsable du studio, a opté pour le format d'image large, Stevens et son directeur de la photographie William C. Mellor ont décidé de réduire l'espace en limitant l'action au centre de l'écran. William C. Mellor s'est servi de tubes fluorescents, de filtres et de gaze pour créer une lumière naturelle plutôt que d'utiliser l'habituel éclairage de haute intensité des tournages en studio[3].

Notes et références [modifier]

  1. La judaïté est évoquée par le groupe célébrant ses fêtes traditionnelles.
  2. Parmi les assistants-montage, tous non crédités, figure Hal Ashby qui en était à ses débuts de cinéaste et réalisera ses premiers films dans les années 1970, notamment Harold et Maude (1971) et Bienvenue, mister Chance (1979).
  3. Source : The TCM Movie Database États-Unis.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]