Le Déclin de l'empire américain

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Le Déclin de l'empire américain

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Centre sportif de l'Université de Montréal en automne
Un site de tournage extérieur

Réalisation Denys Arcand
Scénario Denys Arcand
Acteurs principaux
Sociétés de production Corporation Image M&M
ONF
Téléfilm Canada
Société Générale du Cinéma du Québec
Radio-Canada
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada Drapeau : Québec Québec
Genre Comédie dramatique
Sortie 1986
Durée 102 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Déclin de l'empire américain est un film québécois réalisé par Denys Arcand et sorti en 1986.

Ce film forme un triptyque avec deux autres réalisations de Denys Arcand : Les Invasions barbares en 2003, soit 17 ans plus tard et avec la participation des principaux acteurs du Déclin…, puis L'Âge des ténèbres en 2007.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En automne, dans la région de Montréal, quatre hommes et quatre femmes, universitaires pour la plupart, se préparent à passer leur weekend dans la maison de campagne du couple Louise et Rémy. Pendant que les hommes préparent le repas à la maison, les femmes pratiquent leurs exercices dans le gigantesque centre sportif universitaire. Durant les heures qui précèdent leurs retrouvailles, ils discourent sur leur vie, notamment sur leurs mœurs sexuelles. Les mêmes événements, relatés par les hommes et par les femmes, diffèrent parfois au point qu'on ne sait pas où se trouve la vérité (l'épilogue du film est exemplaire).

Les discussions des huit personnages, entamées dès leurs retrouvailles, se poursuivent au cours de leur repas et jusqu'au petit matin, apportant leurs lots de réflexions, découvertes et révélations qui ébranleront la vie de certains d'entre eux.

Point de vue de la critique[modifier | modifier le code]

  • Télérama[1] : « L'audace du film, c'est d'avoir tout misé sur le dialogue : en écho d'abord (côté hommes contre côté femmes), puis croisé (tous ensemble). Parfois, on est agacé par les facilités de langage qui cherchent à choquer ou à faire rire trop facilement. Le plus souvent, on est saisi de vertige par le flot de ces conversations-confidences qui ne peuvent que nous toucher, nous rappeler nos propres expériences. Film brillant, comique et sociologique, Le Déclin de l'empire américain est aussi, à sa façon — à travers une série de petites histoires —, une réflexion sur l'Histoire (références à la chute de l'Empire romain). Comme l'indique son titre, c'est un film sur la fin d'un monde, le nôtre, qui, à force de courir après le bonheur, court à sa perte. »

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[2][modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film a été tourné au bord du lac Magog dans la villa de Luc Plamondon[4].
  • Ce film québécois, vendu dans 27 pays, a obtenu un important succès commercial sur la scène internationale.
  • Denys Arcand[5] : « J'ai fait ce film dans des conditions de liberté assez exceptionnelles. Roger Frappier m'avait demandé de lui écrire un scénario modeste et intimiste, et après bien des tâtonnements, j'ai commencé à griffonner quelques petites scènes de la vie quotidienne à Montréal en 1985. Des conversations entendues ici ou là, ou encore auxquelles j'avais participé, des scènes que j'avais vécues ou qui m'avaient été racontées par des amis. […] Ce film est donc très proche de moi, de ma vie et de celles de mes amis. C'est pourquoi il met en scène des intellectuels, au lieu des habituels policiers, bandits ou mannequins qui remplissent généralement les écrans. […] J'ai donc décidé de me faire plaisir et de fabriquer un film qui irait contre toutes les lois communément admises de l'art cinématographique : peu d'action, beaucoup de dialogues, beaucoup de références très personnelles. Or il se trouve que ce film a eu du succès. […] Comme quoi on ne sait jamais ce qu'on fait. Moi, en tout cas, je ne le savais pas. Je fais pour le mieux, comme on dit. »
  • Une adaptation théâtrale de Denys Arcand et Claude-Michel Rome a été montée en 2006 au théâtre Daunou (Paris). Elle a remporté le prix Raimu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de la critique de Philippe Piazzo parue dans le no 2422 du 12 juin 1996.
  2. Distribution listée telle quelle dans l'édition 1987 du scénario (voir section bibliographie).
  3. Personnage récurrent du triptyque de Denys Arcand, le seul des huit protagonistes qu'on retrouvera dans L'Âge des ténèbres.
  4. Quelque chose en nous de Michel Beger de Yves Bigot
  5. Extrait de son avant-propos dans l'édition 1987 du scénario (voir section bibliographie).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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