Jean Baptiste Fidèle Bréa

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Le général Bréa.

Jean Baptiste Fidèle Bréa, né en 1790 à Menton et mort le 25 juin 1848, était un général français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre, dès l'âge de huit ans, au lycée impérial, en sortit pour aller à l'École militaire. Sous-lieutenant le 9 mai 1807, lieutenant le 6 août 1809, capitaine le 28 novembre 1812, il est chef d'escadron le 25 décembre 1816 et lieutenant-colonel le 31 décembre 1831.

Il fait les campagnes de 1807 et 1808 en Calabre, 1809 à la Grande Armée, 1810 et 1811 en Calabre ; 1812 et 1813 à la Grande Armée, 1815 à la bataille de Waterloo.

En avant de Holsauzen, le 16 octobre 1813, à midi et demi, le général Charpentier avait reçu d’Oudinot l'ordre de s'emparer d’une redoute suédoise. De nombreuses coupures dans le terrain ne permettaient pas de conduire de l’artillerie dans sa direction. Son élévation, son artillerie, la nombreuse infanterie qui la défendait rendaient l’assaut très ardu.

Cependant, sous le feu terrible que vomissait la redoute, la 36e division, 11e corps, s'avance l'arme au bras et au pas cadencé, son général de division en tête. Les boulets frappent dans les rangs et y sèment la mort. À demi-portée de mitraille, le général Charpentier ordonne d'accélérer le pas et au pied de la position, le pas de charge se fait entendre. Les capitaines de Bréa, Moricourt et Bonnet sont les premiers à atteindre le sommet, tous trois du 22e d’infanterie légère qui formait tête de colonne. Se précipitant avec intrépidité dans la redoute, ils sabrent les canonniers et entraînent leurs hommes, mettant leurs ennemis en fuite.

Le général comte Charpentier, commandant la 36e division, détacha sa croix d'or et la remit au capitaine de Bréa, en signe de satisfaction, en présence de toute la division formée en colonne, et des généraux Meunier et Charras. Lors de cette remise, un biscaïen enlève le schako de cet officier.

Le capitaine de Bréa, frappé de deux coups de feu, le 19 octobre 1813, est laissé pour mort sur le champ de bataille de Leipzig.

Le 16 juin 1815, aux Quatre-Bras, à la tête de 140 carabiniers du 1er régiment d'infanterie légère, il charge à la baïonnette un carré d'infanterie formé par des Écossais, et, dans cette action, signalée comme un des faits d'armes de la journée, 43 carabiniers et 2 de ses officiers sont mis hors de combat.

M. de Bréa a été nommé chevalier de la Légion d'honneur, le 21 juin 1813, officier du même ordre le 17 mars 1815 ; chevalier de Saint-Louis le 25 août 1823 ; chevalier de l'ordre royal des Deux-Siciles, le 4 mai 1813 ; chevalier de l'Ordre du Mérite militaire du Wurtemberg (en), le 25 août 1813, colonel le 6 janvier 1836.

Il prend part aux campagnes d’Espagne (1823) et de Belgique (1831), et parvient le 20 avril 1845 au grade de maréchal de camp.

Chargé en 1848 d'opérer contre les insurgés de la rive gauche de la Seine, il avait réussi à les rejeter hors des murs : dans l'espoir de les ramener par des moyens pacifiques, il s'avança pour parlementer en dehors de la barrière Fontainebleau, mais il fut saisi et tué (25 juin).

Depuis 1850, Paris possède une rue à son nom, la rue Bréa, percée à l'emplacement de l'ancien Collège Stanislas.


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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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