Hymne national mexicain
| Himno Nacional Mexicano (es) | |
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Hymne national mexicain |
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| Hymne national du | |
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| Paroles | Francisco González Bocanegra 1853 |
| Musique | Jaime Nunó 1854 |
| Adopté en | 15 septembre 1854 |
| Fichiers audio | |
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L’hymne national mexicain (en espagnol : Himno Nacional Mexicano) fut adopté en 1854.
L'hymne national mexicain a été adopté en 1943, plus tard le 8 février 1984 fût publiée dans le journal officiel de la fédération la loi sur le drapeau, les armes et l'hymne national, loi qui spécifie l'usage et les caractéristiques des ces symboles patriotiques.
Les paroles de l'hymne national, qui évoquent les combats des mexicains et la défense de la patrie en 1829 sous la conduite du général don Antonio López de Santa Anna contre la tentative de reconquête espagnole, sont du poète Francisco González Bocanegra et furent composées en 1853.
Parole originales :
Del guerrero inmortal de Zempoala
te defiende la espada terrible
y sostiene su brazo invencible
tu sagrado pendón tricolor
él será del feliz mexicano
en la paz en la guerra el Caudillo
porque él supo sus armas de brillo
cicundar en los campos de honor
Les paroles actuelles datent de 1984 (présidence de Miguel de la Madrid)
Selon certains chercheurs et historiens mexicains dont le célèbre chercheur Francisco Martín Moreno auteur notamment de México negro ainsi que des journalistes d'investigation travaillant pour La Jornada les droits commerciaux de l'hymne national mexicain appartiendraient à la compagnie américaine RCA Victor [1] [2] et ce serait actuellement le seul hymne national devant payer des droits pour son exécution publique hors du Mexique, la loi sur l'hymne national de 1943 ne s'appliquant pas hors du pays, selon d'autres ils auraient passé dans le domaine public aux États-Unis depuis 1909. Il s'agirait pour d'autres d'une affirmation dénuée de tous fondements ou basée sur des données erronées, voire d'une légende urbaine.[réf. nécessaire]
En 1854, Jaime Nunó composa la musique qui accompagne aujourd'hui le poème de González. L'hymne constitué de dix strophes et d'un refrain, et est entré dans l'usage le 15 septembre 1854, lors de se première exécution publique à México au Gran teatro de Santa Anna, interprété par les artistes de la compagnie d'opéra italienne René Masson : Claudina Fiorentini, Carolina Vietti, Lorenzo Salvi, Federico Beneventano et Ignacio Marini sous la direction de Giovanni Bottesini.
De 1854 à sa version actuelle, les paroles subirent de multiples modifications dues aux changements politiques dans le pays. Officieusement, l'hymne est parfois appelé Mexicanos, al grito de guerra (« Mexicains, au cri de guerre ») qui est aussi la première ligne de son refrain.
Sommaire |
Écriture du texte [modifier]
Le 12 novembre 1853, le président Antonio López de Santa Anna annonça un concours pour écrire un hymne national pour le Mexique.
Le concours offrait un prix à la meilleure composition poétique représentant les idéaux patriotiques. Francisco González Bocanegra, poète qui était le neveu de José María Bocanegra qui fut un éphémère président par intérim et qui était surtout une créature de Santa Anna. Selon une légende inventée de toute pièce, sa fiancée, Guadalupe González del Pino, avait une foi inébranlable dans le talent de son fiancé et elle était contrariée du constant refus de celui-ci à participer en dépit de ses sollicitations et de l'insistance de ses amis. Finalement, elle décida de prendre les choses en main. Elle l'attira dans la chambre à coucher de ses parents, l'y enferma et refusa de le laisser sortir avant qu'il n'écrive un premier jet pour la compétition. Dans la chambre où il était momentanément séquestré, il y avait des images dépeignant divers événements de l'Histoire mexicaine qui l'inspirèrent à se mettre au travail. Après quatre heures d'inspiration incessante, Francisco recouvra sa liberté en glissant sous la porte les dix couplets de sa création. Après avoir reçu l'approbation de sa fiancée et de son beau-père, il soumit le poème et gagna la compétition à l'unanimité du jury[3]. Sa victoire fut annoncée dans le Journal officiel de la Fédération le 3 février 1854. Bocanegra composa un autre hymne national, pour Miguel Miramón général conservateur partisan de Maximilien
Concours de musique [modifier]
Au même moment que les paroles furent choisies, un accompagnement musical fut sélectionné. Le lauréat fut Giovanni Bottesini, mais sa musique ne plut pas à la population. C'est la raison pour laquelle une seconde compétition d'accompagnements au texte de Francisco González Bocanegra fut organisée[4].
Celle-ci fut remportée par Jaime Nunó Roca, un chef d'orchestre d'origine espagnole. À cette époque, Nunó était à la tête de plusieurs fanfares militaires mexicaines.
Il avait été invité à les diriger par le président Santa Anna, qu'il avait rencontré à Cuba. Le 12 août 1854, sa composition Dios y libertad (en français Dieu et Liberté) fut choisie[5].
Depuis cette date, la version musicale de l'hymne n'a pas évolué. Une loi mexicaine en interdit d'ailleurs toute altération ou arrangement.
La version mambo de cet hymne arrangée par Pérez Prado dans les années 1950 valut en effet à l'artiste cubain un exil forcé en 1953.[réf. nécessaire]
Paroles [modifier]
Officiellement depuis 1943, l'hymne national en entier comporte le refrain ainsi que la 1re, la 5e, la 6e et la 10e strophes. La modification des paroles a été ordonnée par le président Manuel Ávila Camacho dans un décret publié dans le Diario Oficial de la Federación[6]. Quand l'hymne est joué durant des événements sportifs, tels que les jeux olympiques, seuls le refrain, la 1re strophe puis le refrain à nouveau sont joués dans cet ordre. Au début et à la fin des programmes de télévision et de radio, les stations ont parfois joué un hymne national modifié constitué du refrain, de la 1re strophe, du refrain à nouveau, de la 10e strophe et du refrain de nouveau.
| Paroles officielles (es) | Traduction |
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Coro |
Refrain |
Dans d'autres langues [modifier]
Bien que la langue nationale du Mexique soit de facto l'espagnol, il existe des personnes qui utilisent des langues traditionnelles autochtones et d'autres langues parlées au Mexique telles que le vénète parlé à Chipilo et le bas saxon parlé par plus de 70000 mennonites.
Le 8 décembre 2005, l'article 39 sur la loi des symboles nationaux fut adoptée pour permettre la traduction des paroles dans des langues autochtones. La traduction officielle a été effectuée par l'institut national des langues indigènes (Instituto Nacional de Lenguas Indígenas)[7]. Officiellement, l'hymne national a été traduit dans les langues suivantes: chinantèque, hña hñu, mixtèque, maya, nahuatl et tenek. D'autres groupes ont traduit l'hymne dans leurs langues respectives, mais ces traductions n'ont pas été ratifiés par le gouvernement[8].
Partition musicale [modifier]
Divers [modifier]
Chaque état du Mexique possède son hymne, il existe un hymne pour l'état de Veracruz, d'Aguascalientes, etc.
Le Huapango de Moncayo (es) est considéré par le Conseil national pour la culture et les arts Consejo Nacional para la Cultura y la Artes (CONACULTA) comme étant le second hymne national.
Références [modifier]
- Article d'Aline Peterson - La Jornada du 15 septembre 2004
- Francisco Martín Moreno - 100 mitos de la Historia de México - Santillana Ediciones generales SA de CV - Universidad - 2011 - México - ISBN 9786071105288
- David Kendall National Anthems - Mexico
- (en) Ambassade du Mexique en Serbie-Monténégro Histoire de l'hymne national mexicain
- (en) Petite histoire de l'hymne national
- Administration d'Ernesto Zedillo National Les symboles de Mexico.
- (es)Diario Oficial de la Federación - Decree allowing for translation of the anthem into native languages. Dec. 7, 2005. Retrieved Jan. 11, 2006
- (es) Comisión Nacional para el Desarrollo de los Pueblos Indígenas - Himno Nacional Mexicano en lenguas indígenas