Helene Mayer

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Helene Mayer
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Helena Mayer sur un timbre
Helena Mayer sur un timbre
Contexte général
Sport pratiqué escrime
Arme fleuret
Biographie
Nationalité Drapeau : Allemagne allemandeDrapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand puis
Drapeau : États-Unis américaine (1940)
Naissance 20 décembre 1910
Lieu de naissance Offenbach
Décès 15 octobre 1953
Lieu de décès Heidelberg
Palmarès
Jeux Olympiques 1 1
Championnats du Monde 3
Championnats d'Europe 2

Helene Mayer (20 décembre 191015 octobre 1953) est une fleurettiste allemande puis américaine. Elle participa aux Jeux Olympiques de 1928, 1932 et 1936. Étudiante aux États-Unis à partir de 1932, elle fut la seule sportive juive de l'équipe olympique allemande aux Jeux olympiques de Berlin.

Mayer fait partie des 100 plus grandes sportives du XXe siècle.[réf. nécessaire]

Biographie[modifier | modifier le code]

Helene Mayer remporta, à l'âge de 13 ans, son premier championnat d'escrime en 1924. En 1930, elle avait déjà remporté six championnats au niveau national. Elle remporta sa première médaille d'or aux Jeux olympiques de 1928 à Amsterdam, où elle représentait l'Allemagne, à l'âge de 17 ans.

En 1931, elle suivit des cours à la Sorbonne, à Paris, pendant un semestre. La même année, elle perdit son père, le Dr Ludwig Mayer. En 1932, grâce à un programme d'échanges elle commença des études au Scripps College de Claremont, près de Los Angeles, en Californie. La même année, elle se classa 5e aux Jeux olympiques de Los Angeles.

En 1933, alors qu'elle poursuivait ses études au Scripps College, elle fut exclue in abstentia du club d'escrime d'Offenbach, où elle était toujours licenciée. L'année suivante, après avoir achevé ses études universitaires à Claremont, Helene Mayer commença à enseigner l'escrime puis l'allemand au Mills College d'Oakland, près de San Francisco. Elle remporta le championnat des États-Unis la même année.

En 1936, elle fut invitée à rejoindre l'équipe nationale allemande d'escrime, ce qu'elle accepta, malgré les appels de personnalités, comme le prix Nobel de littérature Thomas Mann. Elle était la seule sportive juive de l'équipe olympique allemande — ce qu'elle ignorait lorsqu'elle accepta l'invitation — et permit ainsi au régime nazi de contrecarrer la campagne de boycottage des Jeux olympiques de Berlin[1]. Elle remporta une médaille d'argent, mais déclencha une controverse en arborant un brassard à croix gammée lors de la cérémonie de remise des médailles et en faisant le salut nazi. Sa mère et deux de ses frères continuaient de vivre en Allemagne.

Après les Jeux olympiques, elle retourna vivre aux États-Unis, y participant à de nombreuses compétitions d'escrime. En 1940, elle devint citoyenne américaine. Elle continua d'enseigner au Mills College d'Oakland jusqu'en 1947 et travailla ensuite au City College de San Francisco.

En 1952, Helene Mayer revint s'installer en Allemagne. Elle se maria avec le baron Erwin Falker von Sonnenburg et s'installa à Munich. Peu de temps après, elle décéda d'un cancer, deux mois avant son 43e anniversaire.

Compétitions internationales[modifier | modifier le code]

En 1928, elle remporte le championnat italien d'escrime.

Elle est championne européenne en 1929 et 1931.

Elle est championne du monde de fleuret en 1929-31 et 1937.

Championnat américain[modifier | modifier le code]

Elle poursuivit sa carrière aux États-Unis et remporta plusieurs championnats de fleuret, 8 fois de 1934 à 1946 (1934, 1935, 1937, 1938, 1939, 1941, 1942 et 1946).

Hall of Fame[modifier | modifier le code]

Elle est introduite dans l'USFA Hall of Fame en 1963.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir Paul Taylor, Jews and the Olympic Games : the clash between sport and politics, Brighton, Sussex Academic Press, 2004, pp. 9-13. Selon l'auteur, l'attitude de Helene Mayer s'explique par son ignorance de l'ampleur des persécutions déjà en cours en Allemagne contre les Juifs et parce qu'elle ne se sentait pas personnellement menacée ; seul son père, décédé, était juif et elle-même était grande et blonde, l'incarnation de l'idéal « aryen » des nazis.

Bibliographie[modifier | modifier le code]