Grand Musée égyptien (Le Caire)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Musée égyptien du Caire.
Grand Musée égyptien
Informations géographiques
Pays Drapeau de l'Égypte Égypte
Ville Le Caire (Gizeh)
Adresse plateau de Gizeh
Coordonnées 29° 59′ 37″ N 31° 07′ 11″ E / 29.993611, 31.11972229° 59′ 37″ Nord 31° 07′ 11″ Est / 29.993611, 31.119722  
Informations générales
Date d’inauguration fixée à juillet 2011
Collections égyptologiques
Nombre d’œuvres 130 000 pièces prévues
Superficie 22 000 m²

L'étude du projet d'un « Grand Musée égyptien »[1] s'est terminée le 4 février 2002. Pour concevoir ce nouveau musée archéologique, un concours international placé sous le patronage de l'UNESCO a été lancé. L'appel d'offre lancé par l'Égypte pour sa construction a été remporté par le cabinet d'architecture Heneghan-Peng en juin 2003 ; le coût prévu est de 550 millions de dollars.

Ce nouveau musée, nommé GEM (Grand Egyptian Museum)[2], est situé près des pyramides de Gizeh et en harmonie avec elles, ses lignes de fuite étant alignées sur le sommet de chacune des trois pyramides.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce musée, qui s’étendra sur cinquante hectares est situé à moins de trois kilomètres des pyramides de Gizeh ; afin de ne pas détruire l'harmonie du plateau, il est construit cinquante mètres en contrebas. Il a la forme d'une flèche de cinq cents mètres de long avec la pointe orientée vers les pyramides ; les parois sont en albâtre avec des motifs triangulaires évoquant les pyramides ; en transparence, une animation lumineuse permettra de faire changer leur couleur de jour comme de nuit.

L'édifice disposera d'un auditorium de mille places, d'un cinéma équipé en IMAX 3D, d'une médiathèque/bibliothèque, d'un centre de recherche et d'un institut scientifique. Les chercheurs disposent d'ores et déjà d'un centre de conservation ultramoderne, équipé de cinq laboratoires. Les bâtiments de la conservation, d'une superficie de 22 000 m², sont terminés et reliés au musée par une galerie à trente mètres sous terre, avec une capacité de stockage de 100 000 objets divers, et devraient commencer à accueillir les objets dès 2010.

Pour résoudre le problème des antiquités entassées dans les dépôts, ce musée devrait comporter près de 130 000 pièces provenant de plusieurs musées, du musée égyptien, de son dépôt[3] et des dépôts de différents sites archéologiques.

Ces objets seront présentés selon cinq thèmes : « Terre d'Égypte », « Parenté et monarchie », « L'Homme, la société et le travail », « Religion et culture », « Scribe et savoir ». Parmi les pièces les plus importantes qui seront exposées, il est prévu d’y transférer la totalité de la collection, unique au monde, du tombeau de Toutânkhamon, dont les éléments commenceront leur déménagement dès 2010 afin d'être nettoyés, traités et étudiés par les conservateurs de ce nouveau musée.

Il est également prévu que ce grand musée accueille les momies royales et le trésor découvert dans les tombes royales de Tanis.

Déjà, le colosse de Ramsès II, longtemps exposé sur la place de la gare du Caire est désormais transféré vers le Grand Musée[4].

On pourra également y voir, à travers des effets visuels, les pièces égyptiennes les plus importantes qui se trouvent dans des musées étrangers, comme le buste de Néfertiti, actuellement à l'Ägyptisches Museum de Berlin, ou la pierre de Rosette qui se trouve au British Museum de Londres.

À priori, l'actuel musée de la place Tahrir sera consacré uniquement à l’historique de l’art égyptien et son évolution au fil des siècles, l’histoire de l’archéologie, et l’histoire du musée lui-même.

La date d'ouverture prévue pour ce Grand Musée avait été fixée à juillet 2011 mais en mai 2011 Zahi Hawass annonce l'ouverture pour la mi-mars 2015 :

« Tous les détails financiers ne sont pas encore réglés et si le gros œuvre semble un peu près terminé, au moins pour le sous-sol et les entrepôts, il y a tout le reste à faire ; par exemple, le transfert du trésor de Toutânkhamon va imposer la fermeture partielle ou totale des salles Toutânkhamon de l'actuel musée et rendre invisible les objets durant plusieurs semaines, voire, plusieurs mois, car certains objets n'ont jamais été restaurés depuis Howard Carter. »

Les deux phases déjà terminées du musée incluent un centre de restauration équipé de laboratoires, d’entrepôts, de centres énergétiques ainsi que d’une unité de pompiers.

Le 10 janvier 2012, BESIX et Orascom Construction Industries (OCI) du groupe Orascom, commencent la réalisation, en association, de la phase III du Grand Musée égyptien. Les travaux ont débuté en février 2012 pour se terminer en juillet 2015[5]. Cette phase comprend des galeries d’exposition, un centre de conservation ainsi qu’un centre commercial et des restaurants. Le contrat s’élève à US $810 million (+/- EUR 635 millions).[réf. nécessaire]

En mars 2014, le ministre de l'« Égypte Antique », Mohammed Ibrahim Ali[6], a confirmé la finalisation des travaux du nouveau musée dont l'inauguration est prévue pour août 2015. Le ministre espère ainsi remonter l'attrait touristique du pays, actuellement au plus bas[7]. Le projet aura coûté cinq milliard de livres égyptiennes, sachant que le gouvernement japonais a financé une grande partie du projet sous forme de prêt devant être remboursé dans les dix ans de l’inauguration.

Du 4 au 9 septembre 2014, l’ICOM (International Council Of Museums) a rencontré Mohamed Sameh Amr, délégué permanent de l’Égypte auprès de l’UNESCO, Mamdouh Mohamed Gad el-Damaty, ministre des Antiquités de l’Égypte et Tarek Sayed Tawfik, directeur du GEM, pour offrir son assistance aux musées et aux professionnels des musées égyptiens. La directrice générale de l’ICOM, Anne-Catherine Robert-Hauglustaine a également confirmé la participation de l’ICOM dans l’organisation d’un colloque international portant sur le traitement des restes humains, qui se tiendrait au GEM, en 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Y. Mansour, Le projet du Grand Musée égyptien
  2. GEM = pierre précieuse en anglais
  3. Ali Radwan, Trésors de collections inconnues
  4. Le voyage de Ramsès II.
  5. Grand Musée du Caire : un projet pharaonique mené par le belge Besix.
  6. Le Dr. Mohamed Ibrahim Ali était le ministre des Antiquités au sein du gouvernement de Kamal al-Ganzouri et de son successeur Hicham Qandil ; professeur d'Antiquités égyptiennes à la Faculté des Lettres de l'université de 'Ayn Shams (le Caire), il est l'un des experts au sein du Comité de construction du Grand Musée égyptien.
  7. Commentaire sur easyvoyage.com.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]