Musée égyptologique

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Est considéré comme musée égyptologique tout musée possédant une importante collection d'antiquités égyptiennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers collectionneurs d'antiquités égyptiennes sont les consuls résidant à Alexandrie ou au Caire. Méhémet Ali, un Albanais, gouverne l'Égypte pour le compte du sultan de Constantinople. Le pays est déchiré par la guerre civile. Deux consuls sont en poste au Caire : Henry Salt qui représente les intérêts de la Grande Bretagne et Bernardino Drovetti consul de France. Chaque consul travaille avec un « explorateur ».

Salt travaille avec Giovanni Belzoni. Il est chargé, en 1815, de récupérer une tête qui se trouve dans le Ramesséum et de ramener toutes les antiquités qu'il peut acquérir. Le 18 octobre 1817, il découvre la tombe de Séthi Ier ; cette découverte a un grand retentissement dans la société occidentale. Il fait une copie du sarcophage et monte une exposition itinérante qui sillonne l'Europe (Londres, Saint Pétersbourg, Paris - 1822). Le sarcophage de Séthi Ier a été acquis par un collectionneur privé anglais (Lord Soames). Belzoni fouille le temple de Mout à Karnak, ce qui a pour conséquence la dispersion des statues de Sekhmet (déesse lionne assise). Il explore aussi Abou Simbel et la pyramide de Khéphren ; il est déçu de ne rien trouver mais découvre un graffito indiquant qu'un de ses prédécesseur a été le fils de Saladin. Belzoni est un personnage très actif. En définitive, il exhume plus de soixante-dix pièces qui sont envoyées au Caire. La question du devenir de ces collections se pose. Trois musées sont intéressés : Le Louvre pour la France, le British Museum pour les Britanniques et le musée égyptologique de Turin en Italie.

Le directeur général du Louvre est le comte de Forbin qui porte un grand intérêt à l'Égypte. Il demande à Jomard d'aller au British Muséum pour voir comment sont entreposées les collections égyptiennes. En 1817, la salle d'Isis est inaugurée au Louvre et Forbin achète des pièces isolées, mais les académiciens donnent la primauté à l'art grec : Quatremère de Quincy trouve l'art égyptien barbare. Pendant ce temps, les caisses de Drovetti sont entreposées à Marseille, Gènes et Livourne.

Au même moment le gouvernement français achète le zodiaque de Dendérah (1822). Or Champollion montre que ce zodiaque ne date pas du Nouvel Empire, mais de l'époque gréco-romaine. Comme son achat a été fort onéreux, les caisses sont vides et la collection Drovetti est en définitive vendue au roi du Piémont, Charles-Félix de Savoie, pour le compte du musée de Turin.

Drovetti offre à Charles X qui, lors de son accession au trône (1824-1830), veut créer un véritable musée royal, un naos et présente un sarcophage de la XXVIe dynastie. Le roi, très intéressé par les Antiquités, fait acheter par le Louvre les 2500 pièces de la collection Durand en 1825. Il envoie Champollion en mission à Turin pour établir un catalogue raisonné de la collection Drovetti. Champollion apprend, à Florence, qu'une partie de la collection Salt est à vendre. En février 1826, il obtient que la seconde partie de cette collection soit achetée. Elle comprend 117 pièces.

Le 15 mai 1826, Charles X crée la division des Antiquités Égyptiennes au musée du Louvre ; il la confie à Jean-François Champollion. Pendant ce temps, la seconde collection Drovetti est en souffrance à Marseille. Drovetti fait offrir à la France, par Méhémet Ali, une girafe et certains bijoux dont la bague aux chevaux. En 1827, la seconde partie de la collection Drovetti est enfin acquise par le Louvre ; plus de 700 pièces dont des chefs d'œuvre d'orfèvrerie comme la coupe Djehouty et la statue colossale de Séthi II en porte-enseigne d'Amon.

Principaux musées égyptologiques[modifier | modifier le code]

Liste des vingt premiers musées ayant une importante collection d‘antiquités égyptiennes.

Musée Ville, Pays Nb d'objets
égyptologiques
Musée du Caire Le Caire, Égypte 120 000
British Museum Londres, Grande-Bretagne 110 000
Ägyptisches Museum, Neues Museum Berlin, Allemagne 80 000
Musée Petrie d'archéologie égyptienne Londres, Grande-Bretagne 80 000
Musée du Louvre Paris, France 50 000
University of Pennsylvania Museum of Archaeology and Anthropology Pennsylvanie, États-Unis 42 000
Musée des beaux-arts Boston, États-Unis 40 000
Metropolitan Museum of Art New York, États-Unis 36 000
Musée égyptologique Turin, Italie 32 500
Institut oriental Chicago, États-Unis 30 000
World Museum Liverpool, Grande-Bretagne 16 000
Manchester Museum Manchester, Grande-Bretagne 16 000
Musée archéologique Florence, Italie 14 000
Musée national d'art égyptien Munich, Allemagne 8 000
Musée Roemer et Pelizaeus Hildesheim, Allemagne 8 000
Aegyptisches Museum Leipzig, Allemagne 8 000
Museo civico archeologico Bologne, Italie 3 500
Brooklyn Museum Brooklyn, États-Unis 2 000
Ny Carlsberg Glyptotek Copenhague, Danemark 1 900
Musée des beaux-arts Lyon, France 2 600[1]

Musées en Égypte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musées égyptiens.

Musées égyptologiques dans le monde[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Autriche[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Grèce[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Pologne[modifier | modifier le code]

Musées virtuels[modifier | modifier le code]

Plus de deux millions d'objets issus de l'Égypte antique sont conservés à travers le monde, répartis dans près d'un millier de musées publics. Rassembler tous ces objets au sein d'un musée virtuel international est un but que se sont fixés plusieurs projets :

  • The Global Egyptian Museum[11], réalisé sous le patronage du Comité International pour l'Égyptologie (CIPEG) du Committee of the International Council of Museums (ICOM-UNESCO) et hébergé au Center for Documentation of Cultural and Natural Heritege (CULTNAT). Il est dirigé par :
  • The Virtual Egyptian Museum[12], projet commun au California Institute of World Archaeology (CIWA), basé à Santa Barbara, en Californie et la Collection Senusret.

Notes[modifier | modifier le code]