Musée archéologique national (Florence)

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43°46′34.46″N 11°15′44.16″E / 43.7762389, 11.2622667

Le pavillon étrusque au musée archéologique de Florence

Le Musée archéologique national de Florence se trouve dans un palais construit en 1620 par Giulio Parigi pour être la résidence de la princesse Marie Madeleine de Médicis, sur la place Santissima Annunziata.

Sommaire

[modifier] Histoire

Le musée fut inauguré en la présence du roi Victor-Emmanuel II en 1870 dans les locaux du Cenacolo di Fuligno via Faenza et comprenait seulement les vestiges étrusques et romains. Avec l'augmentation des collections, un autre emplacement fut rapidement nécessaire et en 1880 il fut transféré dans son emplacement actuel.

Le fond initial provient des collections Médicis et Lorraine, transférées à plusieurs reprises des Offices jusqu'en 1890 (sauf la statuaire en marbre qui s'y trouvait déjà). Le section égyptienne fut constituée dans la première moitié du XVIIIe siècle d'une part par les acquisitions de Pierre Léopold de Toscane, d'autre part d'une expédition promue du même grand duc en 1828 et 1829 par le toscan Ippolito Rosellini avec le français Champollion (qui déchiffra les hiéroglyphes). En 1987 fut inauguré un musée topographique sur la civilisation étrusque qui avait été détruit pendant les inondations de 1966.

[modifier] Collections

Il comprend de nombreuses pièces historiques des époques étrusque, romaine, égyptienne et grecque :

[modifier] Pièces étrusques

La Chimera di Arezzo exposée dans le couloir des bronzes à destination cultuelle (avant son déplacement dans la salle des grands bronzes).

L'organisation des salles étrusques a été reconsidérée et restructurée en 2006, quarante années ayant été nécessaires pour la restauration de plus de 2 000 vestiges endommagés par les inondations de 1966.

Salles des grands bronzes
Salles XIV des bronzes à destination cultuelle
  • Bronzetti, kouros, Mnerva, animaux votifs, dévots (guerrier et orant), divinités, fragments, vaisselle, mobilier...
Salles spécialisées

Certaines pièces, exposées jusqu'à récemment, ont été restituées aux musées de leurs lieux d'origine :

[modifier] Pièces romaines

Minerve en cours de restauration en 2006
  • L'idolino du Pesaro, statue en bronze de jeune homme haute de 146 cm, copie romaine d'un original grec classique qui fut trouvée en fragments au centre de Pesaro en octobre 1530.
  • Le torso di Livorno, copie d'un original grec du Ve siècle av. J.‑C.
  • Statue du soi-disant coq Gallo Treboniano, œuvre tardive du IIIe siècle av. J.‑C.
  • Le bronze de la Minerve d'Arezzo, copie romaine d'un modèle grec attribué à Praxitèle du IVe siècle av. J.‑C.

[modifier] Pièces égyptiennes

vitrine aux salles égyptiennes

Les collections présentes ici (plus de 14 000 pièces) ne sont que les secondes en Italie après celles du musée égyptologique de Turin. Elles sont installées dans des salles décorées spécialement au premier étage et leurs contenus sont tirés à l'origine des collections Nizzoli et Schiapparelli et de la campagne de fouilles d'Ippolito Rosellini et de Jean-François Champollion. D'autres acquisitions importantes comme celles des papyrus proviennent des fouilles de 1934-1939. Les vestiges concernent surtout les activités quotidiennes de l'ancienne Égypte, avec aussi des objets en matériaux fragiles fait de bois, de tissu ou d'os. La restructuration en cours en 2006 veut privilégier les critères chronologiques et topographiques plutôt que thématiques.


La Salle VIII est dédiée à l'époque finale de la civilisation égyptienne et reste à son installation du XVIIIe siècle. On peut y voir les ustensiles trouvés dans la tombe d'une nourrice de la fille du pharaon Taharqa (XXVe dynastie) avec ses deux sarcophages. Il est même exposé l'enveloppe du corps de la femme appelée Takherheb, en toile mastiquée couverte de feuilles d'or.

[modifier] Pièces grecques

Cratère grec dit vase François

La collection de céramiques antiques est très vaste et comprend une grande salle avec des nombreuses vitrines au deuxième étage. Généralement les pièces proviennent de tombes étrusques et sont en rapport avec des échanges avec la Grèce, en particulier avec Athènes (lieu de production de la plupart des vestiges) et remontent à la période du IVe siècle av. J.‑C. à maintenant.

Entre les vases, le plus important est celui dit vase François, du nom de l'archéologue que le découvrit en 1844 dans une tombe étrusque à fonte Rotella, chemin Chiusi, un grand cratère à figures noires, signé du potier Ergotimos et du peintre Kleitias, qui représente une série de récits de la mythologie grecque sur toutes les figures. Il est daté autour de 570 av. J.-C.

On y trouve d'autres œuvres considérables comme l'Hydre à figures rouges signé du peintre de Meidias (550-540 av. J.-C.) et les coupes des Petits Maîtres (560-540 av. J.-C.) nommées ainsi par le miniaturisme des figures des céramiques, les sculptures Apollo et Apollino Milani (VIe siècle av. J.‑C.) du nom du donateur, le torse d'athlète (Ve siècle av. J.‑C.) et la grande tête chevaline hellénistique (ou tête du cheval Médicis Riccardi du nom de son premier emplacement dans le palais médicéen Riccardi) fragment d'une statue équestre qui inspira Donatello et Verrocchio dans deux célèbres monuments de Padoue et de Venise. Dans le couloir sont exposés deux kouros archaïques en marbre.

[modifier] Sources

[modifier] Liens externes

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