Giovanni Battista Re

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Giovanni Battista Re
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Le cardinal Re
Biographie
Naissance 30 janvier 1934 (80 ans)
à Brescia (Italie)
Ordination sacerdotale 3 mars 1957
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
21 février 2001 par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de
Ss. XII Apostoli (2001-2002)
Cardinal-évêque de
Sabina-Poggio Mirteto (2002-)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 7 novembre 1987 par le
pape Jean-Paul II
Dernier titre ou fonction Préfet émérite de la Congrégation pour les évêques
Préfet de la Congrégation pour les évêques
Président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine
16 septembre 2000 – 30 juin 2010
Précédent Lucas Moreira Neves Marc Ouellet Suivant
Substitut de la Secrétairerie d'État
12 décembre 1989 – 16 septembre 2000
Précédent Edward Idris Cassidy Leonardo Sandri Suivant
Secrétaire de la Congrégation pour les évêques
9 octobre 1987 – 12 décembre 1989
Précédent Lucas Moreira Neves Justin Francis Rigali Suivant
Archevêque titulaire de Forum Novum
9 octobre 1987 – 21 février 2001 (cardinal)

Blason
« Virtus ex alto »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
(en) Articles sur www.cardinalrating.com

Giovanni Battista Re, né le 30 janvier 1934 à Borno (Brescia, Italie), est un cardinal italien de l'Église catholique romaine, préfet émérite de la Congrégation pour les évêques depuis 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il entre au séminaire de Brescia, où il étudie la philosophie et la théologie avant d'être ordonné prêtre le 3 mars 1957[1]. Son évêque, Mgr Giacinto Tredici, l'envoie à Rome parfaire sa formation afin de devenir enseignant. Il est titulaire d'un doctorat en droit canonique obtenu à l'Université pontificale grégorienne.

Prêtre[modifier | modifier le code]

Il commence son ministère sacerdotal comme curé en paroisse.

Puis, après avoir été membre de l'Académie pontificale ecclésiastique, il travaille à la nonciature de Panama. Il est ensuite en poste en Iran et devient secrétaire de Mgr Giovanni Benelli.

Jean-Paul II le nomme assesseur de la Secrétairerie d'État, le 12 décembre 1979.

Évêque[modifier | modifier le code]

Le 9 octobre 1987, il est nommé évêque et secrétaire de la Congrégation des évêques. Il est consacré par le pape Jean-Paul II le 7 novembre suivant.

Il est alors l'un des proches collaborateurs du souverain pontife.

Le 12 décembre 1989, il retourne à la Secrétairerie d'État comme substitut.

Il devient préfet de la Congrégation des évêques et président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine le 16 septembre 2000.

Le 21 janvier 2009, il a rédigé le décret levant l'excommunication des évêques de la Fraternité saint-Pie X, dont l'évêque négationniste Richard Williamson[2].

Atteint par la limite d'âge, il se retire de ces deux charges le 30 juin 2010. Il est remplacé par le cardinal Marc Ouellet.

Polémique suite à l'excommunication d'une jeune brésilienne[modifier | modifier le code]

En tant que préfet de la Congrégation pour les évêques, il confirme en mars 2009 l'excommunication rappelée par l'archevêque d'Olinda et Recife, José Cardoso Sobrinho, touchant la mère d'une fillette de neuf ans ayant avorté après avoir été violée par son beau-père, ainsi que les médecins ayant pratiqué l'IVG[2],[3]. Alors que la grossesse de la fillette menaçait la vie de celle-ci, il justifie l'excommunication expliquant que « le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées" » et explique que le père de l'enfant n'est pas excommunié parce que « Le viol est moins grave que l'avortement ». Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva critique fortement l'excommunication « déplorant profondément en tant que chrétien et catholique qu'un évêque de l’Église catholique ait un comportement aussi conservateur »[4].

Cardinal[modifier | modifier le code]

Lors du consistoire du 21 février 2001, il est créé cardinal avec le titre de cardinal-prêtre des Saints-Apôtres (Ss. XII Apostoli).

Le 1er octobre 2002, il est élevé au titre de cardinal-évêque de Sabina-Poggio Mirteto.

Il aurait été papabile lors du conclave de 2005 [réf. nécessaire]. Il participe au conclave de 2005 et à celui de 2013 qui élisent respectivement les papes Benoît XVI et François.

Au sein de la Curie romaine, il est également membre de la seconde section de la Secrétairerie d'État, de la Congrégation pour la doctrine de la foi et de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples[5],[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. Lovatti, Giacinto Tredici vescovo di Brescia in anni difficili, Fondazione Civiltà Bresciana, Brescia 2009, p. 241
  2. a et b L'excommunication de médecins brésiliens aggrave le trouble des catholiques, Le Monde, 11 mars 2009.
  3. Vatican backs excommunication of Brazilian MDs over child's abortion, CBC News, 7 mars 2009.
  4. Vatican : "Le viol est moins grave que l'avortement", Le nouvel Observateur, 9/3/2009
  5. nommé le 8 janvier 2007
  6. (it) Vatican, « Renoncements et nominations du 8 janvier 2007 », sur press.vatican.va,‎ 8 janvier 2007 (consulté le 17 janvier 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]