Gabrielle Louis-Carabin

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Gabrielle Louis-Carabin
Fonctions
Députée de la 2e circonscription de la Guadeloupe
En fonction depuis le 19 juin 2002
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 200717 juin 2012
Prédécesseur Ernest Moutoussamy (PPDG)
Maire de Le Moule
En fonction depuis le 20 mars 1989
Prédécesseur Henri Beaujean (RPR)
Conseillère général du Canton du Moule-1
En fonction depuis le 27 mars 2011
Prédécesseur Germaine Guizonne-Lacréole (DVG)
17 mars 198511 juillet 2002
Prédécesseur Mme Manicom (DVD)
Successeur Germaine Guizonne-Lacréole (DVG)
Conseillère régional de Guadeloupe
22 mars 19921er janvier 2002
Biographie
Date de naissance 20 février 1946 (68 ans)
Lieu de naissance Le Moule (Guadeloupe)
Parti politique DVG
ancienne UMP

Gabrielle Louis-Carabin, née le 20 février 1946 au Moule (Guadeloupe), est une femme politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est élue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la deuxième circonscription de la Guadeloupe. Elle est réélue députée de la même circonscription, le 17 juin 2007 avec 54,87 % des suffrages.

Lors des élections municipales de la ville du Moule, le 9 mars 2008, elle est réélue au premier tour avec 77,54 % des voix.

Elle faisait partie de l'UMP jusqu'au 24 juin 2009, date à laquelle elle quitte le parti pour protester contre la nomination de Marie-Luce Penchard comme secrétaire d'État à l'Outre-mer. Seule du groupe parlementaire UMP, dont elle reste membre, elle émet un vote d'abstention (ce qui à l'Assemblée nationale est différent d'une absence de vote) lors de la déclaration de politique générale de François Fillon, le 24 novembre 2010.

Lors des élections législatives de 2012, elle est à nouveau réélue, toujours dans la deuxième circonscription de la Guadeloupe, en tant que candidate Divers gauche avec 71,75 % des voix au second tour face au candidat UMP Laurent Bernier[1]. Pour cette XIVe législature, elle siège au groupe socialiste en tant qu'apparentée. Par ailleurs, elle se rattache financièrement à Démocratie et République, un parti fondé par Jean-Louis Masson[2].

La querelle a toujours été très vive entre Gabrielle Louis-Carabin et Lucette Michaux-Chevry (sénateur-maire de Basse-Terre, ancienne ministre et mère de Marie-Luce Penchard). Les deux femmes ont depuis quelques années, multiplié les attaques. Amie personnelle de Jacques Chirac, Lucette Michaux-Chevry a toujours refusé de créer une section locale du RPR ou de l’UMP en Guadeloupe. À l’inverse, la député et maire du Moule se prévalant du soutien personnel de Nicolas Sarkozy est passée outre. Lors de ses meetings en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy, alors président de l’UMP a dû batailler ferme et multiplier les appels à l’union et l’unité derrière lui. Depuis, les querelles entre les deux personnalités ont quelque peu diminué mais la démission de l'UMP, pour protester contre l'arrivée de la fille de Mme Michaux-Chevry comme secrétaire d'État, qu'elle considère « pire que sa mère »[3] démontre une hostilité latente.

Prise de position[modifier | modifier le code]

Bien que parlementaire de la majorité de l'époque, Gabrielle Louis-Carabin s'est abstenue lors du vote du budget de la mission outre-mer, en novembre 2008, qu'elle juge insuffisant pour faire face aux difficultés que connaissent les Guadeloupéens[4]. En 2011, elle signe la lettre au ministre de l'Éducation nationale demandant le retrait de manuels scolaires qui expliquent l'identité sexuelle des individus.

Lors de l'élection présidentielle française de 2012, elle soutient la candidature de François Hollande, puis, lors des législatives qui suivent, elle se présente sous l'étiquette divers gauche[5]. Au premier tour elle a alors obtenu 56,95 % des suffrages exprimés(soit 13 853 voix) dans la 2e circonscription de Guadeloupe, se plaçant ainsi en première position et ayant un large avantage sur le candidat de l'UMP, Laurent Bernier qui obtient 21,71 % des voix (soit 5 280 voix).

Le 12 février 2013, elle fait partie des quatre députés du groupe socialiste ayant voté contre le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe[6].

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]