Combustible fossile
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On appelle combustible fossile tous les combustibles riches en carbone — essentiellement des hydrocarbures — issus de la méthanisation d’êtres vivants morts et enfouis dans le sol depuis plusieurs millions d’années, jusqu’à parfois 650 millions d’années. Il s’agit du pétrole, du charbon et du gaz naturel. Parmi ces derniers, le méthane (CH4) présente le rapport H/C le plus élevé, tandis que l’anthracite et certaines houilles sont composés de carbone presque pur. Ces sources d'énergie ne sont pas renouvelables car elles demandent des millions d'années pour se reformer et parce qu'elles sont utilisées beaucoup plus vite que le temps nécessaire pour recréer des réserves.
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[modifier] Impacts environnementaux
Ce sont des énergies non renouvelables, au même titre que l’énergie nucléaire, car leur reconstitution naturelle demanderait des millions d’années pour être achevée. Outre leur épuisement inéluctable, l’exploitation de ces combustibles est à l’origine de problèmes environnementaux relatifs aux dégâts écologiques liés à leur extraction (celle des sables bitumineux de l’Athabasca a été particulièrement médiatisée) et à leur utilisation (réchauffement climatique dont seraient en partie responsables les gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone massivement émis par leur combustion).
[modifier] Impacts sanitaires
L'ONU rappelait en 2007 dans son rapport GEO-4[1] que la « combustion des carburants fossiles dans les centrales électriques et dans les véhicules est la principale source d’émissions de CO2, de SO2 et de NOx », précisant que « les liens entre l’exposition aux polluants atmosphériques et les problèmes sanitaires humains ne font aucun doute. Dans les premières années de notre décennie, on estime que la pollution de l’air a été à l’origine de 70 000 morts prématurées par an aux États-Unis et de 5 900 au Canada. On sait qu’elle favorise l’asthme, dont l’augmentation du nombre de cas est importante, en particulier chez les enfants. Le mercure émis lors de la combustion du charbon dans les centrales électriques entre dans la chaîne alimentaire, affectant les peuples indigènes du Nord de l'Amérique plus que tout autre Nord Américain (voir Chapitre 2 et la section de ce chapitre consacrée aux régions polaires). Ses effets sur la santé peuvent être très graves ».
[modifier] Avenir
Aujourd'hui (années 2010), l’utilisation par l’humanité de quantités considérables de combustibles fossiles est à l’origine d’un déséquilibre important du cycle du carbone, ce qui provoque une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre et, par voie de conséquence, entraîne des changements climatiques.
Les réserves de combustibles fossiles de la planète se renouvellent bien plus lentement que leur vitesse de consommation actuelle, de sorte que leur épuisement doit être envisagé. Malgré les violentes polémiques, ce fait est aujourd’hui[Quand ?] reconnu, tant par les scientifiques que par les industriels, à quelques nuances chronologiques près. La différence d’échéance se compte en décennie. Dans le cas particulier du pétrole, on parle de pic pétrolier ou de pic Hubbert.
Pour donner un ordre de grandeur de la vitesse d’utilisation des combustibles fossiles, on considère que, au rythme actuel, l’humanité aura épuisé en moins de 200 ans les réserves accumulées pendant plusieurs centaines de millions d’années (pour fixer les idées, on prendra 200 millions d’années, sachant que le carbonifère dura environ 60 millions d’années[Pourquoi ?]). On constate ainsi que l’humanité épuise les réserves de combustibles fossiles environ un million de fois plus vite que ce que la nature a mis pour les constituer.
- la pollution de l’air : Courbe des rejets de CO2 dus à des énergies fossiles ; le total est la courbe noire, le pétrole la courbe bleue (1800-2069)
[modifier] Classification
Les combustibles fossiles représentaient en 2002 environ 80 % des 10 078 MTep (MégaTonne équivalent pétrole), de l'énergie consommée en 2002 dans le monde. Ils sont généralement classés en deux grandes catégories :
[modifier] Conventionnels
Les combustibles fossiles conventionnels représentent la quasi-totalité de la consommation actuelle d’énergies fossiles.
- Le pétrole : environ 35 % de l’énergie consommée dans le monde en 2002 (37 % en 2005)[réf. souhaitée]
- Le charbon : environ 25 % de l’énergie consommée dans le monde en 2002[réf. souhaitée]
- Le gaz naturel : environ 20 % de l’énergie consommée dans le monde en 2002 (23 % en 2005)[réf. souhaitée]
[modifier] Non conventionnels
Parmi les combustibles fossiles non conventionnels, on peut citer :
- les schistes bitumineux ((en) oil shale) contenant du kérosène, qui doit encore être pyrolysé
- Les sables bitumineux ((en) oil sands) contiennent du bitume
- Les hydrates de méthane
- La tourbe est un peu à part, son cycle de formation se compte en milliers d’années, ce qui la place à mi-chemin entre les carburants fossiles (dont la formation se compte en millions d’années) et les renouvelables.
- Le gaz de schiste
- Les huiles de schiste
- Le gaz de couche, gaz de houille, plus connu sous le nom de grisou
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- TOTAL, Consommation énergétique mondiale
- Énergies fossiles
- (fr) Visualisation de l’énergie Visualisations d’ensemble de la production et l’évolution de la consommation des nations sur la base de statistiques de BP
[modifier] Notes et références
- PNUE ; Rapport GEO4 2007, voir p 289/574 de la version française du rapport