Douglas Kennedy

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Douglas Kennedy

Description de cette image, également commentée ci-après

Douglas Kennedy, le

Naissance (60 ans)
Manhattan, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Distinctions
Prix littéraire du Festival du cinéma américain de Deauville
Chevalier des Arts et des Lettres
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres

Œuvres principales

Compléments

Signature Douglas Kennedy.jpg

Douglas Kennedy, né le à New York, est un écrivain américain qui décrit de manière très acerbe certains aspects des États-Unis d'Amérique. Il dénonce notamment leur puritanisme religieux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Douglas Kennedy au salon du livre Radio France en novembre 2011.

Douglas Kennedy grandit dans l’Upper West Side, étudie à la Collegiate School (le plus vieux lycée de New York) et au Bowdoin College dans l’État du Maine, avant de partir un an au Trinity College de Dublin en 1974. De retour à New York, il devient régisseur dans des théâtres de Broadway. En mars 1977, entre deux productions, il décide de partir à Dublin pour rendre visite à des amis. Il restera en Europe.

À Dublin, il devient cofondateur d’une compagnie de théâtre. Il rejoint ensuite le National Theatre of Ireland en tant qu’administrateur de la branche expérimentale. Il y passe cinq années (1978-1983), pendant lesquelles il commence à écrire, la nuit. En 1980, il vend sa première pièce à la chaîne de radio britannique BBC Radio 4. La pièce est aussi diffusée en Irlande et en Australie. Suivent deux autres pièces radiophoniques, également diffusées sur Radio 4.

En 1983, il démissionne de son poste au National Theatre of Ireland pour se consacrer exclusivement à l’écriture. Pour survivre, il devient journaliste indépendant, notamment pour l’Irish Times où il tient une rubrique de 1984 à 1986. En 1986, sa première pièce pour la scène est un échec désastreux, tant critique que public. Peu de temps après, l’Irish Times supprime sa rubrique.

En mars 1988, il emménage à Londres, au moment où son premier livre, un récit de voyage, est publié. Deux autres suivront. Ces trois livres reçoivent un très bon accueil critique. Parallèlement, sa carrière de journaliste indépendant connaît également un essor.

En 1994, paraît son premier roman, Cul-de-sac. En 1997, il est porté à l’écran par Stephan Elliott, le réalisateur de Priscilla, folle du désert.

Son deuxième roman, L'Homme qui voulait vivre sa vie, connaît un succès international. Il est traduit en seize langues et fait partie de la liste des meilleures ventes.

Son troisième roman, Les Désarrois de Ned Allen est aussi un best seller et un succès critique, traduit en quatorze langues.

La Poursuite du bonheur marque un changement radical. Après trois romans que l’on pourrait décrire comme des thrillers psychologiques, il opte pour une histoire d’amour tragique. Il reçoit un excellent accueil critique.

Ont suivi Une relation dangereuse (Belfond, 2003) et Au pays de Dieu (Belfond, 2004).

Parfaitement francophone, Douglas Kennedy vit entre Londres, Paris, Berlin et Wiscasset dans l’État du Maine, où il a acheté une maison. Il a été marié, de 1985 à 2009, à Grace Carley, conseillère politique au Royaume-Uni, au ministère de la Culture. Ils ont deux enfants.

Étude de l'œuvre[modifier | modifier le code]

L'attrait des romans de Douglas Kennedy, outre leur suspense et la vérité de leurs personnages, réside surtout dans leur éternel questionnement, que ce soit sur l'Amérique bien-pensante, sur l'humanité, sur les relations entre hommes et femmes, ou encore sur l'Art. Dans L'Homme qui voulait vivre sa vie et La Poursuite du bonheur, il pose des questions profondes sur le métier d'écrivain ou celui de photographe, et plus généralement sur le lien entre l'art et l'artiste, entre sa création, son don de soi, et les mensonges et douleurs qui en découlent. Il y a plus chez Douglas Kennedy que le simple roman à suspense ou le roman d'amour. C'est au fond des mots que Douglas Kennedy entraîne son lecteur avec lui. Un grand auteur moderne, qui ne renie pas son passé, qui garde au fond de lui ses origines, mais qui ne s'illusionne pas sur l'humanité. De l'art de voir l'être humain beau dans sa réalité, avec ses défauts, ses désarrois, ses charmes, ses bonheurs et ses malheurs.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Ce qui m'intéresse en tant que romancier, c'est d'utiliser les villes comme des personnages et d'y découvrir les frontières visibles ou invisibles qui les traversent[1]. »
  • « Tous mes romans ont pour thème le gouffre qui existe entre la mentalité américaine et européenne[1]. »
  • « Dans mes livres, je rôde toujours autour de l'idée que chaque homme est très doué pour construire sa propre prison, le mariage étant la prison la plus commune. Le couple rongé par le sentiment confus de culpabilité est l'un de mes thèmes obsessionnels[1]. »
  • « Tous mes romans ont été traduits en 18 langues, mais je n'ai plus d'éditeur dans mon propre pays. C'est bien sûr pour moi une blessure[2]. »
  • « Je critique dans mes livres la société américaine mais, par les thèmes de mes romans, j'appartiens au fond totalement à cette société[2]. »

Récompenses et décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Œuvre de Douglas Kennedy.

Récits[modifier | modifier le code]

Douglas Kennedy au Salon du livre de Paris, mars 2008
  • Beyond the Pyramids : Travels in Egypt (Londres : Unwin Hyman, 1988)
    Traduit en français sous le titre Au-delà des pyramides (traduction de Bernard Cohen), Belfond, 2010, 310 p. (ISBN 978-2-7144-4465-3), rééd. Pocket no 14561, 2011, 370 p. (ISBN 978-2-266-21056-0)
  • In God's Country : Travels in the Bible Belt, USA (Londres : Unwin Hyman, 1989)
    Traduit en français sous le titre Au pays de Dieu (traduction de Bernard Cohen), Belfond, 2004, 329 p. ISBN (ISBN 2-7144-4108-4), rééd. Pocket no 12622, 2006, 340 p. (ISBN 2-266-15464-8)
  • Chasing Mammon : Travels in the Pursuit of Money (Londres : Harper Collins, 1992)
    Traduit en français sous le titre Combien ? (traduction de Bernard Cohen), Belfond, 2012, 312 p. ISBN (ISBN 978-2-7144-5077-7), rééd. Pocket no 15515, 2013, 290 p. (ISBN 978-2-266-23678-2)
  • The Institution (Londres : Little, Brown & Company, 1997)
    Inédit en France

Romans[modifier | modifier le code]

  • The Dead Heart (Londres : Little, Brown & Company, 1994)
    Traduit en français sous le titre Cul de sac (traduction de Catherine Cheval), Gallimard, 1997, 260 p. (ISBN 2-07-049649-X), rééd. sous le titre Piège nuptial, nouvelle traduction de Bernard Cohen, Belfond, 2008, 265 p. (ISBN 978-2-7144-4502-5), rééd. Pocket no 14020, 2009, 250 p. (ISBN 978-2-266-19282-8)
  • Losing It (2002) / Temptation (Londres : Hutchinson, 2006)
    Traduit en français sous le titre Rien ne va plus (traduction de Bernard Cohen), Belfond, 2002, 393 p. (ISBN 2-7144-3938-1), rééd. Pocket no 11971, 2004, 442 p. (ISBN 2-266-13399-3)
  • Leaving the World (Londres : Hutchinson, 2009)
    Traduit en français sous le titre Quitter le monde (traduction de Bernard Cohen), Belfond, 2009, 512 p. (ISBN 978-2-7144-4259-8), rééd. Pocket no 14281, 2010, 599 p. (ISBN 978-2-266-19996-4)
  • Five days (New York : Atria Books, 2013)
    Traduit en français sous le titre Cinq jours (traduction de Bernard Cohen), Belfond, 2013, 252 p. (ISBN 978-2-7144-4398-4), rééd. Pocket no 15754, 2014, 439 p. (ISBN 978-2-266-24459-6)
  • The Heat of Betrayal (Londres : Hutchinson, 2015) / The Blue Hour (New York : Atria Books, 2016)
    Traduit en français sous le titre Mirage (traduction de Bernard Cohen), Belfond, 2015, 550 p. (ISBN 978-2-7144-4637-4)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Murmurer à l'oreille des femmes (recueil de douze nouvelles)
    Traduction de Bernard Cohen, Belfond, 2014, 247 p. (ISBN 978-2-7144-5663-2), rééd. Pocket no 16045, 2015, 242 p. (ISBN 978-2-266-25226-3). Édition enrichie de deux nouvelles inédites

Éditions spéciales[modifier | modifier le code]

Gros caractères
  • Une relation dangereuse, Le Mans, Libra diffusio, 2005, 507 p., (ISBN 2-84492-171-X)
  • Les Charmes discrets de la vie conjugale, Cergy-Pontoise, À vue d’œil, 2006, 2 vol. (876 p.) (Zoom). (ISBN 2-84666-295-9)
  • La Femme du Ve, Cergy-Pontoise, À vue d’œil, 2008, 504 p. (Roman). (ISBN 978-2-84666-386-1)
  • L'Homme qui voulait vivre sa vie, Le Mans, Libra diffusio, 2009, 560 p. (ISBN 978-2-84492-344-8)
  • Piège nuptial, Cergy-Pontoise, À vue d’œil, mai 2009, 338 p. (16-17). (ISBN 978-2-84666-490-5)
  • Au-delà des pyramides, Le Mans, Libra diffusio, 2011, 380 p., (ISBN 978-2-84492-455-1)
  • Cet instant-là, Cergy-Pontoise, À vue d’œil, mai 2012, 2 vol. (462, 440 p.) (16-17). (ISBN 978-2-84666-696-1)
Textes lus

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

Interviews
  • François Busnel, « Un écrivain doit observer la rue, pas son nombril », Lire, mai 2007, no 355. Lire l'interview.
  • Fabrice Guillermet, « Dans les villes de grandes solitudes », Virgin !, 9 mai 2007, no 87, p. 14.
  • Brigitte Kernel, « Douglas Kennedy », Mes étés d'écrivains : grands entretiens, Paris : Belfond, 2003, p. 245-[252].
  • Thierry Wagner, « Douglas Kennedy globe-auteur », Carrefour savoirs, juillet 2007, no 97, p. 40-41.
  • Thierry Wagner, « Rêver d'un autre monde », Carrefour savoirs, juin 2009, no 120, p. 20-21.
Film documentaire

Douglas Kennedy ou l’éloge de la fuite (2008). Réalisation : Armelle Brusq. Image et son : Didier Griffond. Montage : Jean-François Giré. Étalonnage : Marc Clouet d’Orval. Mixage : Roger Dupuis. Voix : Geoffroy Thiebaut et Caroline Beaune. Direction de production : Philippe Bedfert. Moyens techniques : L’Envol. Photographies : Elliott Erwitt et Leonard Freed / Magnum. Intervenants : Grace Carley, Max et Amelia Kennedy, Françoise Triffaux. Coproduction : L’Envol Productions, Ariane Le Couteur, Olivier Morel, Arte France – Unité Actualité société et géopolitique Alex Szalat. Chargée de programmes : Marie-Hélène Girod. Sous-titres : B. Badier. Durée : 43 minutes. DVD gratuit offert pour l’achat du roman Piège nuptial, Télédiffusions : 2 novembre 2008 (Arte, 18h10), samedi 8 novembre 2008 (6h45), lundi 10 novembre 2008 (10h45).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Douglas Kennedy, « Un Américain à Paris », Le Nouvel observateur, 17-23 mai 2007, no 2219, p. 40.
  2. a et b Douglas Kennedy, « Un Américain à Paris », Le Nouvel observateur, 17-23 mai 2007, no 2219, p. 41.
  3. (en) Sydney Gallonde's VAB Prod. is producing "The Pursuit of Happiness" and "A Special Relationship", Elsa Keslassy, 21 novembre 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Site officiel
  • (en) Site officiel
  • Entretien avec Douglas Kennedy à l'occasion de la parution de La Femme du Ve (podcast)
  • [1] Interview à l'occasion de la parution de la nouvelle traduction de "Cul de Sac" et présentation du DVD-reportage d'Armelle Bruscq "Douglas Kennedy ou l'éloge de la fuite"