Courcelles-Sapicourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Courcelles.
Courcelles-Sapicourt
Mairie de Courcelles Sapicourt
Mairie de Courcelles Sapicourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Ville-en-Tardenois
Intercommunalité Communauté de communes Champagne Vesle
Maire
Mandat
Patrick Dahlem
2014-2020
Code postal 51140
Code commune 51181
Démographie
Population
municipale
357 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 45″ N 3° 50′ 42″ E / 49.2625, 3.84549° 15′ 45″ Nord 3° 50′ 42″ Est / 49.2625, 3.845  
Altitude Min. 67 m – Max. 203 m
Superficie 3,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Marne

Voir sur la carte administrative de Marne
City locator 14.svg
Courcelles-Sapicourt

Géolocalisation sur la carte : Marne

Voir sur la carte topographique de Marne
City locator 14.svg
Courcelles-Sapicourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Courcelles-Sapicourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Courcelles-Sapicourt

Courcelles-Sapicourt est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'établissement d'un plan local d'urbanisme est en cours de terminaison. Il devrait être validé au début de l'année 2015.

Toponymie[modifier | modifier le code]


Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Signification de Courcelles.

Courcelles s'écrivait «Corcellae» vers le XIIIe siècle, venant du latin Corticella diminutif de cortem. Le terme Courcelle désigne la fraction démembrée d’un grand domaine.

La commune s’appelait Courcelles-lès-Rosnay à cause de sa proximité avec la commune de Rosnay, jusqu’à ce que la commune de Sapicourt lui soit rattachée le 5 novembre 1891[1].

Les terres de la Commune appartenaient presque en totalité au docteur Lüling avant 1914. Il était également le propriétaire du château de Sapicourt depuis les années 1890-1895. Pendant la guerre 1914-1918, le château a été utilisé en hôpital de 1ère ligne. Il a été sous le contrôle des Français, Hôpital 9/3[2] puis des Allemands. Fortement endommagé à l'explosif par les Allemands lorsqu'ils en partirent en 1918, il fut ensuite totalement réparé, puis revendu en matériaux de construction lors de la succession Lüling dans les années 1950.

C'est pendant des vacances qu'il passait à Sapicourt en août 1909, que le Réunionnais Roland Garros décida de devenir aviateur, après avoir assisté à un meeting aérien à Reims.[réf. nécessaire]

Georges Duhamel a été médecin à l'hôpital militaire installé au château de Sapicourt pendant la Première Guerre mondiale.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2001 Jacques Nivelet / Cultivateur
mars 2001 mars 2014[3] Jean-Claude Lampe / Retraité
mars 2014 en cours Patrick Dahlem / Ingénieur Conseil

La commune de Courcelles-Sapicourt fait partie de la Communauté de Communes Champagne Vesle

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 357 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
173 167 148 156 153 152 126 129 128
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
130 108 103 116 100 105 142 134 147
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
174 176 123 119 106 90 79 104 81
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
127 122 160 182 187 229 233 345 357
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique dans la commune est essentiellement agricole et viticole. Sur les 386 hectares de la communes, 190 hectares sont cultivés dont 14 en vignes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église enclavée.
Intérieur de l'église.

L'église tour, qui dresse son haut clocher pointu ardoisé au bout d'une impasse, est une église de la reconstruction comme on dit pudiquement. Elle date des années 1920, toutefois, son chœur plus ancien doit comprendre quelques éléments de la chapelle du château à présent disparu. Sa cloche unique a été inaugurée le 11 novembre 1928. À première vue, l'église Notre-Dame se présente comme une grande tour-porche carrée, soutenue par d'indispensables contreforts. C'est à peine si on distingue les bas-côtés, et une tourelle en briques qui mène au clocher. Au-dessus du porche voûté de plein cintre, deux meurtrières étroites, un oculus et deux baies munies d'abat-sons, s'élancent vers le coq perché en haut du clocher. Le pignon de la façade orientale est haut, avec une seule baie étroite de plein cintre. Il y en a deux sur la droite. De chaque côté de la haute nef par contre, l'architecte a disposé trois paires de fenêtres de plein cintre également, auxquelles viennent s'ajouter trois baies sur chaque bas-côté. L'intérieur de l'église est ainsi très lumineux. Derrière un autel de bois, on trouve un bel autel en pierre décoré de colonnes à fleurs. On peut également voir de jolis fonts baptismaux en pierre de forme cubique aux arêtes vives. (Extrait du Journal l'UNION année 1996)

L'église a été restaurée en 2003-2004.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maurice Bertrand, mariage avec la veuve Alphonse Allais. Le docteur Lüling, possédait le château de Courcelles-Sapicourt, connu plus modestement sous le nom de Villa les Sapins. C’est dans cette propriété qu’eut lieu le mariage d’un de ses représentants en vins de Champagne, le célèbre Maurice Bertrand (1863-…), qui défraya la chronique scandaleuse de la Belle époque. Celui qu’Alphonse Allais appelait le Champagnographe bien connu, y épousa le 19 novembre 1906, Marguerite Gouzée (1869-1914), veuve d’Alphonse Allais (1854-1905). Georges Victor-Hugo et Alfred Capus, directeur du Figaro, furent de la fête. Ce dernier, témoin de la mariée, aurait dit « elle est vouée au gris ». En effet le marié, surnommé aussi le Monsieur de chez Maxim’s était un poivrot notoire, souvent croqué par Sem en état d’ivresse. On raconte qu’un soir, appuyé à un réverbère de l’avenue de l’Opéra, on lui demanda : qu’attendez-vous ? Je regarde passer les maisons, et lorsque je verrai passer la mienne j’entrerai dedans ! répondit-il. Il a épousé, dit Georges Feydaux, une dame qui fut d’abord Mme Alphonse Allais, puis un peu Mme Ernest La Jeunesse. Ah ! si elle pouvait écrire ses mémoires ! Après son divorce, en 1891, le Dr Lüling, associé de la maison Walbaum, Lüling, Goulden & Cie (successeurs de Heidsieck & Cie), habita l’imposant hôtel particulier de son père au 16, boulevard Lundy. Puis son associé, Ernest Goulden (1843-1909), propriétaire du château de Gueux, qui habita au 17, rue des Moissons, de 1884 à 1887, vint occuper cette maison en 1905. Ainsi que son fils, Auguste Goulden-Holden (1877-1958), qui y restera au moins jusqu’en 1936. Il était le frère de ce fin et délicat artiste Jean Goulden (1878-1946), dont notre musée a consacré une exposition de ses œuvres du 9 novembre au 23 décembre 1997. Est-ce un pur hasard, ou une coïncidence voulue ? pour que le numéro de Noël 1935 de l’Illustration, ces fameux numéros de Noël si luxueux et aujourd’hui si recherchés, consacre un bel article aux émaux de Jean Goulden, immédiatement suivi par un conte de Paul Wenz, frère du voisin d’en face ? Il n’y est pas fait référence à Reims, mais les émaux, magnifiquement reproduits, sont révélateurs, pour nous autres Rémois, par les noms de leurs collectionneurs, que l’on osait encore donner à l’époque et qui ne sont autres que : Comtesse Maxence de Polignac, Mme Émile Charbonneaux, Marquis de Suarès d’Aulan (sic), Dr Bouvier, Mme Georges Charbonneaux… La maison a été depuis quelques années divisée en petits appartements par un promoteur qui a su lui garder son aspect d’origine et maintenir son bel escalier d’honneur. On peut y voir des vitraux du XIXe siècle qui comportent des inclusions de vitraux allemands du XVIe siècle, probablement importés par les Lüling ou les Goulden ? (Extrait de Regards sur notre Patrimoine n° 14, publication de décembre 2003 de la Société des Amis du Vieux Reims).

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Photo Croix de guerre recto.jpg Croix de guerre 1914-1918 : 1er octobre 1920

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. EHESS, notice de la commune sur le site Cassini, consultée le 22 janvier 2009
  2. N°9 du 3e Corps d'Armée.
  3. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011