Conte d'été

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Conte d'été

Réalisation Éric Rohmer
Scénario Éric Rohmer
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du Losange
Arte France Cinéma
La Sept Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Sortie 1996
Durée 113 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Conte d'été est un film français réalisé par Éric Rohmer, sorti en 1996, et tourné à Dinard, Saint-Lunaire et Saint-Malo. Ce film fait partie du cycle des Contes des quatre saisons et fut présenté lors du Festival de Cannes 1996 dans la catégorie « Un certain regard ».

Résumé[modifier | modifier le code]

Dinard, 17 juillet. Gaspard (Melvil Poupaud), étudiant en mathématiques rennais, guitariste à ses heures perdues, attend Léna (Aurélia Nolin), dont il se dit amoureux. Il rencontre Margot (Amanda Langlet), étudiante en ethnologie et serveuse dans une crêperie, qui devient son amie et sa confidente au gré de longues balades le long du bord de mer et des chemins de bocage. Dans une soirée en discothèque où elle l'entraîne, il fait la connaissance de Solène (Gwenaëlle Simon), qui entend bien le séduire. Alors qu'il n'espère plus le retour de Léna, celle-ci revient, compliquant la situation.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • « Santiano » (générique de fin)
  • « Le Forban » de Philippe Eidel
  • « Jean Quémeneur » de Philippe Eidel
  • « Fille de corsaire » de Sébastien Erms[1],[2]

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

« Conte d'été est un film de funambule. Apparemment suranné, puisque le héros y parle de son « amoureuse », comme dans le théâtre de Musset. Mais ce n'est pas le vocabulaire des jeunes de 1996 que recherche Rohmer. Il serait bien incapable de le trouver et, en plus, ça ne l'intéresse pas plus que ça. Ce n'est pas tant l'exactitude qu'il cerne, mais la vérité.[...]
Mais les apparences, il s'en moque. C'est la vérité qu'il vise, on l'a dit, sous des masques divers, et qu'il atteint. Parfois un peu moins bien. Parfois magnifiquement. Comme dans ce Conte d'été, précisément. »

— Pierre Murat, Télérama, juin 1996[3]

« Troisième volet des Contes des quatre saisons, ce film est l'alliance parfaite de la gravité des Contes moraux et de la légèreté des Comédies et proverbes. L'éblouissement vient de la mise en scène. Ces plans fixes, presque heurtés. Ces travellings fluides, de plus en plus sensuels. »

— Pierre Murat, Télérama, 25 septembre 2010[3]

« Filmer le plus simplement du monde des gens qui disent des choses compliquées, voilà bien le génie de Rohmer. Si son cinéma est bavard, c’est parce qu’il fait de la parole, et de sa nécessaire inadéquation avec ce qu’elle cherche à exprimer, son unique objet. S’il apparaît banal, c’est qu’il a pour unique héros l’homme ordinaire. »

— Vincent Ostria, Les Inrocks, 1996[4]

« Conte d’été pourrait se vendre comme le Ninotchka d’Éric Rohmer : le film où Melvil Poupaud rit ! C’est surtout un film radieux, cristallin et bouleversant. Sous des dehors de roman-photo, un traité précis et hilarant sur le décalage entre les mots et les actes, une limpide leçon de mise en scène invisible. »

— Dominique Marchais, Les Inrocks[5]

« Conte d'été est une fois de plus une épopée de la parole puisque chez Rohmer, on ne cesse de faire le discours de ses actes. Le film commence en fait par un long introït sonore mais non dialogué, cette ouverture paradoxale, bruitiste si l'on veut (cri lointain, vague, vent) et qui rappelle Tati (Les Vacances de monsieur Hulot), donc Proust (Balbec), c'est un peu le calme avant la pluie ou l'invasion de sauterelles. Les liens sont fondamentalement tissés d'un mauvais chanvre puisqu'il faut parler et que le verbe isole ou éventuellement nuit mais, en tout cas, ne relie rien ni personne. »

— Didier Peron, Libération, 20 mai 1996[6]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carole Desbarats, Conte d'été, Éric Rohmer, CNDP, coll. « Arts au singulier »,‎ 1er février 2012 (ISBN 978-2240032638).
  • Martin Barnier et Michel Beylot, Analyse d'une œuvre : Conte d'été, Vrin, coll. « Philosophie et cinéma »,‎ 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sébastien Erms est en réalité un pseudonyme. Le E et le R sont les initiales d'Éric Rohmer et le M et le S correspondent aux initiales de Mary Stephen. (Rohmer, Herpe et Fauvel 2010, p. 143).
  2. Éric Rohmer, Noël Herpe et Philippe Fauvel, Le celluloïd et le marbre : suivi d'un entretien inédit avec Noël Herpe et Philippe Fauvel, Léo Scheer,‎ 2010, 1e éd., 171 p. (ISBN 978-2-7561-0244-3).
  3. a et b Cf. site de Télérama, consulté le 25 septembre 2013.
  4. Cf. site des Inrocks, consulté le 25 septembre 2013.
  5. Cf. site des Inrocks, consulté le 25 septembre 2013.
  6. Cf. site de Libération, consulté le 25 septembre 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]