Călinești-Oaș

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Călinești-Oaș
Blason de Călinești-Oaș
Héraldique
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Transylvanie
Département Satu Mare
Maire
Mandat
Gheorghe Copil PSD
2008-2012
Code postal 447 070
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 4 807 hab. (2007)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 37″ N 23° 17′ 23″ E / 47.910229, 23.28970747° 54′ 37″ Nord 23° 17′ 23″ Est / 47.910229, 23.289707  
Altitude 203 m
Superficie 4 188 ha = 41,88 km2
Divers
Cours d'eau Tur et Talna
Fondation 1490
Localisation
Localisation de Călinești-Oaș dans le județ de
Localisation de Călinești-Oaș dans le județ de

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative)

Voir la carte administrative de Roumanie
City locator 14.svg
Călinești-Oaș

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief)

Voir la carte topographique de Roumanie
City locator 14.svg
Călinești-Oaș
Liens
Site web Site de la mairie

Călinești-Oaș (Kányaháza en hongrois) est une commune roumaine du județ de Satu Mare, dans la région historique de Transylvanie et dans la région de développement du Nord-ouest.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Călinești-Oaș est située dans le nord du județ, sur les rives des rivières Tur et Talna, sur la rive nord du lac de barrage de la rivière Tur, dans les contreforts des Monts Oaș, à 16 km à l'ouest de Negrești-Oaș et à 46 km au nord-est de Satu Mare, le chef-lieu du județ. Călinești-Oaș fait partie de la micro-région du pays Oaș constituée en 2006 autour de la ville de Negrești-Oaș.

La municipalité est composée des quatre villages suivants (population en 2002)[1] :

  • Călinești-Oaș (2 578), siège de la commune ;
  • Coca (9656) ;
  • Lechința (848) ;
  • Pășunea Mare (310).

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite du village de Călinești-Oaș date de 1490, sous le nom hongrois de Kalynahasa. Le village de Lechința aurait des origines plus anciennes. Par contre, Coca et Pășunea Mare sont beaucoup plus récents[2]. Mais des fouilles entreprises entre 1964 et 1969 ont démontré que la commune était habitée à l'âge de la pierre ainsi qu'à l'âge du bronze[2].

La commune, qui appartenait au royaume de Hongrie, faisait partie de la Principauté de Transylvanie et elle en a donc suivi l'histoire. Pendant le XVIe siècle, elle a été un fief de la famille Móric. C'est à cette époque qu'eurent lieu plusieurs révoltes des paysans roumains et que furent expulsées plusieurs familles du village vers les pays roumains (Valachie et Moldavie)[2]. La région a ensuite appartenu aux Báthory puis aux Károlyi.

Après le compromis de 1867 entre Autrichiens et Hongrois de l'Empire d'Autriche, la principauté de Transylvanie disparaît et, en 1876, le royaume de Hongrie est partagé en comitats. Călinești-Oaș intègre le comitat de Szatmár (Szatmár vármegye).

À la fin de la Première Guerre mondiale, l'Empire austro-hongrois disparaît et la commune rejoint la Grande Roumanie au Traité de Trianon.

En 1940, à la suite du Deuxième arbitrage de Vienne, elle est annexée par la Hongrie jusqu'en 1944, période durant laquelle son importante communauté juive fut exterminée par les nazis. Elle réintègre la Roumanie après la Seconde Guerre mondiale au traité de Paris en 1947.

En 1970, à la suite d'inondations catastrophiques, la décision fut prise de construire un barrage sur la rivière Tur.

Politique[modifier | modifier le code]

Le Conseil Municipal de Călinești-Oaș compte 13 sièges de conseillers municipaux. À l'issue des élections municipales de juin 2008, Gheorghe Copil (PSD) a été élu maire de la commune[3].

Élections municipales de 2008[4]
Parti Nombre de conseillers
Parti social-démocrate (PSD) 5
Parti démocrate-libéral (PD-L) 2
Parti de la Grande Roumanie (PRM) 2
Parti pour une Roumanie européenne 2
Parti national libéral (PNL) 1
Parti écologiste roumain 1

Religions[modifier | modifier le code]

En 2002, la composition religieuse de la commune était la suivante[5] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1910, à l'époque austro-hongroise, la commune comptait 2 238 Roumains (88,25 %), 204 Hongrois (8,04 %) et 75 Allemands (2,96 %)[6],[1].

En 1930, on dénombrait 2 520 Roumains (90,61 %), 228 Juifs (8,20 %), 28 Hongrois (1,01 %) et 30 Tsiganes (1,08 %)[1].

En 1956, après la Seconde Guerre mondiale, 3 746 Roumains (98,63 %) côtoyaient 34 Hongrois (0,90 %) et 10 Juifs (0,26 %)[1].

En 2002, la commune comptait 4 640 Roumains (98,70 %), 53 Tsiganes (1,12 %) et 5 Hongrois (0,10 %)[5]. On comptait à cette date 3 267 ménages et 3 809 logements[7].

Évolution démographique
1880 1890 1900 1910 1920 1930 1941 1956 1966
2 034 2 137 2 339 2 536 2 520 2 781 3 141 3 798 4 329
1977 1992 2002 2007 - - - - -
4 274 4 748 4 701 4 807[8] - - - - -


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose sur l'agriculture et l'élevage. Le lac de barrage de la rivière Tur, d'une superficie de 43 ha est un atout touristique important (pêche, baignade) pour la commune.

Communications[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

La route régionale DJ197 rejoint la nationale DN19 et permet de rejoindre Satu Mare aisément. La route régionale DJ109L rejoint quant à elle Negrești-Oaș.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée d'ethnographie locale (Casa Țaraneasca Iacob Măcuț) installé dans une maison paysanne datant de 1727[9].
  • Réserve naturelle de la rivière Tur (Rezervația Naturală Râul Tur).

L'église en bois du village de Lechința, datant du XVIIe siècle a été démontée et elle est installée maintenant au Musée en plein air du Pays Oaș de Negrești-Oaș.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (hu) Recensements de 1850 à 2002
  2. a, b et c (ro) Présentation de la commune
  3. (ro) Liste des maires élus en 2008
  4. (ro) Résultats des élections municipales de 2008
  5. a et b (ro) Statistiques officielles du recensement de 2002
  6. Jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, il n'existait pas de nationalité juive ou tsigane, c'est pourquoi de nombreux habitants juifs, de culture allemande et le plus souvent germanophones, se déclaraient allemands, à ne pas confondre avec les communautés allemandes (principalement d'origine souabe) installées en Transylvanie, les statistiques de l'Entre-deux guerres permettent de faire la distinction
  7. (ro) Informations diverses sur la commune
  8. La population de Călinești-Oaș en 2007 sur le site de l'Institut National de Statistiques de Roumanie
  9. (ro) Fiche de présentation du musée

Liens externes[modifier | modifier le code]