Borny

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Borny
Château de Borny
Château de Borny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Ville Metz
Arrondissement Metz-Ville
Canton Metz-Ville-4
Code postal 57070
Démographie
Population 17 104 hab.
Densité 3 878 hab./km2
Fonctions urbaines Zone résidentielle, zone industrielle (Actipôle), zone commerciale (Sébastopol)
Étapes d’urbanisation Moyen Âge, Époque moderne, Époque contemporaine
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 43″ N 6° 13′ 39″ E / 49.112008810043, 6.22745364904449° 06′ 43″ Nord 6° 13′ 39″ Est / 49.112008810043, 6.227453649044  
Superficie 441 ha = 4,41 km2
Cours d’eau ruisseaux de la Cheneau et de la Fontaine (souterrain)
Site(s) touristique(s) Fort des Bordes, église Saint-Paul, campus universitaire Bridoux
Transport
Gare Metz-Ville
Bus LE MET' : Mettis A et B, Citeis 11, 12 et 17
Localisation

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Borny est une ancienne commune de la Moselle devenue quartier de Metz. Le quartier se situe à environ trois kilomètres à l’est de l’hypercentre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Borny est bordé à l’est par Colombey, une annexe de la commune de Coincy, au nord par la commune de Vantoux et le quartier de Vallières-Les Bordes, à l’ouest par le quartier de Plantières Queuleu et au sud les quartiers Grigy-Technopôle et de La Grange-aux-Bois. Les annexes de La Grange-aux-Bois et Grigy étaient auparavant des territoires agricoles de Borny, mais sont devenus des quartiers indépendants lors du rattachement de la commune à Metz.

Le quartier de Borny se divise en deux secteurs géographiques, principalement :

  • une zone de plateau regroupant les secteurs de l’Actipôle (220 m), des Hauts-de-Blémont (210 m) et Borny-village (205 m) ;
  • un secteur légèrement en pente vers le site de Belletanche (192 m) autour de la vallée de la Cheneau à l’ouest[1].

Les quartiers de Borny : Borny-village, une petite partie des Bordes, les Hauts-de-Blémont, Belletanche, Bridoux, l’Actipole, la ZAC Sébastopol et de la Petite-Voëvre. Administrativement Les Bordes a été intégré au quartier Vallières-Les Bordes.

Transports[modifier | modifier le code]

Mettis, TCRM

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le quartier compte près de 6 000 logements, dont 4 000 logements sociaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne Burnus ou Burrenus.
  • Burneu ou Burnen (960); Burnacha (1182); Borney (1206); Bourney (1206); Bornei, Bournei (1299); Borney (1321); Bournay (1444); Bourny (1513); Bonny (1553)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le blason de la commune de Borny, avant 1962

Des fouilles préventives menées fin 2005 sur la ZAC Sébastopol ont dévoilé un bâtiment rural gallo-romain, un point d’eau et une carrière, occupés de la fin du Ier siècle av. J.-C. au début du IIIe siècle[3].

La première mention du village apparait en 960 dans un acte de donation d’Othon Ier à l’abbaye de Saint-Pierre de Metz sous le vocable sous le vocable Bourney[4].

Au Moyen Âge, les abbayes messines, le chapitre cathédral et les chevaliers de Saint-Jean possédaient biens, propriétés et droits seigneuriaux sur la commune. Ravagé par la guerre de 1444, le château occupé, le village fut en partie détruit.

Au début du XVe siècle, Borny nommé Bourney, et la belle Stainche, Belletanche, appartiennent à Jehan Renguillon, maître échevin, à l’abbaye Saint-Vincent et à Thiebault Migomay[5].

Au XVIe siècle, la seigneurie est possédée par la famille Barbé de Marbois.

À la fin du XVIIe siècle, on compte quarante-quatre familles, avant un nouveau ravage en 1712 par un détachement flamand.

La Révolution en fait une commune et même un chef-lieu de canton en 1790. Les activités économiques du village sont variées avec production de céréales et douze hectares de vignes. Grigy est réuni à la commune de Borny en 1810[6]. À la fin du XIXe siècle, de petits ateliers, menuiseries, négoces de bois de construction, fours à chaux, s’installent à Borny. La commune est le théâtre de la bataille franco-prussienne du 14 août 1870.

Article détaillé : bataille de Borny-Colombey.

Comme les autres communes de Moselle, la commune de Borny est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944.

En 1920, les morts de la guerre de 1870 sont regroupés dans trente tombes communes autour d’une obélisque que les habitants de Borny érigèrent peu de temps après 1870. Cette nécropole est située près d’anciennes fortications en béton construites par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale. Les cimetière français et allemand sont entretenus par la municipalité. Les générations passent et les cérémonies du Souvenir de la bataille de Borny-Colombey se font rares, la dernière a lieu en 1938.

Le 1er avril 1941, la commune de Borny, rebaptisée Bornen intègre le district urbain de Metz. Lors de la bataille de Metz, l’église paroissiale de Borny, construite en 1860, fut totalement détruite par l’armée américaine[7].

Le 6 janvier 1960, une Zone à urbaniser en priorité est créée sur le territoire de la commune devenant le deuxième plus gros chantier de l’histoire messine après celui du quartier gare. Les plans de l’architecte Felix Madeline, sont largement remaniés par Jean Dubuisson, nommé urbaniste en chef de la zone. Sept mille logements sont construits jusqu’en 1973 dans ce nouveau quartier articulé autour de vastes espaces verts et d’ensembles d’immeubles aérés organisés en barres et en carrés, pour l’essentiel dans l’actuel quartier des Hauts-de-Blémont[1].

La commune fusionne avec Metz le 9 décembre 1961[8].

Le quartier est doté d’une Zone industrielle légère en 1962 sur laquelle Citroën installera une usine en 1968[1].

En 1982 le quartier de Borny a été classé en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Les Hauts-de-Blémont sont classés zone urbaine sensible (ZUS) depuis le 14 novembre 1996.

À la fin du vingtième siècle, la population du quartier de Borny est composée d’une proportion élevée de jeunes. Une part importante des ménages est en situation de précarité et la concentration de population étrangère atteint 24 %. Le chômage touche 30 % de la population, en particulier les moins de 25 ans et l’on dénombre 1 000 allocataires du RMI. Le quartier de Borny accumule un certain nombre des clichés communs aux banlieues françaises défavorisées, responsables d’une image négative. La délinquance y constitue une préoccupation récurrente. La vie associative est densément développée et le niveau d’équipement n’est globalement pas en reste.

Depuis 2002, un grand projet de ville (GPV) a été lancé, à l’origine, notamment, de la destruction de 388 logements vétustes. Le même sort est promis à 836 autres appartements d’ici à 2008[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

La population s’élève à environ 17 000 habitants[1] soit presque un sixième de la population messine.

Administration[modifier | modifier le code]

Le code postal est 57070.

Maire de la commune de Borny :

  • Ch. Jacquard (avant 1870)

Auguste Foselle en 1953

Économie[modifier | modifier le code]

  • L’usine PSA est la grande usine du quartier qui marque l’entrée dans l’Actipôle à l’est du village de Borny. Elle est le plus gros employeur privé sur Metz.
  • Hôpital privé Claude-Bernard, au nord-ouest du quartier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • parcs de la Cheneau et de Gloucester.

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • église Saint-Pierre, 1 rue Le Goullon  ; construite en 1860, elle est entièrement détruite le 18 novembre 1944 lors des combats de la libération de Metz entraînant la mort de l’abbé Koegler ; reconstruite en 1959 sur les fondations de l’ancienne église, l’architecte Georges-Henri Pingusson conçoit l’église en deux volumes : la nef plongée dans la pénombre et le sanctuaire baigné de lumière colorée grâce aux verrières abstraites de Jacques Le Chevallier ; l’église est bénie par Mgr Schmitt le 11 juillet 1960[10],[11] ; fresque de Lambert Rucki de 1962 ;
  • chapelle Saint-Paul, quartier les Bordes : l’accroissement de la population du quartier dans les années 1950 entraine le besoin d’un nouveau lieu de culte, les anciennes églises étant trop éloignées. Une première construction métallique provisoire de type Fillod est construite en 1959. Le conseil de fabrique lance un nouveau projet en 1978 conçu par l’architecte André Boda. La première pierre est posée en juin 1979, les travaux durent seize mois. La chapelle est bénie par Mgr Paul-Joseph Schmitt en janvier 1980[12].
  • chapelle du Saint-Esprit, rue de Bourgogne : la première chapelle est un également un édifice provisoire en tôle[Quand ?]. Après un concours local le projet de l’architecte Jean-François Dechoux est choisi par le conseil de fabrique. Les travaux commencent en 1984 et se terminent en 1987. Architecturalement, la chapelle est caractérisée par ses murs extérieurs courbes, une haute tour aveugle et les pentes inverses des toitures. L’intérieur est plutôt sombre et surprant par son volume irrégulier, surmonté d’une passerelle de béton[12].
  • chapelle des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, de la maison de retraite éponyme, quartier Belletanche.
  • église évangélique baptiste, 28 rue Le Goullon.
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Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • chambre de métiers et de l'artisanat de Moselle, 5 boulevard de la Défense ;
  • médiathèque de Metz-Borny, 2 boulevard de Provence, architectes Marie Cathala, Dominique Laur et Nicolas Vauthier, 1993-2008 ;
  • mairie de quartier de Borny-Grigy, 4 boulevard de Provence ;
  • clinique Claude-Bernard ;
  • maison de retraite du Parc (dépendant de Bon-Secours) ;
  • maison d’Anjou, maison associative ;
  • centre socio-culturel dans le village rue du Bon-Pasteur (MJC) ;
  • bureau de police ;
  • centre pénitentiaire de Metz ;
  • promenade de la Cheneau : un grand espace vert entre Plantières et Borny ;
  • piscine Belletanche ;
  • gymnase et terrains de sports de l’UL Plantières ;
  • halle d’athlétisme « L’Anneau », 9 rue du Général Metman.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • halte-garderie Les Chaudoudoux ;
  • écoles maternelles : les Primevères, les Joyeux Pinsons, les Mésanges, la Roselière, les Myosotis, Arc-en-Ciel, le Domaine Fleuri ;
  • écoles primaires : Jules-Verne, Erckmann-Chatrian 1 et 2, centre médico scolaire, Maurice-Barrès, Maurice-Barrès 2, Louis-Pergaud ;
  • collège des Hauts-de-Blémont, 11 rue du Dauphiné ;
  • collège Paul-Valéry ;
  • lycée professionnel Jean-Victor-Poncelet ;
  • collège et lycée Robert-Schuman ;
  • centre de formation d'apprentis Ernest-Meyer, 5 boulevard de la Défense ;
  • chambre de commerce et d'industrie formation, 5 rue Jean-Antoine-Chaptal ;
  • campus Bridoux de l’université Paul-Verlaine :
    • UFR sciences fondamentales et appliquées.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  •  M. Viansson, « Borny » dans Mémoires de la société d’archéologie et d’histoire de la Moselle — Onzième volume, Rousseau-Pallez, Metz, 1869, p. 21-31.
  • H. Tribout de Morembert, Une famille d'ancienne bourgeoisie messine et ses alliances, Barbé et Barbé de Marbois, seigneurs de Borny, Éditions Le Lorrain, Metz, 1958, 31 p.
  • N. Baroth, « Un établissement gallo-romain à Metz-Borny », Les Cahiers lorrains, janvier 1962, pp. 11-12.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Maire de Metz—Plan local d’urbanisme de Borny, p. 3
  2. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  3. Une occupation rurale antique sur la ZAC Sébastopol à Borny, Inrap, 2005.
  4. Histoire des évêques de Metz, 1633.
  5. Paul de Mardigny, Dénombrement des villages et gagnages des environs de Metz au commencement du XVe siècle, dans les Mémoires de l’Académie Impériale de Metz, 1855, p. 430-523.
  6. Notice communale de Borny du site Ldh-Cassini de l’EHESS.
  7. Anthony Kemp, Lorraine - Album mémorial - Journal pictorial : 31 août 1944 - 15 mars 1945, Heimdal, 1994, p. 470.
  8. JO du 8 décembre 1961
  9. Grand Projet de Ville Metz-Borny sur le site i-ville du gouvernement
  10. 32. Église Saint-Pierre de Borny dans Metz Magazine, hors série no 3, Journées européennes du patrimoine. 19 et 20 septembre 2009, Metz, septembre 2009, p. 9.
  11. Église Saint-Pierre sur le site de la mairie de Metz. Consulté de 10 octobre 2009.
  12. a et b Quatre chapelles méconnues s’ouvrent à vous. La chapelle Saint-Paul et la chapelle du Saint-Esprit dans Metz Magazine, Les journées européennes du patrimoine. 18 et 19 septembre 2010, Metz, septembre 2010, p. 7.

Liens externes[modifier | modifier le code]