Belgica (navire 1884)

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68° 47′ 42″ N 16° 35′ 37″ E / 68.795, 16.59361 ()

Belgica
Image illustrative de l'article Belgica (navire 1884)
La Belgica à l'ancre au Mont Wilson, Antarctique

Autres noms La Patria
Type Navire d'exploration
Histoire
Lancement 1884
Caractéristiques techniques
Longueur 34,6 m
Maître-bau 7,54 m
Tirant d'eau 2,74 m sur lest, 3,96 m en charge
Déplacement 338 m3 lège, 590 m3 en charge
Tonnage 172 tonnes de jauge nette
Puissance 35 ch
Autres caractéristiques
Chantier naval Svelvig, Norvège
Coordonnées 68° 47′ 42″ N 16° 35′ 37″ E / 68.795, 16.59361111 ()68° 47′ 42″ Nord 16° 35′ 37″ Est / 68.795, 16.59361111 ()  
Le S.Y. Belgica dans la banquise

La Belgica (nom féminin) était un navire d'exploration scientifique belge connu pour avoir été utilisé lors de l'expédition antarctique belge d'Adrien de Gerlache de Gomery.

Il existe un autre navire nommé Belgica, en service actuellement dans la composante marine des forces armées belges: le Belgica (A962).

L'anecdote veut que le navire historique est féminin (« la » Belgica), l'actuel est masculin (« le » Belgica).

Historique[modifier | modifier le code]

La Belgica est à l'origine un baleinier norvégien, trois-mâts barque, nommé La Patria, construit en 1884. Elle est achetée en 1896 par le commandant Adrien de Gerlache de Gomery, rebaptisée Belgica en vue d'une expédition polaire internationale, sous l'égide belge en Antarctique. Dans ce but, elle subit quelques modifications dont des renforts de coque et de gouvernail afin de résister à la glace, une nouvelle hélice et une nouvelle chaudière. Enfin, un rouf destiné aux laboratoires est construit sur le pont. Ce fut le premier bateau et les premiers hommes qui hivernèrent en Antarctique, de 1897 à 1899. Le rouf fut démonté à l'issue de l'expédition et exposé au Muséum de Paris. Y participèrent Roald Amundsen, Henryk Arctowski, Frederick Cook, Émile Danco et Émile Racovitza.

Elle a sombré dans les eaux norvégiennes le 19 mai 1940 sous le feu de l'aviation allemande lors des batailles de Narvik. Le navire gît par 22 mètres de fond ; il a été retrouvé en 1990[1],[2]. Certains envisagent un renflouement mais il sera délicat car l'épave contient encore de nombreux explosifs[3],[4].

Équipage[modifier | modifier le code]

Belgica, par le peintre belge Yasmina

Chose étonnante pour une époque où le nationalisme était une priorité et la concurrence entre nations pour les dernières Terra incognitae exacerbée, le commandant de Gerlache composa, en avance sur son temps, une équipe internationale. Autre innovation majeure qui en fait également un précurseur de toute l'ère contemporaine, une campagne axée essentiellement sur la recherche et pour laquelle il composa une équipe de très grande valeur.

Officiers et scientifiques[modifier | modifier le code]

Marins[modifier | modifier le code]

  • Henri Somers, chef mécanicien (Belge, né à Lille le 21 février 1863)
  • Max Van Rysselberghe, mécanicien (Belge, né à Ixelles le 19 décembre 1878)
  • Louis Michotte, cuisinier improvisé (Belge, né à Bruxelles le 16/11/1868)
  • Adam Tollefsen, matelot (Norvégien, né à Hakestad le 3/3/1866)
  • Ludvig-Hjalmar Johansen, matelot (Norvégien, né à Moss le 25/2/1872)
  • Engelbret Knudsen, matelot (Norvégien, né à Porsgrund le 26/2/1876)
  • Jan Van Mirlo, matelot (Belge, né à Anvers le 12/7/1877)
  • Karl-August Wiencke, matelot (Norvégien, né à Christiania le 22/8/1877)
  • Johan Koren, matelot (Norvégien, né à Fredriksstad le 4/10/1879)
  • Gustave-Gaston Dufour, mousse (Belge, né à Mons le 12/12/1876)

Deux hommes perdent la vie lors de l'expédition :

Nomenclature[modifier | modifier le code]

Un escarpement de 425 km de long sur Mercure a été nommé "Belgica Rupes" par l'Union astronomique internationale sur base d'une suggestion de l'équipe MESSENGER[5].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Le Belgica au fond d'un fjord norvégien. », sur lalibre.be,‎ 22/5/2006
  2. « Une visite unique dans l'épave du Belgica. », sur lalibre.be,‎ 5/9/2006
  3. Journal télévisé (RTBf) 19 septembre 2010.
  4. « Question écrite no 4-6986 de Philippe Fontaine au Sénat (12/2/2010) »
  5. « Belgica Rupes », Gazetteer of Planetary Nomenclature, USGS (consulté le 2013-12-05)

Références[modifier | modifier le code]

  • Entretien du créateur de l'article avec Gaston de Gerlache, fils d'Adrien, en vue de la réalisation du documentaire Des Belges sur la banquise
  • Des Belges sur la banquise, première diffusion 29 janvier 2000, documentaire de 52 min réalisé par Gérard Miserque et Willy Estersohn pour la RTBF (Radio et Télévision Belge Francophone).
  • Quinze mois dans l'Antarctique, Adrien de Gerlache de Gomery, 1902, Édition Bulens Bruxelles ; 1997 Éditions Labor. (ISBN 2-8040-1313-8) D/1998/258/57.
  • L’Antarctique et la Belgique - Cent ans d’histoire, de recherches et de mystères, Michel Brent, 1997, Éditions Labor.
  • Les Gerlache. Trois générations d'explorateurs polaires 1897-1997, Schelfhout Charles Emmanuel, 1996, Éditions de la Dyle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Frederick Cook, Through the first Antarctic night 1898–1899: a narrative of the voyage of the « Belgica » among newly discovered lands and over an unknown sea about the South Pole, with an appendix containing a summary of the scientific results, William Heinemann, 1900, 478 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]