Bataille de Seseña

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Bataille de Seseña
Un char T-26, fourni par l'URSS aux républicains.
Un char T-26, fourni par l'URSS aux républicains.
Informations générales
Date octobre 1936
Lieu Seseña, province de Tolède, Espagne
Issue Victoire nationaliste
Belligérants
Flag of Spain (1931 - 1939).svg République espagnole
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Flag of Spain Under Franco 1936 1938.png Nationalistes
Commandants
Flag of Spain (1931 - 1939).svg Enrique Líster
Flag of Spain (1931 - 1939).svg Ildefonso Puigdendolas
Drapeau de l'URSS Pavel Arman
Flag of Spain Under Franco 1936 1938.png Lt. Colonel Felix Monasterio
Forces en présence
1 brigade républicaine et 15 chars T-26 soviétiques. une colonne de cavaliers et 11 chenillettes L3/33.
Pertes
8 tués
3 chars détruits
600 tués (sources soviétiques[1])
11 chenillettes détruites
Guerre d'Espagne

La bataille de Seseña est livrée dans la ville de Seseña et ses alentours, au cours de la guerre civile espagnole, en octobre 1936.

Épisode de la vaste bataille de Madrid qui se déroule d'août à novembre 1936, cette bataille a été l'occasion d'évaluer l'efficacité et la capacité de combat de la toute jeune armée populaire de la République, organisée quelques semaines auparavant seulement.

Contexte[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Guerre d'Espagne et Bataille de Madrid.

Alors que les nationalistes, armés par le Troisième Reich et l'Italie, étaient parvenus à défaire les milices gouvernementales lors de la bataille de Mérida, de Badajoz, de la Sierra de Guadalupe et de la Talavera de la Reina, et ainsi avancer sur Madrid, les républicains demandent une aide matérielle auprès de la France afin de vaincre les forces nationalistes.

Le 25 juillet 1936, Léon Blum refuse de fournir de l'aide à la République espagnole, craignant que cela pourrait nuire à la position internationale de la France en en raison de l'opposition britannique. Le 8 août, la frontière entre l'Espagne et la France est fermée. Le gouvernement républicain espagnol achète alors des armes auprès de l'URSS. Les premiers navires soviétiques arrivent à Carthage le 15 octobre.

Le 28 octobre 1936, le premier ministre républicain Francisco Largo Caballero décide de mener une contre-offensive afin de mettre fin à l'avancée nationaliste sur Madrid.

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Combats[modifier | modifier le code]

L'offensive contre la ville de Seseña détenue par les nationalistes débute le 29 octobre. Les Républicains, soutenus par 15 chars T-26 soviétiques armés de canons de 45 mm attaquent les positions nationalistes. Les chars T-26 parviennent jusqu'aux abords de Esquivias, mais sans soutien de l'infanterie, sont contraints à battre en retraite. 3 seront détruits par des cockstails molotov lancés par les nationalistes.

Le même jour, les Républicains du colonel Ildefonso Puigdendolas lancent une attaque contre Illescas mais celle-ci échoue et Puigdendolas est tué.

Analyse et conséquences[modifier | modifier le code]

L'offensive a échoué car l'infanterie espagnole n'avait pas été formée pour des opérations offensives avec des blindés. Toutefois ces derniers s'avèrent efficace puisque 11 chenillettes nationalistes L3/33 furent détruites. Un escadron de bombardiers soviétiques Tupolev SB lance également un raid contre Séville tenue par les nationalistes. En raison du soutien logistique de l'URSS, le Troisième Reich augmenta son aide aux nationalistes et organisa la légion Condor.

Les nationalistes reprirent leur offensive, Getafe (13 km au sud de Madrid) tombe le 4 novembre et le 8 novembre commence le siège de Madrid.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [1] (en espagnol)

Sources[modifier | modifier le code]