Antonín Panenka

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Antonín Panenka
Antonin-panenka.jpg
Biographie
Nom Antonín Panenka
Nationalité Drapeau : République tchèque Tchèque
Naissance 2 décembre 1948 (66 ans)
Lieu Prague, Tchécoslovaquie
Taille 1,78 m (5 10)
Période pro. 1968-1985
Poste Milieu de terrain
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1968-1981 Drapeau : Tchécoslovaquie Bohemians Prague 678 (318)
1981-1985 Drapeau : Autriche Rapid Vienne 127 (63)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1973-1982 Drapeau : Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie 59 (17)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Antonín Panenka, né le 2 décembre 1948 à Prague, est un ancien footballeur international tchécoslovaque. Il doit sa notoriété à une façon particulière de tirer les penaltys, un style en douceur auquel il a donné son nom, la Panenka.

Aujourd'hui, Antonín Panenka est le président des Bohemians Prague.

Carrière[modifier | modifier le code]

Antonín Panenka est entré en 1957, à l'âge de 9 ans, aux Bohemians Prague.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Particularité[modifier | modifier le code]

Antonin Panenka est connu pour avoir laissé son nom à une technique particulière pour tirer les penaltys. Au lieu de frapper en force, il frappe doucement le ballon du cou de pied, lequel trompe le gardien si celui-ci a plongé trop vite. Son geste est devenu célèbre au soir de la finale de la Coupe d'Europe des Nations, où la Tchécoslovaquie battait la R.F.A. aux tirs aux buts. Antonin Panenka était le dernier tireur.

Au cours de sa carrière, Panenka a tiré de nombreux penaltys. Il ne les tirait pas tous à sa façon et au fur et à mesure que sa réputation franchissait les frontières, il choisissait de les tirer de manière plus conventionnelle. Lors du premier tour de la Coupe du Monde 1982, il inscrit sur des penaltys « normaux » les deux buts de son équipe contre le Koweït (1-1) et contre la France (1-1). Sa manière de tirer les penaltys a depuis fait de nombreux émules. Son échec le plus connu est celui du 10 avril 1985, à Vienne, lors du match aller de la demi-finale de Coupe des vainqueurs de Coupes contre le Dinamo de Moscou. Panenka a raté un penalty à la 65ème minute de jeu. Tiré de manière "conventionnelle" le tir a été paré par le gardien russe Alexei Prudnikov[1]. Selon ses dires, le joueur n'a jamais raté une de ses Panenka en match officiel[2].

Émules[modifier | modifier le code]

De nombreux joueurs ont par la suite tenté de frapper leur penalty à la Panenka. Avec plus ou moins de réussite...

Panenka manquées[modifier | modifier le code]

  • En 1/32ème de finale de la Coupe de France 1989, Éric Cantona, de passage à Bordeaux, tente une Panenka lors de la série de tirs au but face à l'AS Beauvais Oise. Le gardien beauvaisien, Eddy Caullery, est pris à contre pied, il s'élance à l'opposé du ballon. Cependant Eric Cantona n'a pas suffisamment appuyé son geste, et le portier se relève instantanément puis plonge de nouveau vers le ballon. Il exécute une parade salvatrice sur sa ligne de but.
  • Cette mésaventure arrivera également à Youssouf Hadji face à Rémy Vercoutre à la 45ème minute du match (ASNL)-(OL) suite à une faute commise sur l'international Marocain.

Panenka réussies[modifier | modifier le code]

  • 27 sept. 2009 - Le Marocain Youssouf Hadji a signé un très joli doublé avec Nancy ... Youssouf Hadji a tenté et réussi une "Panenka" face à Teddy Richert
  • Le 06 décembre 2014 lors de la 17ème journée de Ligue 1 Française, les équipes de Nice et de Caen se rencontrent. Et alors que Caen mène 2 à 1, le niçois Alassane Pléa est légèrement accroché par Lenny Nangis dans la surface de réparation. Éric Bauthéac transforme le pénalty en trompant Rémy Vercoutre d’une Panenka plein axe qui ramene les deux équipes à égalité (2-2, 63è minute). Nice emportera finalement la rencontre par 3 buts à 2.[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source: hebdomadaire soviétique "Futbol-Hokkeï", n°15 du 14.4.1985.
  2. Source: L'Équipe du 30 juin 2012, page 12
  3. « Nice avec les tripes », sur sport24.lefigaro.fr,‎ 06 décembre 2014 (consulté le 18 décembre 2014)