Delly

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Delly est le nom de plume conjoint d'un frère et d'une sœur, Jeanne-Marie Petitjean de La Rosière, née à Avignon en 1875, et Frédéric Petitjean de La Rosière, né à Vannes en 1876, auteurs de romans d'amour populaires.

Les romans de Delly, peu connus des lecteurs actuels et ignorés par le monde universitaire, furent extrêmement populaires entre 1910 et 1950, et comptèrent parmi les plus grands succès de l'édition mondiale à cette époque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeanne-Marie et Frédéric sont les enfants d'un militaire, Ernest Petijean, et de sa femme, née Charlotte Gaultier de La Rosière. Ils passèrent leur enfance à Vannes avant de déménager à Versailles, après la retraite de leur père.

Marie, jeune fille rêveuse qui consacra toute sa vie à l'écriture, a été à l'origine d'une œuvre surabondante dont la publication commence en 1903 avec Dans les ruines. La contribution de Frédéric est moins connue dans l'écriture que dans la gestion habile des contrats d'édition, plusieurs maisons se partageant cet auteur qui connaissait systématiquement le succès. Le rythme de parution, de plusieurs romans par an jusqu'en 1925, et les très bons chiffres de ventes assurèrent à la fratrie des revenus confortables. Ils n'empêchèrent pas les deux auteurs de vivre dans une parfaite discrétion, jusqu'à rester inconnus du grand public et de la critique.

L'identité de Delly ne fut en fait révélée qu'à la mort de Marie en 1947, deux ans avant celle de son frère. Ils sont enterrés au cimetière Notre-Dame de Versailles.

Marie et Frédéric Petijean lèguent une partie de leur fortune et tous leurs manuscrits à la Société des gens de lettres pour aider les écrivains malades ou nécessiteux. Une salle de l'hôtel de Massa, siège de la SGDL, porte le nom de salle Delly.

L'archétype du roman populaire[modifier | modifier le code]

Delly a été considéré comme l'archétype de l'auteur de romans populaires ou encore de romans de gare, en l'occurrence sentimentaux. Le style a été critiqué comme plat et répétitif, avec des intrigues construites sur un modèle immuable, manichéen : l'opposition entre une protagoniste symbolisant la pureté et d'autres personnages cherchant à contrecarrer sa quête d'un amour parfait. Toute l'œuvre est empreinte d'une structure sociale et d'une moralité qui restent celles du début du siècle, se refusant aux bouleversements de l'époque dans laquelle vit Delly. Les auteurs sont également une des cibles de Louis-Ferdinand Céline dans ses Entretiens avec le professeur Y.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

1. Ourida
2. L'orgueil dompté
3. L'ondine de Capdeuilles
4. Salvadore Falnerra
5. Le Roi des Andes
6. Le rubis de l'émir
7. Des plaintes dans la nuit
8. La louve dévorante
9. La villa des serpents
10. Laquelle ?
11. Orietta
12. Les Seigneurs loups
13. Anita
14. L'enfant mystérieuse
15. Le repaire des fauves
16. La Colombe de Rudsay Manor
17. Sainte-Nitouche
18. Fille de Chouans
19. Gwen, princesse d'Orient
20. Le Mystère de Ker-Even Tome 1
21. Le Mystère de Ker-Even Tome 2
22. Aélys aux cheveux d'or
23. Lysis
24. Le Roi de Kidji
25. Elfrida Norsten
26. Le testament de M D'Erquoy
27. Le feu sous la glace
28. L'orpheline de Ti Carrec
29. La lampe ardente
30. Annonciade
31. Sous l’œil des Brahmes Tome 1
32. Bérengère, fille de roi
33. Ma robe couleur du temps
34. Le roseau brisé
35.Un amour de prince
36. Le marquis de Carabas
37. Une mésalliance
38. Le drame de l'étang aux biches
39. Ahélia, fille des Indes (suite du 27)
40. Pour l'amour d'Ourida
41. La biche au bois
42. L'accusatrice
43. La fée de Kermoal
44. L'illusion orgueilleuse
45. La jeune fille emmurée
46. Gilles de Cesbres
47. Hoëlle aux yeux pers
48. Les deux fraternités
49. Le sceau de Satan
50. Le sphinx d'émeraude
51. L'enfant mystérieuse Tome 1
52. L'enfant mystérieuse Tome 2
53. Les ombres
54. La rose qui tue
55. Sous l’œil des Brahmes Tome 2
56. Sous l’œil des Brahmes Tome 3
57. Le candélabre du temple
58. La chatte blanche
59. Les heures de la vie
60. Les Hiboux des Roches-Rouges
61. Le Secret de la Luzette
62. Dans les Ruines
63. L'Exilée
64. Une Femme supérieure
65. Magali
66. La Maison des Rossignols.

Sources[modifier | modifier le code]

  • C'était la vie en rose, Marie Guérin, Dominique Paulvé, éd. Hors-Collection, 2007
  • Delly: Marie Petitjean-de la Rosière, Avignon 1875-Versailles 1947 : bibliographie critique par Daniel Fromont, publiée pour le centenaire de la parution du premier roman de Delly en 1903.
  • Julia Bettinotti, Guimauve et Fleur d'Oranger, Nuit Blanche, 2005
  • Dominique Paulvé, Marie Guérin Le roman du roman rose, J.-C. Lattès, 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]