9e Panzerdivision SS Hohenstaufen

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9e Panzerdivision SS Hohenstaufen
Image illustrative de l'article 9e Panzerdivision SS Hohenstaufen

Période 1943Mai 1945
Pays Flag of German Reich (1935–1945).svg Allemagne
Branche Schutzstaffel SS.svg Waffen-SS
Type Division Panzer SS
Ancienne dénomination SS-Panzergrenadier-Division 9
SS-Panzergrenadier-Division 9 Hohenstaufen
Guerres Seconde Guerre mondiale
Commandant Liste des commandants successifs

La 9e Panzerdivision SS Hohenstaufen est une des trente-huit divisions de Waffen-SS qui fut active sur les fronts Est et Ouest durant la Seconde Guerre mondiale.

Historique[modifier | modifier le code]

La division Hohenstaufen fut formée, comme sa division sœur la division Frundsberg, en France en février 1943, comme SS-Panzergrenadier-Division 9, les deux divisions formant le II SS Panzerkorps.

La division est assemblée à Mailly le Camp, près de Châlons/Marne, reçoit le nom de Hohenstaufen et devient en octobre 1943 la 9e Panzer Division[1].

Elle est envoyée en Yougoslavie pour participer aux actions anti-partisans. En novembre 1943, la division libère un bataillon de la SS Polizei Regiment 19 assiégé à Novo Mesto, en Slovénie, par les partisans[2].

Les deux divisions furent engagées, la première fois sur Tarnopol à la fin de mars 1944, pour aider à rompre l'encerclement de la 1re Panzerarmee. Elles subirent durant l'opération de fortes pertes et durent être mises au repos dès la fin avril.
Après Tarnopol, la division, très éprouvée, fut tenue en réserve en Ukraine pour la Heeresgruppe Nordukraine, jusqu'en juin.

Le réseau Éleuthère a fait un travail de chasse et de renseignement[3]. Le résultat du bombardement du 5 mai 1944 est résumé ci-dessous.

« Reconstituée et regroupée dans la région de Mailly Arcis-sur-Aube, la division devait être acheminée sur le front de l'est grâce à 60 rames de 50 wagons. Grâce à des informations précises fournies Londres par le réseau de résistance Éleuthère, animé notamment par les commandants Hubert de Lagarde et Pierre Nord, l'aviation alliée mena dans la nuit du du 4 au 5 mai 1944 une attaque de grand style sur les emplacements où étaient massés les différents éléments de cette division. Au prix de 35 appareils abattus par la Flak, 400 chars furent détruits ou incendiés, 10 à 12 000 hommes tués ou mis hors de combat, sans compter les camions et véhicules. »

— Historique IXe Panzer Hohenstauffen

Il convient de préciser qu'un grand nombre de véhicules automobiles, lourds ou blindés ont été détruits dans la nuit du 4 au 5 mai 1944.

« Un échelon précurseur avait quitté Mailly le 30 avril à destination de Soissons. Cet échelon, qui comportait environ 60 chars, est tout ce qui reste de la grande unité en question. »

— Nord 1966, p. 134

Utilisés comme réserve, les débris de cette division furent envoyés le 12 juin, pour lutter contre le débarquement des forces alliées en Normandie. Retardée par les attaques de l'aviation alliée, la division ne fut engagée finalement que le 26 juin, pour lutter contre les Britanniques lors de l'opération Epsom aux côtés de la «Frundsberg» et de la «Hitlerjugend». La division Hohenstaufen s'illustra autour de la cote 112, bloquant toute avance britannique vers Caen. Puis elle contribua ensuite à maintenir ouvert l'étroit corridor de la poche de Falaise.

Elle mena ensuite quelques actions de retardement en Belgique, durant le mois de septembre 1944. Très diminuée, elle fut reconstituée dans la région d'Arnhem. Elle s'opposa aux troupes américano-britanniques aéroportées engagées dans l'opération Market Garden. Cette intervention, en particulier celle du SS-Aufklärungs-Abteilung 9, provoqua l'échec partiel de l'opération, empêchant Montgomery de franchir le Rhin dès 1944.

Elle participa ensuite à l'Opération Wacht am Rhein, puis combattit jusqu'à la fin de la guerre face aux troupes soviétiques, en Hongrie.[réf. nécessaire]

En mai 1945, une partie de ses effectifs se rendit aux Américains en Autriche. Peu d'entre eux revirent leurs familles[4].

Désignations successives[modifier | modifier le code]

  • Février 1943 : SS-Panzergrenadier-Division 9
  • Mars 1943 : SS-Panzergrenadier-Division 9 Hohenstaufen
  • Octobre 1943 : 9. SS-Panzer-Division Hohenstaufen

Ordre de bataille le 1er juillet 1944[5][modifier | modifier le code]

Commandant : SS-Brigadeführer Thomas Müller, surnommé Thomas Zigaren Müller.

  • SS-Panzergrenadier Regiment 19 (SS-Obersturmbannführer Emil Zollhöfer)
  • SS-Panzergrenadier Regiment 20 (SS-Sturmbannführer R. Gruber)
  • SS-Panzer Regiment 9 (SS-Obersturmbannführer Otto Meyer)
  • SS-Panzer Artillerie Regiment 9 (SS-Obersturmbannführer Wiehle)
  • SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 (SS-Hauptsturmführer Victor Gräbner)
  • SS-Panzerjäger-Abteilung 9
  • SS-Flak-Abteilung 9 (SS-Sturmbannführer Loeniker)
  • SS-Panzer-Pioneer-Abteilung 9 (SS-Sturmbannführer P. Monich)
  • SS-Panzer-Nachrichten-Abteilung 9
  • SS-Sturmgeschütz-Abteilung 9
  • SS-Beoachtungs-Batterie 9
  • SS-Nachschubtruppen 9
  • SS-Sanitäts-Kompanien 9

Liste des commandants successifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historica - 1944 Les Panzers T2
  2. Polizeiregiment 19 (181. Bataillon), 9. Kompanie sur forum-der-wehrmacht.de
  3. Nord 1965, p. 20-21 et Nord 1966, p. 115-134
  4. Sources: Fürbringer, La Hohenstaufen, Éditions Heimdal - p. 529).
  5. Georges Bernage, La Cote 112, Heimdal, Bayeux, 2008

http://www.sspanzerjaeger.net http://de.wikipedia.org http://www.felgrau.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]