Mila (Algérie)

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Mila ميلة ⵎⵉⵍⴰ
Mila (Algérie)
Vue sur la ville.
Noms
Nom arabe ميلة
Nom berbère ⵎⵉⵍⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Mila
(chef-lieu)
Daïra Mila
(chef-lieu)
Président de l'APC Maatouk
11/2012 jusqu'au 11/2017
Code postal 43000
Code ONS 4301
Démographie
Population 69 052 hab. (2008[1])
Densité 532 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 27′ 00″ nord, 6° 16′ 00″ est
Altitude 486 m
Min. 155 m
Max. 1 040 m
Superficie 129,89 km2
Localisation
Localisation de Mila  ميلة  ⵎⵉⵍⴰ
Localisation de la commune dans la wilaya de Mila.

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Mila ميلة ⵎⵉⵍⴰ

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Mila ميلة ⵎⵉⵍⴰ

Mila (prononcé [mi.la]), (en arabe : ميلة), est une ville dans le nord est de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom, situé sur un petit affluent du Rhummel à 464 m d'altitude et dominée par la montagne de Marechou.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Connue dans l'histoire sous différent noms,La mémoire écrite lui en retient entre autres ceux de Milev, Mulium, Molium, Médius, Milo ou Mila. et encore Miraeon, et  Μιραίον (Grec Ancien).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Mila est situé à l'Est de la wilaya de Mila.

Communes limitrophes de Mila
Zeghaia Sidi Merouane Grarem Gouga
Oued Endja Mila Messaoud Boudjriou (Constantine)
Ahmed Rachedi Sidi Khelifa Ain Tine

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La vieille ville, la médina est entourée d'un rempart byzantin.

La ville française, village colonial carré construit à l'ouest de la vieille ville.

Sennaoua, ancienne mechta située à moins de 2 km au sud de la ville française, elle est devenue un quartier de la ville.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1884 1892 1897 1902 1987 1998 2008
6 6657 1677 7308 02340 32759 95969 052
(Source : recensement [2],[3],[4],[5],[6],[7])

Histoire[modifier | modifier le code]

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Bab el Bled au vieux Mila

Fondation et domination romaine[modifier | modifier le code]

selon certains historiens, La fondation de la ville de Mila remonte au 3e siècle de l’ère chrétienne ; elle aurait été fondée en 256 après-JC, Elle fut l’un des quatre grands castellums qui assuraient la protection de Cirta Régina (Constantine) aux côtés de Rusicade (Skikda), Chulu (Collo) et Cuissilium (Djemila).

Mila fut une ville importante dans l'antiquité, elle s'appelait Milev. Avec Cirta, Chullu, et Rusicade, elle formait une confédération, dite des Quatre colonies, dont le territoire était très vaste.

Vers 360 elle eut pour évêque Saint Optat, auteur d'un traité célèbre contre les Donatistes, fort nombreux à cette époque en Afrique.

Au 6e siècle, lors de la guerre contre les Vandales, Mila fut conquise par Bélisaire sous l’empire de Justinien, ce grand bâtisseur qui y construisit de grands monuments à pierres taillées dans les montagnes environnantes, des aqueducs et de vastes jardins apparurent. La ville est d’ailleurs jusqu’à présent clairsemée de jardins, la cité conserve encore les pans de murs ou de colonnes de la vieille cité romaine.

Milev fut affublée de épithète de «Reine des céréales et du lait ».

La christianisation de la région s’est faite à grande échelle après la défaite des Vandales par les Byzantins, cette présence Byzantine a duré jusqu’en 674. Léon l’africain, ce géographe arabe du 16e siècle, parle du mur qui entoure Mila et qui fut également le siège de deux conciles chrétiens tenus en août 402 et octobre 416 dont le dernier en a été tenus par Saint Augustin.

L’avènement de l'islam[modifier | modifier le code]

En 675, la ville cède au règne oumayade avec l’avènement de Abu al-Muhajir Dinar. ce dernier, et dans plusieurs références historique, fut mentionnée comme le premier gouverneur arabe de la ville, par la suite la mosquée de Sidi Ghanem fut construite, et a été désignée comme première mosquée en Algérie, et abrite également Dar El imara (la maison de commande) selon l'historien géographe, Abu Ubayd-Allah Abd Al-Bakr.

Peu après la ville a été gouverné par un certain  Emir Abd al-Rahman ibn Habib / Masal ibn Hammad, comme Wali, celui-ci était le petit-fils de fameux Uqba ibn al-Nāf, qui a gouverné le Maghreb entre 744/754, après son retour d'Espagne, où il s'était réfugié après la désastreuse bataille de Tanger. En 904, elle fut reprise par les Berbères Kotoma aux Aghlabides qui l'occupaient.

Au 11e siècle, El bakri, décrit la population de Mila comme population multi-ethnique, majoritairement berbère, romaine et arabe.

Sous l'Empire Ottomane[modifier | modifier le code]

Jusqu'au 19e siècle, Mila était la plus grande colonie des Koulouglis dans le Beylik de l’est algérien "le Constantinois", la population composé toujours des Berbères et Arabes, mais la trace romaine avait disparaît, remplacé par les Turcs. La ville recèle d’énormes trésors en poteries, monnaies, statuts et autres vestiges révélant une histoire riche.

Colonisation fraçaise[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la ville comptait 8 000 habitants, dont 400 Européens, les Français avaient construit une nouvelle ville, environ 2 km à l'ouest du vieux Mila, sur l'actuelle Route Nationale 79, des vergers séparant l'ancienne ville de la nouvelle. Des bâtisses au style colonial forment un carré, on y trouve au centre, un jardin public où des arbres centenaires sont le refuge des cigognes, des allées, des fleurs de toutes sortes. En 1958 Mila comptait 15020 habitants.

Durant la Guerre d'Algérie, la région de l'est entourant Mila, Jijel, Collo et Constantine était le théâtre de très nombreuses batailles et actions contre l'Armée française. Parmi les dirigeants de la révolution algérienne, plusieurs étaient originaires de Mila et sa région, comme Abdelhafid Boussouf et Lakhdar Bentobal.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Mila fut la patrie du grand évêque anti-donatiste Optat de Milève.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville possède une vieille casbah toujours ceinte d’une muraille byzantine qui remonte au VIe siècle[8], elle est classée patrimoine protégé par le ministère de la Culture algérien[9].

La ville renferme également de nombreux monuments historiques tels que "Ain Lebled" qui remonte à l'époque romaine, et la mosquée omeyyade de Sidi Ghanem, construite en l'an 59 de l'Hégire par Abu Muhajir Dinar, l'un des compagnons du Prophète Mahomet et qui était auparavant une église byzantine[9].

Annexes[modifier | modifier le code]

Référence et Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Mila : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. (en) Population de Chelghoum Laïd(World Gazetteer)
  3. (en) the People's Democratic Republic of Algeria - Mila(Geohive)
  4. Tableau général ... des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) : avec indication du chiffre de la population et de la superficie / Gouvernement général de l'Algérie, Direction générale des affaires civiles et financières - 1884, p.65
  5. Tableau général ... des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) : avec indication du chiffre de la population et de la superficie / Gouvernement général de l'Algérie, Direction générale des affaires civiles et financières - 1892, p.169
  6. Tableau général ... des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) : avec indication du chiffre de la population et de la superficie / Gouvernement général de l'Algérie, Direction générale des affaires civiles et financières - 1897, p.132
  7. Tableau général ... des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) : avec indication du chiffre de la population et de la superficie / Gouvernement général de l'Algérie, Direction générale des affaires civiles et financières - 1902, p.143
  8. Daniel Babo, Algérie, Éditions le Sureau, coll. « Des hommes et des lieux » (ISBN 978-2-911328-25-1), p. 100
  9. a et b Mila: Affluence à la Mosquée Sidi Ghanem, Le Midi Libre du 21/05/2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Wilaya de Mila

Liens externes[modifier | modifier le code]