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Aïn Defla

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Aïn Defla
Aïn Defla
Aïn Defla
Noms
Nom arabe عين دفلة - عين الدفلى
Nom amazigh ⵄⵉⵏ ⴷⴼⵍⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Titteri
Wilaya Aïn Defla
Daïra Aïn Defla
Code postal 44000
Code ONS 4401
Démographie
Population 65 453 hab. (2008[1])
Densité 761 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 15′ 55″ nord, 1° 58′ 13″ est
Superficie 86 km2
Localisation
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Aïn Defla
Géolocalisation sur la carte : Algérie
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Aïn Defla
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Aïn Defla

Aïn Defla (en arabe : عين الدفلى, en tamazight : ⵄⵉⵏ ⴷⴼⵍⴰ) est une commune du nord de l'Algérie, dans la wilaya du même nom. C'est aussi le nom de la localité, anciennement Oppidum Novum à l'époque romaine puis Duperré à l'époque française, située à 140 km au sud-ouest d'Alger, chef-lieu de la commune et de la wilaya.

« Aïn Defla », veut dire : « source des Lauriers-roses »[2], mot arabe prononcé par les habitants de la région du nom d'une source située au niveau du mont Doui : Elle était appelée « Duperré », par les Français lors de la période coloniale, en souvenir de l'amiral Duperré[3].

Géographie

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La ville est située dans un rétrécissement de la vallée du Chellif, entre la Dahra au nord et le Djebel Doui (1 000 m) qui annonce le massif de l'Ouarsenis au sud.

Topographie

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La topographie dans les 3 kilomètres entourant Aïn Defla présente des variations considérables de l'altitude, avec une variation de l'altitude de 619 mètres maximum et une altitude moyenne au-dessus du niveau de la mer de 345 mètres. Dans les 16 kilomètres, présente également des variations considérables de l'altitude (913 mètres). Dans les 80 kilomètres, variations considérables de l'altitude (1 969 mètres).

Le territoire se caractérise également, en termes de terres cultivées, par sa division en trois zones comme suit :

  1. Rayon de 3 kilomètres par des terres cultivées (51 %) et des surfaces artificielles (28 %),
  2. Rayon de 16 kilomètres par des terres cultivées (70 %) et des buissons (11 %)
  3. Rayon de 80 kilomètres par des terres cultivées (38 %) et de l'eau (25 %)[4].

Localisation

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Communes limitrophes de Aïn Defla
El Amra Mekhatria Arib
Rouina Aïn Defla Arib
Bourached Djelida Djelida

Le climat d'Aïn Defla se caractérise généralement par des étés courts, très chauds et secs, avec un ciel généralement dégagé, tandis que les hivers sont longs, froids et partiellement nuageux. Les températures annuelles oscillent généralement entre 6 et 35 degrés Celsius, descendant rarement en dessous de 2 degrés ou dépassant 39 degrés[4].

Période romaine

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Le territoire d'Aïn-Defla a connu la présence romaine, attestée par les vestiges de l'Oppidum Novum [5].

Période médiévale islamique

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Durant la période musulmane, un lieu-dit « el Khadra » ou littéralement « la Verte »[6], probablement situé sur la rive gauche de la rivière du Chélif, à 2 ou 3 km de la rencontre de l'Oued Hereeza avec le Chélif

Époque coloniale française

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un lieu de passage de l'ouest vers l'est et un lieu de rencontre entre les habitants des montagnes environnantes La ville actuelle est un centre créé en 1857 près d’Orléansville dans le département d’Alger. Le village reçoit le nom de Duperré en hommage à l'amiral Guy-Victor Duperré (1775-1846), commandant la flotte lors de la conquête.

Cette région au relief accidenté, qui était réputée instable et dangereuse par les Français pendant la Guerre d'Algérie, avait pour cela été déclarée Zone interdite.

Période de l'Algérie Indépendante

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Guerre civile algérienne Bataille d'Aïn Defla

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Dans les années 1990, la même région était un fief du Groupe islamique armé (GIA)[7]. Le relief accidenté et montagneux permit aux islamistes d'échapper à la répression des forces de sécurité et de constituer des maquis d'où ils pouvaient commettre des attentats contre les forces de l'ordre et les civils. L'armée, dirigée par les généraux Mohamed Lamari et Khaled Nezzar, décida de planifier une vaste contre offensive dans les maquis d'Ain Defla pour reprendre le contrôle d'une zone qui échappait au gouvernement depuis plus de 3 ans. L'opération militaire de reconquête commença le 25 mars 1995 et mobilisa plus de 10 000 soldats. Elle dura plus de 3 jours avec d'intenses pilonnages d'artillerie et de bombardements aériens de plusieurs zones montagneuses d'Aïn Defla.

Elle se solda par un important succès pour l'État algérien avec la mort de plus de 800 islamistes et la reprise en main par les forces de sécurité de fiefs tenus par les groupes armés du GIA et de l'AIS.

Administration

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Centre de colonisation créé par décret du 6 septembre 1857, au lieu dit Aïn Defla, érigé en commune de plein exercice par décret du 5 septembre 1859[8].La commune est rattachée au département d'Orléansville en 1956 [9].

Drapeau de la France Rezé (France) depuis 1985

Personnalités liées à la ville

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Notes et références

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  1. « Wilaya d'Aïn Defla : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. France Délégation générale en Algérie, Algerian Documents, Editions Arts et métiers graphiques., (lire en ligne)
  3. Jean Stouff, « Toponymies changeantes en Algérie au temps de la colonisation et après », sur Biblioweb, (consulté le )
  4. a et b https://fr.weatherspark.com/y/45837/M%C3%A9t%C3%A9o-moyenne-%C3%A0-A%C3%AFn-Defla-Alg%C3%A9rie-tout-au-long-de-l'ann%C3%A9e
  5. Jérôme Carcopino, « Note sur les fouilles de M. Raymond Bloch, près de Wattignies (province d'Alger) », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 83, no 4,‎ , p. 368–370 (DOI 10.3406/crai.1939.77206, lire en ligne, consulté le )
  6. Louis Piesse, Itinéraire de l'Algérie, de la Tunisie et de Tanger, Hachette, (lire en ligne)
  7. « Au moins 11 soldats algériens tués par des islamistes », sur france24.com, (consulté le ).
  8. « Recherche géographique », sur anom.archivesnationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  9. « Recherche géographique », sur anom.archivesnationales.culture.gouv.fr (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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