Yvonne Choquet-Bruhat

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Yvonne Choquet-Bruhat
Description de cette image, également commentée ci-après

Yvonne Choquet-Bruhat à Oberwolfach en 2006.

Naissance (92 ans)
Lille (France)
Nationalité Française
Champs Physique, mathématiques
Institutions CNRS, Université Pierre-et-Marie-Curie
Formation École normale supérieure de jeunes filles
Directeur de thèse André Lichnerowicz
Distinctions Première femme membre de l'Académie des sciences française (1979)
Membre de l'American Academy of Arts and Sciences (1985)
Grand-croix de la Légion d'honneur (2015)
Grand-croix de l'ordre national du Mérite (2015)

Compléments

Fille de Georges Bruhat, sœur de François Bruhat, épouse de Gustave Choquet et mère de Daniel Choquet

Yvonne Choquet-Bruhat, née le 29 décembre 1923 à Lille, est une mathématicienne et physicienne française. Elle est la première femme à être élue à l'Académie des sciences française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Y. Choquet-Bruhat et G. Choquet à Berkeley en 1974.

Yvonne Bruhat, fille du professeur de physique à la faculté des sciences de Paris Georges Bruhat et de Marie Bruhat, professeur de philosophie[1], a pour frère le mathématicien François Bruhat. Elle fut tout d'abord connue sous le nom de Fourès-Bruhat puis après son second mariage, avec Gustave Choquet, sous le nom de Choquet-Bruhat.

Elle obtient le baccalauréat en 1941 et gagne le second prix de physique au concours général. De 1943 à 1946, elle est étudiante à l'École normale supérieure de Sèvres où elle a pour maîtres Georges Darmois, Jean Leray ou André Lichnerowicz, son futur directeur de thèse[2], et à la faculté des sciences de Paris. Elle est reçue première de sa promotion féminine à l'agrégation de mathématiques, ce qui lui permet d'enseigner à l'Ecole normale supérieure dès 1946, en pleine époque du groupe Bourbaki qui promeut des mathématiques pures, groupe dont elle ne fait pas partie. De 1949 à 1951, elle est assistante de recherche du Centre national de la recherche scientifique et à cette issue obtient son doctorat en sciences[1].

Elle passe les années 1951 et 1952 à l’Institute for Advanced Study de Princeton et rejoint l'année suivante la faculté des sciences de Marseille comme maître de conférences. En 1958, elle obtient la médaille d'argent du CNRS[1].

De 1959 à 1960, elle enseigne à l'École des sciences de Reims puis est nommé titulaire de la chaire de mécanique analytique et mécanique céleste de la faculté des sciences de Paris. Lors du démantèlement de la faculté des sciences en 1971, elle rejoint l'université Pierre-et-Marie-Curie de Paris[1], jusqu'à sa retraite en 1992.

Elle est élue correspondante de l'Académie des Sciences le 13 mars 1978 et devient ainsi la première femme élue membre le 14 mai 1979. De 1980 à 1983, elle est présidente du Comité international de relativité générale et gravitation. En 1985, elle est élue membre de l'American Academy of Arts and Sciences. Elle est conférencière Noether en 1986 et en 2006.

Elle est nommée Grand officier de la Légion d'honneur en 2008[3], puis grand-croix en 2015[4].

Travaux[modifier | modifier le code]

Elle est l'auteur de près de deux cents articles. Ses travaux ont des impacts en mathématiques, mais également en physique[5] et notamment en théorie de la relativité et hydrodynamique relativiste[6]. Certaines de ses découvertes sont utilisées dans les détecteurs d'ondes gravitationnelles que sont VIRGO et LIGO[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle se marie une première fois avec le mathématicien Léonce Fourès, et de cette union naît une fille, Michelle Fourès. Elle épouse en secondes noces le mathématicien et académicien des sciences Gustave Choquet, avec qui elle a deux enfants (Geneviève Kastylevsky-Choquet, et le biologiste et académicien des sciences Daniel Choquet)[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) « Yvonne Choquet-Bruhat », sur Contributions of 20th Century Women to Physics, Université de Californie à Los Angeles,‎ .
  2. a et b Elodie Courtejoie, « Yvonne Choquet-Bruhat, première femme à entrer l'Académie des sciences », émission sur Canal Académie, 3 juin 2012.
  3. Décret du 11 juillet 2008 publié au JO du 13 juillet 2008.
  4. « Décret du 13 juillet 2015 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier », sur Légifrance,‎ .
  5. (en) M. Flato, R. Kerner et A. Lichnerowicz, Physics on Manifolds: Proceedings of the International Colloquium in honour of Yvonne Choquet-Bruhat, Paris, June 3-5, 1992, Springer,‎ (lire en ligne).
  6. Y. Choquet-Bruhat, « Problème de Cauchy global en relativité générale », Séminaire Jean Leray sur les équations aux dérivées partielles, vol. 2,‎ 1969-1970, p. 1-7 (lire en ligne).
  7. Promotion du 14 juillet 2015 sur le site de la Légion d'honneur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Chronologie de la place des femmes dans les sciences en France