Y a-t-il un pilote dans l'avion ?

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Y a-t-il un pilote dans l'avion ?
Titre original Airplane!
Réalisation Jim Abrahams
David Zucker
Jerry Zucker
(ZAZ)
Scénario Jim Abrahams
David Zucker
Jerry Zucker
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Durée 85 minutes
Sortie 1980

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (Airplane!), est un comédie américaine sortie en 1980 et réalisée par les frères Zucker (David Zucker et Jerry Zucker) et Jim Abrahams au sein du collectif ZAZ.

Le film est une parodie très ressemblante du film catastrophe À l'heure zéro (1957) ainsi que d'autres films du même genre des années 1970 centrés sur les catastrophes aériennes, comme le film Airport (1970).

Le film a fait l'objet d'une suite, Y a-t-il enfin un pilote dans l'avion ? (1982), réalisée par un metteur en scène différent, où plusieurs des acteurs reprennent leur rôle.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ted Striker, un ancien pilote de chasse pendant la guerre, est un vétéran traumatisé devenu chauffeur de taxi. Ayant perdu son escadrille dans un raid désastreux, il se sent depuis coupable. En raison de sa peur pathologique de piloter et de son « problème de boisson » (il est incapable de prendre un verre sans se le renverser sur le visage), il n'a pas pu occuper d'emploi stable. Sa petite amie de guerre, Elaine Dickinson, désormais hôtesse de l'air, le quitte avant de prendre son service sur le vol de Los Angeles à Chicago.

Ted la suit à l'aéroport de Los Angeles, puis laisse sur place son taxi et le client qu'il conduisait pour acheter un billet d'avion sur le vol où Elaine se trouve, dans l'espoir de la convaincre de lui donner une dernière chance. Mais Elaine est inflexible : elle veut refaire sa vie à Chicago, et le rejette durant le vol.

Pendant le vol, Ted revit la guerre et son histoire d'amour avec Elaine en la racontant à plusieurs passagers, dans une série de flashbacks qui parodient des films tels que La Fièvre du samedi soir. Son histoire est tellement ennuyeuse et dépressive que ses interlocuteurs se suicident les uns après les autres... Mais, pendant ce temps, le vol tourne peu à peu à la catastrophe quand une intoxication alimentaire rend malades tous les passagers et membres de l'équipage qui ont consommé du poisson, en particulier le capitaine Oveur, le copilote Roger Murdock et le navigateur. L'avion se retrouve alors sans pilote.

Elaine, suivant par radio les instructions de Steve McCroskey, le contrôleur aérien de Chicago, branche le pilote automatique (qui s'avère être une poupée gonflable ressemblant au commandant de bord Oveur). Or, un passager épargné, le docteur Rumack, affirme à Elaine que l'avion doit atterrir de toute urgence à Chicago afin de soigner les malades. Ted, seul passager bien portant disposant d'une expérience de pilote d'avion, est donc prié par les hôtesses de l'air, en particulier Elaine, et le docteur Rumack d'assurer la manœuvre d'atterrissage. Mais Ted doute de ses capacités car il n'a piloté pendant la guerre que de petits appareils et a, depuis l'échec de sa mission, développé une phobie des avions.

À Chicago, McCroskey obtient l'aide de Rex Kramer, un pilote chevronné qui connait Ted (Striker a été son subordonné pendant la guerre) mais qui ne lui fait pas confiance. Malgré leur hostilité mutuelle, Kramer aide Ted à se calmer et à se familiariser avec les commandes complexes de l'avion moderne et de grande taille dans lequel il se trouve.

Cependant, à l'approche de l'aéroport, Ted Striker panique de nouveau et abandonne les commandes ; mais le docteur Rumack lui remonte le moral, lui assurant avoir connu l'un des hommes de son escadrille qui l'avait absous de toute culpabilité avant de mourir. Rasséréné, Ted revient dans le cockpit et pilote avec confiance l'appareil vers Chicago, passant en rase-motte malgré le brouillard. Il réussit un atterrissage en catastrophe, regagnant la confiance et l'amour d'Elaine et obtenant le respect de Kramer.

Les passagers ayant été évacués sains et saufs de l’appareil, le pilote automatique reprend les commandes et fait redémarrer l'avion, une compagne apparaissant à ses côtés sur le siège du copilote.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • En septembre 2011, Time Out London publie un top 100 des meilleurs films comédie ; le film se retrouve en 2e position[3].
  • Les trois metteurs en scène ainsi que plusieurs membres de leur famille apparaissent brièvement dans le film. David et Jerry Zucker sont les mécaniciens qui dirigent l'avion vers une salle d'attente; Jim Abrahams est une des prosélytes dans l'aéroport.

Parodies[modifier | modifier le code]

Le film lui-même est principalement une parodie du film À l'heure zéro, et s'inspire aussi de la série Airport. On retrouve les mêmes scènes et répliques dans le livre 714 appelle Vancouver.

On compte ainsi comme parodies diverses :

  • À l'heure zéro (1957) : Y a-t-il un pilote dans l'avion ? est presque intégralement inspiré de ce film. Le héros s'appelle Ted Stryker, sa femme, Elaine. Il est traumatisé d'avoir causé la mort de ses compagnons de guerre. Il rejoint Elaine dans un avion où la plupart des passagers et de l'équipage tombent malades après avoir mangé du poisson. Finalement, il prend les commandes de l'appareil et sauve tout le monde, retrouvant l'amour d'Elaine. Dans le film de 1957, on voit aussi le petit garçon qui se rend à la cabine de pilotage, le chef de la tour de contrôle qui devrait arrêter de fumer, etc.
  • Les Dents de la mer (1975) : dès le début du film, la musique des Dents de la mer se fait entendre, puis on voit la dérive d'un avion percer les nuages (comme un aileron de requin fendant la surface de l'eau) avant de filer vers le spectateur.
  • 0:11 : Depuis ton départ (1941) : un jeune militaire s'apprête à embarquer, embrassant une dernière fois sa fiancée. Le chef (de gare ?) vient le presser, puis l'avion décolle dans un bruit de train à vapeur, pendant que la fiancée court sur le tarmac en renversant les pylônes.
  • 0:18 : La Fièvre du samedi soir (1977) : Ted se souvient de sa première rencontre avec Elaine, au Magumba Bar. Ce soir-là, il avait dansé comme un dieu au son de Staying alive !
  • 0:21 : Crash Landing (1958) : le jeune garçon vient proposer un café à sa camarade qui l'invite à ses côtés. Elle aime le café noir, « … comme mes hommes », une chute qui ne figurait pas dans Crash Landing.
  • 0:22 : Tant qu'il y aura des hommes (1953) : Elaine se souvient de ce beau jour sur la plage, où Ted lui avait annoncé qu'il était appelé au combat. Ce passage a également de fortes similitudes avec le film Grease (1978), les amoureux courant sur la plage sur une musique romantique.
  • 0:30 : 747 en péril (1974) : Randy joue de la guitare pour distraire la petite Lisa, en attente d'une transplantation cardiaque.
  • 0:35 : Midnight Express (1978) : Le Commandant Oveur demande à Joey s'il a déjà visité une prison turque.
  • 0:56 : Pinocchio (1940) : lorsque le Dr Rumack explique aux passagers que tout va bien, son nez s'allonge de plus en plus, prouvant ainsi qu'il raconte des histoires.
  • 1:06 : Knute Rockne, All American (1940) : alors que Ted perd courage et lâche les commandes de l'avion, le Dr Rumack réussit à le motiver à nouveau en lui sortant la tirade de Knute Rockne (« les chances étaient contre nous là-haut, mais on y est allés… »), avec quelques adaptations.
  • 1:16 : Le Magicien d'Oz (1939) : alors que l'avion a bien du mal à atterrir sur la piste, Johnny continue à faire le guignol dans la tour de contrôle en se prenant pour Dorothy : « Tante Em, Oncle Henry ! Ça tournoie ! »
  • Quand Ted est pris de panique aux commandes de l'avion, on passe des vidéos d'archives sur des essais des premiers inventeurs de l'avion et hélicoptère, essais loin d'être encore au point.
  • À l'inverse, Y a-t-il un pilote dans l'avion ? a été parodié dans Scary Movie 3, où on peut voir Leslie Nielsen ouvrir une porte et dire : « I just want to wish you both good luck. We're all counting on you! » (« Je voulais juste vous souhaiter bonne chance, à tous les deux. Nous comptons tous sur vous ! » – dans la version française du film : « Encore merci et bonne chance, nous sommes avec vous. ») exactement comme le Docteur Rumack.

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

En France, le film fait 630 425 entrées à Paris en 10 semaines d'exploitation[4] pour un résultat global de 2 992 800 entrées dans le pays[5].

Critique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. Dans une scène avec un enfant, celui-ci le reconnaît en tant que le joueur de basketball Kareem Abdul-Jabbar, un célèbre joueur des Lakers de Los Angeles. Par ailleurs, dans la scène ou les personnels du cockpit sont malades et rendus inconscients, on le voit dans son uniforme de basketteur des Lakers.
  3. (en)100 best comedy movie
  4. http://www.boxofficestars.com/article-19472410.html
  5. http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=7429&affich=france

Liens externes[modifier | modifier le code]