Wim Duisenberg

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Wim Duisenberg
Wim Duisenberg en 2001.
Wim Duisenberg en .
Fonctions
Président de la Banque centrale européenne

(5 ans et 5 mois)
Vice-président Christian Noyer
Loukás Papadímos
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Jean-Claude Trichet
Président de la Banque des Pays-Bas

(15 ans 5 mois et 29 jours)
Prédécesseur Jelle Zijlstra
Successeur Nout Wellink
Ministre néerlandais des Finances

(4 ans 7 mois et 8 jours)
Premier ministre Joop den Uyl
Gouvernement Den Uyl
Prédécesseur Roelof Nelissen
Successeur Frans Andriessen
Biographie
Nom de naissance Willem Frederik Duisenberg
Date de naissance
Lieu de naissance Heerenveen (Pays-Bas)
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Faucon (France)
Nationalité Néerlandaise
Parti politique PvdA
Diplômé de Université de Groningue
Profession Banquier

Signature de Wim Duisenberg

Wim Duisenberg
Présidents de la Banque centrale européenne

Willem Frederik Duisenberg, dit Wim Duisenberg[1], né le à Heerenveen (Pays-Bas) et mort le à Faucon (France), est un homme politique et banquier néerlandais

Il est le premier président de la Banque centrale européenne. À ce titre, il œuvre à la mise en place de l'euro : c'est ainsi sa signature que l'on trouve sur les premiers billets en euros mis en circulation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un économiste en politique[modifier | modifier le code]

Né en province de Frise, Wim Duisenberg a obtenu un doctorat en économie à l’université de Groningue. Il a par la suite travaillé de 1966 à 1969 comme économiste au Fonds monétaire international (FMI) à Washington, D.C. (États-Unis).

En 1970, il devient professeur de macro-économie à l'université d'Amsterdam et se spécialise dans l'« inflation importée ». Il quitte ce poste lorsqu'il est nommé à la tête en 1973 du ministère des Finances par Joop den Uyl. En 1977, il est élu représentant à la seconde Chambre des États généraux mais quitte l'assemblée en 1978.

Un long parcours de banquier central[modifier | modifier le code]

De 1982 à 1997, comme président de la Banque centrale du Royaume des Pays-Bas, il se fait connaître à l'étranger par la promotion d'une politique monétaire rigoureuse et d'un Florin fort.

Le 30 juin 1997, il succède au baron belge Alexandre Lamfalussy à la tête de l'Institut monétaire européen, l'embryon de la Banque centrale européenne (BCE), au grand dam des Français qui avaient conclu un accord avec les Allemands : le siège de la BCE à Francfort contre un président issu du sérail français. Mais la France n'avait pas de candidat valable disponible.

Ainsi, du au , il gouverneur de la Banque centrale européenne. Un accord verbal conclu à sa nomination prévoyait qu’il céderait sa place au Français Jean-Claude Trichet en 2002, à la moitié de son mandat de huit ans. Mais le gouverneur de la Banque de France, énarque, était poursuivi dans l’affaire du Crédit lyonnais, et n’a accédé au poste qu’en 2003 après avoir été blanchi. À cette époque, Wim Duisenberg refuse officiellement de céder la place tant que Trichet est cité en justice : « Le travail dure huit ans. J’ai maintenant 62 ans et j’ai encore beaucoup de temps devant moi ». Lorsque l'affaire est résolue, il démissionne.

En 1999, il est devenu le cinquième destinataire du Prix de la Vision pour l'Europe. Duisenberg est un ancien membre du comité directeur du groupe Bilderberg[2].

Mort[modifier | modifier le code]

Wim Duisenberg est mort le 31 juillet 2005 dans sa villa de Faucon dans le sud de la France. Il a été retrouvé inanimé dans sa piscine. Alertés, les pompiers ne sont pas parvenus à le réanimer. Il s’agit d’une « mort naturelle due à une noyade suite à un problème cardiaque », indique le procureur de la République de Carpentras Jean-François Sanpieri.

Une branche de l'université d'Amsterdam a été renommée à son nom.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Signature de Wim Duisenberg sur un ancien billet de 5 euros.

Selon Jean-Claude Trichet, outre le néerlandais, il parlait parfaitement français, anglais et allemand. « Simplicité, imagination, sens de l’humour et grande gentillesse sont les mots qui définissent le mieux notre cher ami Wim[3]. ».

Wim Duisenberg a dit le à l’occasion de la fête donnée pour son départ :

« Tout compte fait, j'ai eu le privilège de contribuer à écrire l'histoire. Assumer la responsabilité de l'introduction d'une nouvelle monnaie est le rêve de tout banquier central, je pense. Un rêve qui, pour moi, est devenu réalité. Ce rêve ne se serait toutefois jamais réalisé sans votre soutien, votre engagement, votre volonté et vos efforts à tous. Je me sens particulièrement privilégié d’avoir pu travailler avec vous. Vous avez toutes les raisons du monde d’être fiers de ce que vous avez réalisé. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]