Fons Verplaetse

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Le vicomte Alfons Remi Emiel Verplaetse, dit Fons Verplaetse (né le à Zulte (province de Flandre-Orientale) et mort le à Bonheiden) était un économiste belge, gouverneur de la Banque nationale de Belgique de 1989 à 1999.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alfons Verplaetse est lié au village de Poupehan où il a une résidence et où il est surnommé le « banquier de là-haut »[1].

Il est licencié en sciences commerciales et consulaires à la KU Leuven [2],[3].

En 1953, Fons Verplaetse entre à la Banque nationale de Belgique au service Contrôle extérieur. En 1956, il est transféré au service Documentation et statistique du crédit. En 1965, il passe au service Information qui devient Études. Il devient senior économiste en 1980[2]. En 1981, il devient chef de cabinet adjoint (puis chef de cabinet en 1984) pour la politique sociale et économique auprès du Premier ministre belge Wilfried Martens[4]. Dès son arrivée au cabinet de Martens, il plaide pour une dévaluation de 10,10 % de la monnaie belge[5]. En 1982, une dévaluation de 8,5 % du franc belge est légiférée, avec l'objectif d'éradiquer les 10 % de handicap salarial du pays[1].

En , Fons Verplaetse devient directeur de la Banque nationale de Belgique, puis vice-gouverneur en , et gouverneur en [4]. Au titre de gouverneur de la Banque centrale, sa signature apparaît sur les billets de franc belge. En , il remplace Wim Duisenberg à la tête de la Banque des règlements internationaux[4]. En , son mandat de gouverneur de la Banque nationale de Belgique prend fin[2].

En 1990, il participe au groupe Bilderberg[6].

Au début des années 1990 éclate le scandale des « discussions secrètes de Poupehan » qui révèle les réunions secrètes tenues dès 1982 entre Houthuys, Martens, Hubert Detremmerie et Verplaetse dans sa résidence de Poupehan pour piloter la dévaluation du franc belge[1],[7]

En , il plaide pour l'« orthodoxie financière » au Congo face à l'inflation galopante qui touche le pays, les « promesses des élections » connaissant un lendemain difficile selon lui[8].

Mort[modifier | modifier le code]

Fons Verplaetse est mort de la maladie à coronavirus 2019 le [3],[9].

Mandats[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il fut élevé au rang de vicomte par le roi Albert II de Belgique[2] en 1999.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Henk Dheedene, Fons Verplaetse: "Une politique économique peut ne pas être démocratique", www.lecho.be, 20 janvier 2017 (consulté le 11 avril 2019)
  2. a b c d e f g et h Rapport 1999, www.nbb.be (consulté le 13 avril 2019)
  3. a et b Banque Nationale de Belgique, Communiqué de presse, « La Banque nationale a appris avec regret le décès de son gouverneur honoraire Fons Verplaetse », sur nbb.be, (consulté en 2020)
  4. a b et c Alfons Verplaetse, www.lesechos.fr, 12 mars 1997 (consulté le 11 avril 2019)
  5. Jean-Pierre Stroobants, Béatrice Delvaux, Les fantômes de Poupehan Libéraux et FDF veulent enquêter la nuit tombée, on jouait à dévluer au Bureau du Plan, www.lesoir.be, 17 septembre 1991 (consulté le 11 avril 2019)
  6. (en) 1990 Bilderberg Participant List, www.publicintelligence.com, 14 février 2010 (consulté le 13 avril 2019)
  7. Jo Cottenier, Kris Hertogen, Le temps travaille pour nous: militant syndical dans les années 1990 : crise, nouvelles technologies, internationalisation, Éditions Aden, 1991 ( (ISBN 9782872620586) p. 258-259
  8. Fons Verplaetse: gare aux promesses!, www.lalibre.be, 21 février 2006 (consulté le 11 avril 2019)
  9. (nl) « Eregouverneur Nationale Bank Fons Verplaetse overleden aan coronavirus », sur demorgen.be
  10. (en) Former functionaries of the BIS Board of Directors, www.bis.org (consulté le 13 avril 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles liés[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]